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08 - Plans du quart nord-est du Quadrilatère Richelieu : Salle ovale, courettes d'angles et plans non localisés

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Plans du quart nord-est du Quadrilatère Richelieu : Salle ovale, courettes d'angles et plans non localisés
Bibliothèque nationale de France. Mission pour la gestion de la production documentaire et des archives
Fonds produit par :
Le fonds contient des documents majoritairement en français.
80 mètres linéaires de dossiers (dont certains contenant des plans et dessins), 6600 plans à part.

Présentation du contenu

Le fonds est essentiellement composé des archives du service comptable de l'Agence des travaux de la Bibliothèque nationale, c’est-à-dire des pièces à produire devant l’administration du service des Bâtiments civils qui décidait des crédits à accorder pour les grands travaux ou les travaux d’entretien.La correspondance, les attachements, les mémoires de travaux, les maquettes et les plans permettent de suivre les campagnes successives de grands travaux, des entretiens et des aménagements intérieurs.

Biographie ou histoire

Périmètre géographique

Depuis 1724, la Bibliothèque est présente dans le « Quadrilatère Richelieu », lotissement délimité par les rues Vivienne, Petits-Champs, Richelieu et Colbert. L’établissement est installé dans l’ancien Hôtel de Nevers en bordure la rue Richelieu et acquiert progressivement l’ensemble des bâtiments. L’achat par l’État en 1879 des bâtiments faisant l’angle des rues Colbert et Vivienne, permet d’isoler la Bibliothèque. L’espace est aménagé et réorganisé selon ses besoins. La Bibliothèque s’agrandit à partir du milieu du XXe siècle en achetant des sites annexes autour du Quadrilatère dans les rues Richelieu, Louvois, Colbert, Vivienne, en intégrant les bibliothèques de l’Arsenal et de l’Opéra, le 127 rue du Faubourg Saint-Honoré, ainsi que sur des sites distants : Versailles, Provins, Avignon, Sablé-sur-Sarthe. L’établissement a aussi un patrimoine immobilier privé : un restaurant et immeuble d’habitation au 19 boulevard Saint-Michel et au 4 Square Louvois ainsi qu’une annexe au 16 rue Chaptal.

Généalogie des architectes et services responsables des bâtiments de la Bibliothèque

Avant la Révolution. Lorsque la Bibliothèque s’installe dans le Quadrilatère en 1724, l’ensemble est composé d’hôtels disparates construit par Jean THIRIOT, Pierre LE MUET et François MANSART. Le premier architecte du roi, Robert de COTTE reçoit la direction des travaux d’adaptation des bâtiments. Il prolonge la Galerie Mansart parallèlement à la rue Richelieu. Son fils Jules-Robert de COTTE poursuit les travaux, à partir de 1735 en construisant l’aile Nord qui ferme la cour d’honneur.

À la fin du XVIIIe siècle, les édifices sont classés dans la catégories des "Bâtiments civils et palais nationaux" de l'État et gérés par une agence des travaux, créée en 1797 par le Conseil des Bâtiments civils. Ce dernier, établi auprès du ministère de l’Intérieur en 1795, donne un avis technique, financier et esthétique sur tous les projets relatifs aux édifices publics relevant de l’État. Il nomme l’architecte en chef des agences d’architecture parmi les anciens grand prix de Rome. L’Agence fait le lien entre l’État, maître d’ouvrage, l’architecte en charge des travaux et les entrepreneurs qui les exécutent. Les budgets sont annuels. Ils sont alloués par le ministère dont dépend le service des Bâtiments civils.

En 1926, la Bibliothèque devient établissement public ce qui lui permet d’obtenir une autonomie financière et de pouvoir bénéficier de dons, dont certains sont dédiés à l’aménagement des bâtiments. La création en décembre 1926 de la Réunion des Bibliothèques nationales apporte de nouveaux financements. Le budget alloué aux travaux est toujours géré, ordonnancé et contrôlé par l’administration des beaux-arts.

À partir de 1932, l’Agence ne fonctionne plus par crédits annuels mais par enveloppes globales grâce à la loi de 1931 sur l’outillage national et au « plan Marquet », vaste plan de relance des travaux publics et de l’industrie de lutte contre le chômage de 1934. La Bibliothèque nationale se voit ainsi confier la gestion et les paiements de toutes les opérations.

Après la Seconde Guerre mondiale, le paiement des travaux immobiliers est repris en charge par la Direction générale de l’Architecture et ordonné, dès 1951, par l’Agence des Bâtiments de France.

Sous la Ve République, la politique de grands travaux culturels amènent la création d’opérateurs dédiés à la maîtrise d’ouvrage, à partir notamment des travaux du Grand Louvre de François Mitterrand. En 1986 est créée la Mission interministérielle de coordination des grandes opérations d’architecture et d’urbanisme, qui prend en charge plusieurs opérations de construction et d’urbanisme dont celles de la Bibliothèque nationale. En 1998, alors que les travaux du Grand Louvre touchent à leur fin, l’Établissement public du Grand Louvre et la Mission interministérielle de coordination des grandes opérations fusionnent pour laisser place à l’Établissement public de maîtrise d’ouvrage des travaux culturels (ÉMOC). Entre temps, le décret n°90-13 du 3 janvier 1990 crée le Service national des travaux au sein du ministère de la Culture, sous forme de service extérieur à compétence nationale, en charge d’opérations de restauration, surtout sur les monuments historiques. Enfin, le décret du 14 juillet 2010 fusionne le SNT et l’ÉMOC pour former l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC). L’OPPIC est spécialisé dans la maîtrise d’ouvrage des équipements culturels.

Une partie des bâtiments de la Bibliothèque étant classés Monuments historiques ou inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, des Architectes en chef des Monuments historiques interviennent pour les zones concernées.

Architectes avant l’Agence

Architectes de l’Agence des travaux de la Bibliothèque nationale

Historique de la conservation

Le fonds est composé des archives des différents architectes à partir de Louis VISCONTI. Il a subi les aléas des déménagements successifs de l’Agence entre les espaces du 12 rue Colbert et les désorganisations répétées dues à des recherches documentaires dans les dossiers anciens, sans réintégration ultérieure des documents prélevés.

En 1969 et 1972, les dossiers et les plans, transférés par CHATELIN à la Bibliothèque nationale, sont stockés dans le comble non aménagé de la Galerie Mazarine où des traitements partiels sont faits pour un conditionnement en cartons de conservation et un envoi les plans au dépôt de Versailles. Certains plans d’architectes reconnus restent pour valorisation dans le Quadrilatère, au département des Estampes. Une partie des dossiers « architecture » de l’Administration de la Bibliothèque et quelques dossiers issus du fonds des architectes sont décrits (série C « immeubles ») par le secrétariat général de la Bibliothèque nationale, mais l’ensemble plans/dossiers ne se retrouve sur le même site qu’après 1998 (fermeture du dépôt de Versailles et avec l’ouverture du site François-Mitterrand de la BnF).

En 2006, une partie des dossiers est décrite pièce à pièce avec toutes les limitations dues à la dispersion des séries et à la mise en quarantaine des plans, dépoussiérés, comme tous les fonds en provenance de Versailles, en 2007-2008.La nécessité d’une reprise d’ensemble associant documents graphiques et dossiers de manière cohérente et complète entraîne en 2010 la mise en place d’un plan de recherche finançant un reclassement et un reconditionnement complet de l’ensemble des documents, ainsi que la numérisation des documents graphiques libres de droits pour mise en ligne sur Gallica.

Ce programme suit plusieurs étapes.

  • Pour les dossiers : rassemblement des ensembles documentaires produits par l’Agence des architectes et les institutions qui lui succèdent, puis reconstitution de séries et classement.
  • Pour les plans conservés à part : reconditionnement complet des plans par support et taille avec cotation en 2010, numérisation intégrale en 2012-2013 au Centre Joël-Le-Theule (Sablé-sur-Sarthe) de la BnF. En parallèle sont opérées l’identification et la description des documents, pour élaboration d’un classement virtuel par zone géographique : les plans d'ensemble, les quarts nord-ouest, nord-est, sud-ouest, sud-est du 58 rue de Richelieu, les bâtiments voisins du 58 et les sites éloignés.

Informations sur les modalités d’entrée

En 1969, l’Agence fait un premier versement au service des archives de la Bibliothèque nationale des archives des architectes VISCONTI, LABROUSTE, PASCAL, RECOURA et une partie de celles de ROUX-SPITZ. Puis un deuxième versement est fait en 1972 des archives des architectes ROUX-SPITZ et CHATELIN.Depuis 2004, la mission pour la gestion de la Production documentaire de la BnF reçoit les versements des services de l’établissement, y compris les documents et plans (papier ou numériques) provenant des prestataires extérieurs ou les ensembles transmis par les maîtres d’ouvrage institutionnels (ÉMOC, OPPIC, ACMH…).

Conditions d'accès

Communication libre sous réserve d’impossibilité liée à l’état matériel de certains documents, communication exceptionnele seulement des originaux physiques numérisés (fragilité intrinsèque des documents de grande taille et des calques, amélioration significative de la lisibilité des documents par les éclairages utilisés lors de la numérisation).

Conditions d’utilisation

Documents en relation

Aux Archives nationales : sous-série F/13 (Bâtiments civils), sous-série F/21 (Beaux-Arts) : archives du service des Bâtiments civils et des palais nationaux.

À la Médiathèque du patrimoine (Charenton) : archives du service des Monuments historiques.

À la BnF département des Estampes et de la Photographie : Fonds Robert de Cotte. Fonds Louis Visconti. Plans de la Bibliothèque nationale. Fonds Henri Labrouste. Plans de la Bibliothèque impériale puis nationale. Dessin Jean-Louis Pascal. Coupe suivant le grand axe de la salle ovale.

Depuis 2004, la mission pour la gestion de la Production documentaire de la BnF reçoit les versements des services de l’établissement, y compris les documents et plans (papier ou numériques) provenant des prestataires extérieurs ou les ensembles transmis par les maîtres d’ouvrage institutionnels (ÉMOC, OPPIC, ACMH…).

Documents séparés

En août 1863, un incendie détruit une partie des papiers de l’agence. D’autres lacunes proviennent des utilisations documentaires avant les versements aux Archives. Les doubles ont été éliminés lors du traitement du fonds en 2010-2013.

Informations sur le traitement

Pour faciliter la manipulation des instruments de recherche, l'ensemble des informations a été réparti en plusieurs inventaires complémentaires : les dossiers, les maquettes et les plans par zone géographique.

Classement

Les cotes ne sont pas forcément classées dans un ordre logique consécutif, en raison de la complexité du fonds et de ses annexes successivement découvertes.

Accroissements

Les marchés contemporains gérés par la BnF et les documents et plans (papier ou numériques) provenant du suivi des moyens techniques par l’établissement, des prestataires extérieurs ou des maîtres d’ouvrage externes (ÉMOC, OPPIC, ACMH…) sont versés à la mission pour la gestion de la Production documentaire de la BnF et ne rentrent pas dans le cadre de cet instrument de recherche.

Bibliographie