Département des Manuscrits > Celtique et basque

Celtique et basque 1. Recueil d'opuscules religieux formé de fragments de plusieurs manuscrits

foliotation : f. 22-29
QUATRIÈME SECTION

Présentation du contenu

Suite de la première section.

Ici reprend la première main.

15° f. 22 r° : Fin de l'« enseignement de Salomon » (n° 2).

16° f. 22 r°, col. 1 : « Défense de détruire et polluer l'église sainte » Urghaire malurta ocus eillnithe na heclaisi noimhe. Homélie sur le texte : Zelus dommus tuae comedit me « Ro-m-gabh et immo-do-theghdais, a-Dhé » (Psaume 68, v, 10).

17° f. 24 r°, col. 1 : « La Langue toujours nouvelle » In Tenga bithnua ; commence : Airdrig in domain « Grand roi du monde ». Traité signalé par M. Whitley Stokes (Livre de Lismore, fos 46-52 ; Egerton, 171, p. 44-65, etc.). Voir ci-dessus, Revue Celtique, t. XI, p. 241. M. Whitley Stokes nous apprend qu'il a trouvé aussi ce traité dans le ms. Philips 9754, f. 7 r°-9 r° et dans le manuscrit irlandais de Rennes, f. 69a-74a. La langue toujours nouvelle était celle de l'apôtre Philippe ; elle avait été coupée neuf fois, disait-on.

18° f. 27 v°, col. 2 : « Deux chagrins du royaume des cieux » Da brón flatha nimhe ; commence : Cid arand-aburter brón in nim « Pourquoi parle-t-on de chagrin au ciel ? » Il s'agit du chagrin d'Enoch et Elie. On trouve un fragment de ce texte dans le Lebar na h-Uidre, p. 17-18 ; il est complet dans le Livre de Leinster, p. 280-281 ; et dans le manuscrit du Collège de la Trinité de Dublin, coté H. 2., 16, col. 770-772 ; enfin Todd l'a signalé dans le Livre de Fermoy, fol 72 v° (Proceedings of the royal Irish Academy, vol. 1, part. 1, p. 31). A la fin de ce morceau, f. 28 r°, col. 2, on trouve la note suivante : Is mi-si Uildiam mac an Lega dosgribh so, ut bona moirte peribit, ailim thu a Dhia, « C'est moi William mac an Lega qui ai écrit ceci afin de mourir d'une bonne mort, je t'en prie, ô Dieu ! ».

19° f. 28 v°, col. 1 : Fosc[él] ar bannsgail « Historiette concernant une femmme. » Il s'agit d'une femme qui se confessa à un saint moine ; commence Araile bannscál dodeachaidh do-thabairt a-choibhsen di-araile manach nóebdhiadha : « Une certaine femme alla donner sa confession à un autre moine saintement pieux. ».

20° f. 28 v°, col. 2 : Scel inna lenamh, « Histoire des enfants. » Légende de l'enfant juif ; commence : Fechtus n-aen dia rabhadar da-lenab a comchluiche « Une fois deux enfants jouaient ensemble. » Publié par H. Gaidoz, Mélusine, t. IV, col. 39-41, avec traduction et bibliographie ; cf. Whitley Stokes, Lives of Saints from the Book of Lismore, p. XX-XXII.

21° f. 29 r°, col. 1 : Histoire d'un enfant qui, tombé dans un trou d'eau profond de trois brasses ne se noya pas grâce à la vierge Marie. Début : Fechtus aili dono i-sna-titibh tháir robói ben ocus a-mac in a-farrad « Une autre fois donc dans les pays d'orient était une femme et son fils avec elle. » Le titre commence par les mots Fosc[él] annso.

22° f. 29 v°, col. 1 : Récit légendaire sur saint Brendan, intitulé : Fosc[él] ar Brenainn, « Historiette sur Brendan » ; commence : Luid Brénainn do-thabairt anma a-mathar a hifern « Brendan alla tirer d'enfer l'âme de sa mère. ».

23° f. 29 v°, col. 2 : Comrad ar-in aine « Discours sur le jeûne ». Commence : Is-si seo in chus im-an-dénait na dáne in-áine « Voici la cause pour laquelle les hommes pratiquent le jeûne [du vendredi]. Publié avec la traduction et bibliographie par H. Gaidoz, Mélusine, t. IV, col. 133-135.

Au bas, on lit la note suivante : Uilliam mc an-Legha, qui sgribhsit, ut bona morte peribit.