Collection Charles Cros

Phonographes à cylindre PathéLe Céleste - Je chante haut et clair

Description :

Matériaux : coffrage en bois, mécanisme en métal et caoutchouc sur socle en fonte, courroie en cuir.

Fabricant et détenteur de la marque : Compagnie générale des Phonographes, Cinématographes et Appareils de précision.

Supports : cylindres de cire de type "Céleste" (127mm de diamètre par 210 à 260mm de long) ou de type "Stentor" (127mm de diamètre par 110mm de long).

Formats : Les cylindres de type "Céleste" ont eu deux formats.

  • Le premier, de 1900 à 1905 permet un enregistrement de 2 minutes 30. Les cylindres "Céleste" enregistrés sous ce format sont en cire de couleur marron.
  • Le second, produit uniquement en 1905, permet un enregistrement de 5 minutes 30. Les cylindres "Céleste" enregistrés sous ce format sont en cire de couleur noire.

Aire de distribution : France, Royaume-Uni.

Composants du modèle :

  • Diaphragme reproducteur Pathé modèle Rex,
  • Diaphragme enregistreur Pathé modèle 291 ébonite noire au coq,
  • Pavillon droit en cristal modèle 198 (300mm de diamètre),
  • ou pavillon droit en aluminium modèle 442 (350mm de diamètre par 410mm de long),
  • ou pavillon droit en aluminium modèle 441 (300mm de diamètre par 330mm de long),
  • Moteur à ressort,
  • Manivelle.

Début de production : 1900

Fin de production : 1905.

Contexte :

Début de production :
Le Céleste est le premier phonographe conçu entièrement par la Compagnie générale des Phonographes, Cinématographes et Appareils de précision ; les appareils précédents sont des variations de modèles proposés par les grandes compagnies américaines Graphophone et Edison. Mis au point par l'ingénieur Frédéric Labrely en 1899, la première version du Céleste est vendu 1 000 francs en 1900. Il a été créé pour les auditions publiques en extérieur et se caractérise par son rendu sonore et sa puissance. Il se positionne donc en concurrent des modèles Graphophone Grand de la Columbia Graphophone et Concert de la National Phonograph Company d'Edison.

Usages :
Lors de l'exposition universelle de 1900, le Phono-Cinéma-Théâtre de Clément-Maurice Gratioulet rencontre un très grand succès. Cette attraction présente notamment au public des films sonores ; films muets synchronisés à un phonographe. Le premier phonographe utilisé est l'Idéal d'Henri-Jules Lioret, mais il est remplacé en septembre par le Céleste qui reste donc dans l'imaginaire collectif associé à l'histoire du cinéma parlant et y gagne une grande notoriété.
Le Céleste frappe par sa taille, imposante par rapport aux autres modèles de l'époque. Son mandrin, dessiné pour la lecture de cylindres Stentor et Céleste, fait 12,5cm de diamètre pour 27cm de long (le modèle Edison standard fait 5,5cm de diamètre par 10,5cm de long). Le mécanisme d'entraînement et le moteur à ressort sont encastrés dans un coffrage en bois vernis décoré. L'appareil dispose également d'une manivelle pour remonter le moteur à ressort et d'un couvercle de bois cintré pour le transport.

Versions :
La première version du Céleste est munie d'une tringle permettant la fixation de pavillons de qualité optimale (pavillon en cristal n°198 ou pavillon en aluminium n°442) ; le bras de lecture est placé au-dessus du mandrin.
Une version moins chère, est commercialisée dès 1900 au prix de 500 francs : il est équipé d'un pavillon flottant en aluminium n° 441, de moindres dimensions et qualité.

Filiation :
concurrent des Graphophones Grand de la Columbia Graphophone,
et des Phonographes Concert de la National Phonograph Company.

Bibliographie

Site internet de Julien Anton, collectionneur et historien, Phonorama.

Site internet de la collection de Paul Agnard.