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Latin 15706

Cote : Latin 15706  Réserver
Ancienne cote : « 4 » (Sorbonne, 1338 )
Ancienne cote : « 162 » (Sorbonne, XVIIe s.)
Ancienne cote : « 482 » (Sorbonne, XVIIIe s.)
XIIIe s. (vers 1240)
Ce document est rédigé en latin .
Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits
Paris . Une seule main ; 2 col. de 39 l. (pour le L. IV, 40 l.) . Il semble que le manuscrit a été soigneusement corrigé : certaines pages comportent, au ras du feuillet un numéro de ligne signalant au copiste une correction ou une variante (voir notamment f. 115, 115v, 116v, 117, 118, 120, 120v, 124). .
Initiales-puzzle filigranées (f. 2ra sur 6 l. ; 2va sur 3 l. ; 5rb sur 6 l. ; 97 ra sur 6 l. ; 100va sur 8 l. ; 170ra sur 3 l. ; 171rb sur 5 l. ; 223ra sur 3 l. ; 225va sur 5 l.) et initiales filigranées (2 l.) alternativement rouges à filigrane bleu et bleues à filigrane rouge ; lettres d’attente. Titres courants à l’encre rouge (numérotation des livres) ; rubriques (chapitres, subdivisions du texte, auctoritates) ; une numérotation des distinctions figure dans l’angle supérieur droit de chaque feuillet (main du XIVe s.).Table des capitula : sur deux colonnes ; initiales alternativement rouges et bleues ; solution de continuté entre les intitulés de chaque capitulum , parfois dotés de bout-de-ligne à l’encre rouge (sauf pour le L. III, sans solution de continuité entre les intitulés de chaque capitulum ) .
Parchemin, piqûres apparentes . 299 + I ff. précédés et suvis d’un f. papier , 370 x 244 mm ( just. = 223/225 x 124/126 mm puis, pour le L. IV, 227 x 140 mm) ; marge ext. = 85/89 mm (L. IV = 85 mm) ; marge int. = 47/49 mm (L. IV = 46 mm) ; marge sup. = 52/54 mm (L. IV =50 mm) ; marge inf. = 113 mm (L. IV = 108 mm) ; entrecolonne = 27 mm (L. IV = 17 mm) .
Foliotation moderne. Cahiers : le f. 1 et le f. I sont des bifeuillets dont on a coupé la 2e f. (talons entre les f. 1 et 2 et entre les f. I et le second f. papier) 1 12 (2-13) ; 2 12 (14-25) ; 3 12 (26-37) ; 4 12 (38-49) ; 5 12 (50-61) ; 6 12 (62-73) ; 7 12 (74-85) ; 8 8 (86-93) ; 9 12 (94-105) ; 10 12 (106-117) ; 11 10 (118-127) ; 12 12 (128-139) ; 13 12 (140-151) ; 14 12 (152-163) ; 15 12 (164-175) ; 16 12 (176-187) ; 17 12 (188-199) ; 18 12 (200-211) ; 19 8 (212-219) ; 20 2 (200-221) ; 21 2 (222-223) ; 22 11=5 + 6 (224-234, senion dont un f. a été coupé : présence d’un talon entre les f. 223 et 224) ; 23 12 (235-246) ; 24 13=6 + 7 (247-259, septenion dont un f. a été coupé : présence d’un talon entre les f. 251 et 252) ; 25 12 (260-271), le f. 262 est monté sur onglet ; 26 12 (272-283) ; 27 12 (284-295) ; 28 4 (296-299) ; réclames (f. 13v, 25v, 37v, 49v, 61v, 73v, 85v, 105v, 117v, 127v,139v, 151v, 163v, 175v, 187v, 199v, 211v, 234v, 246v, 259v, 271v, 283v, 295v)
Signature des cahiers partout visible (sauf aux cahiers 1, 12, 15?, 17 ?, 19 à 22, 28). Le copiste emploie en général des chiffres romains (de I à VI pour les senions, de I à IIII pour les quaternions et de I à V pour les quinions) situés au milieu et à l’extrême bord de la marge inférieure. Il emploie le plus souvent la mine de plomb (ex. f. 18) mais parfois une encre noire (ex. f. 51) ou de couleur rouge (ex. f. 261). Certains cahiers comportent un second système de signature (cahiers 5, 6, 7, 8, 10, 11) situé dans l’angle inférieur droit : pour le cahier 5, il reprend le système de signature à l’aide de chiffres romains mais il emploie une encre bleue (ex. f. 52) ; pour les autres cahiers (6 à 8, 10 et 11) il emploie des lettres à l’encre bleue ou rouge (ex. f. 64) qui sont seules (cahiers 6 et 10), accompagnées d’un trait horizontal, au dessus de la lettre pour les cahier 7 et 11, en dessous de la lettre pour le cahier 8 ou précédées d’un trait vertical pour le cahier 11. Seul le second système est une signature au sens strict puisque l’emploi de telle ou telle couleur, la situation du trait indiquent alors un changement de cahier.
F. 1v : indications du copiste au rubriqueur et au relieur (« Illud signum ‘D •‘ significat sive majora capitula, quando numerus ponitur signum ‘h •‘ intelligendum est, sive minora. Istud signum ‘i •‘ significat in principio sive ‘a’ istud ‘i’ ‘b’ ‘c i •‘ ‘d i •‘ ‘e i •‘ ‘f i •‘ ‘g i •‘ »). Ces renvois n’ont pu être retrouvés dans le manuscrit.
Réglure à la mine de plomb
Reliure en parchemin vert avec titre doré sur pièce de maroquin rouge au dos « Magister / Sententia ». .
Estampilles de la bibliothèque de la Sorbonnee : f. 2, f. 151, f. 299v ; Estampilles de la Bibliothèque nationale correspondant aux années 1792-1802 (cf. Josserand-Bruno, 277 type 17) : f. 2, f. 299v. .

Historique de la conservation

Collège de Sorbonne . Cote de la bibliothèque du collège de Sorbonne : « 4 » (f. 1v) et ms identifiable par les incipit du deuxième et du pénultième folio. Cf. catalogue de 1338, N.a.l. 99 « Sentencie 22 », [p. 63] : « 4. Sentencie incipit in secundo folio quid [f. 3] in penultimo tum [f. 298] Precium octo libr. ».Ms figurant dans le catalogue de 1290. Cf. Rouse, R. H., « The Early Library of the Sorbonne… », notamment p. 64.
Emprunteurs : [d’après Le registre de prêt …, p. 720] : Guillelmus de Laire (1426) ; Poncius Symoneti (1412) ; Guilelmus de Vendello (1404) ; Philippus Moleti (1427 ?) ; Andreas Gareti (1414) ; Johannes Fleury (1428) ; Johannes Solerii (1442) ; Nicolaus Repus (1448) ; Philippus Helcu (1450) ; Michael Parvi (1463) ; Johannes Quentin (1467) ; Jacobus Bacler (1476) ; Gundissalvus Fernandi (1477) ; Michael Figueroles (1483 ?) ; Egidius Delph (1484). On relève la mentiond’un emprunteur dans l’angle inférieur droit du f. 1v : « Lorconies » [non identifié].
Prix : « Precium VIII lib. » (f. 1v), repris, sur la même page, par une main du XVe s. (?) : « Precium octo lb. » ; « precium VIII lib. » (f. 300v).
Ancienne cote : Cote de 1338 : « 4 » (f. 1v) ; Cote modernes : cote XVIIe s. « 162 » (f. 1) ; cote XVIIIe s. « 482 » (contreplat supérieur) avec la mention « Ce ms du 13e siècle contient le maître des Sentences. Prix 8 livres »
Annotations : On relève la présence de trois mains principales :
- Une première main employant la mine de plomb et difficile à dater annote en de multiples endroits le ms. Ses remarques les plus denses sont situées dans les marges inférieures du volume (f. 122, 141v-142, 147v-148, 151v, 232v, 246v etc.) mais on relève certains commentaires plus brefs dans les marges latérales et supérieures (voir par ex. f. 80, f ; 86, f. 107, f. 147). On devine des annotations commençant par « nota », des citations des Sentences soulignées, parfois des intitulés de questiones (voir f. 296). Elle est antérieure aux deux mains employant de l’encre : les deux annotateurs postérieurs n’ont en effet pas hésité à écrire sur les notes à la mine de plomb (voir par exemple f. 24v, marge externe). Cette main est aussi responsable du commentaire figurant sur le f. 221 et qui semble porter sur la d. 49 du L. III.
- Une deuxième main (fin du XIVe s.) employant une cursive de petit module, se livre à des annotations dont le conetnu principal consiste en une diviso textus qui permet de dégager la structure de la pensée du Lombard, dans des formules du type « Hic ponit .IIIIor., debet inquirendo et inquit .4. : primo utrum… » (f. 5v, marge int.), « tangit materiam in recapitulando » (f. 7ra, marge int.), « hic ostendit quo… » (f. 58rb, marge ext.), « postquam egit de reparatione creature… » (f. 171rb, marge ext.). Les annotations les plus longues dont cette main est resposable figure en général au début de chaque distinction où le plan d’ensemble de celle-ci est dégagé (voir par ex. f. 79, 118v, 182v, 205, 289 etc.) Elle annote avec constance l’ensemble du ms, se contente parfois d’indiquer le découpage du texte en conclusiones (voir par ex. f. 288v).
- Une troisième main (XVe s.) employant une encre plus sombre et d’un module légèrement plus grand, très lisible, complète le travail de la main précédente au L. I. Outre des remarques sur la structures des Sentences , elle dégage, de temps à autre, des conclusions des affirmations du Lombard : « Id est sufficiat solum pie credere quod Deus est unus in essentia et trinus in personis » (f. 61rb, marge ext.) ; elle insiste aussi sur la valeur de certains passages et commence souvent par « Nota quod… » (voir f. 10rb, 23r).
On peut relever l’intervention ponctuelle d’au moins deux autres mains : voir pour l’une f. 210 (distinctio), f. 243 (découpage en conclusiones , manicule et la mention f. 242v « Hic magister non tenetur »), pour l’autre f. 2 (marge ext., très effacée) et f. 96.

Présentation du contenu

F. 2ra-299rb. [PETRUS LOMBARDUS Sententiarum libri IV] (P. L., CXCII, 561-962 et BRADY, 1971 et 1981). L. I : [ Prologus ] « Cupientes aliquid de penuria ac tenuitate… – … librorum capitula distinguntur premisimus ». « Explicit Prologus ( rubr. ) » ( éd. cit. , 3-4) (2ra-2vb) ; « … capitula ( rubr. ) ». « Omnis doctrina est de rebus vel de signis… – … Utrum passiones sanctorum debeamus velle » (2vb-5rb) ; « … .Ius. Liber Sentenciarum ( rubr. ) ». « Veteris ac nove legis continentiam diligenti… – … voluerunt quem Deus noluit » ( éd. cit. , 55-328) (5rb-97ra). – L. II : « … capitula secundi Libri ( rubr. ) ». « Quod unum principium rerum… – … An aliquando resistendum sit potestati ». « Hic finitur primus Liber de ministerio [sic] Trinitatis. Incipit secundus de rerum creatione et formatione corporalium et spiritualium et aliis pluribus eis pertinentibus ( rubr. ) » (97ra-100va) ; [ Prologus ] « Que ad ministerium [sic] divine unitatis… – … nunc ad considerationem creaturarum transeamus » ( éd. cit. , 327) (100va) ; « Unum esse rerum principium ostendit non plura ut quidam putaverunt ( rubr. ) ». « Creationem rerum insinuans Scriptura… – … ut in malis nulli potestati obediamus » ( éd. cit. , 327-580) (100va-169vb). – L. III : [ Prologus ] « Jam nunc his intelligendis atque pertractandis… – … gratia ad miserum accedat ». « Explicit Prologus ( rubr. ) » ( éd. cit. , 23) (169vb-170ra) ; « … Capitula tercii Libri ( rubr. ) ». « Quare Filius carnem assumpsit… – … Que sit litera occidens de legis et evangelii distantia » (170ra-171rb) ; « … Liber tercius de Incarnatione ( rubr. ) ».« Cum venit igitur plenitudo temporis… – … sunt ut viciorum fere occidantur ». « Explicit Liber tercius ( rubr. ) ». « … capitula Libri quarti ( rubr. ) » ( éd. cit. , 23-229) (171rb-219vb) [le reste de la colonne 219b est blanc]. – L. IV : «… Capitula libri quarti ( rubr. ) ». « De sacramentis. Quid sit sacramentum… – … vel augeat gloriam bonorum » (223ra-225va) ; [ Prologus ] « His tractatis que ad doctrinam rerum pertinent… – … ad doctrinam signorum accedamus ». « Expliciunt capitula ( rubr. ) » ( éd. cit. , 231) (225va) ; « … Liber quartus ( rubr. ) ». « Samaritanus enim vulnerato appropians… – … ad pedes [usque in marg.] via duce pervenit » ( éd. cit. , 231-560) (225va-299rb).
Les f. 220 à 222v sont blancs (certains portent des notes à la mine de plomb).
F. 1v : Deux formulation du Credo , y associant les noms des Apôtres : « Et sic sunt .XII. quantum ad illos qui articulos distinxerunt qui fuerunt .XII. scilicet Apostoli ». « Credo in Deum Patrem… – … vitam eternam. Matthias » [main du XIVe s.]
F. 299v : Sous forme de liste, divisio textus du Livre des Sentences ; Liste des sept sacrements.

1) Texte


BRADY (éd.), PETRUS LOMBARDUS, Sententiae in IV libris distinctae , t. I pars I, Prolegomena et t. I, pars II (Liber I et II), Grottaferrata, 1971 ; t. II (Liber III et IV), Grottaferrata, 1981.

2) Codicologie


JOSSERAND, Pierre et BRUNO, Jean, "Les Estampilles du département des imprimés de la Bibliothèque nationale", dans Mélanges d’histoire du livre et des bibliothèques offerts à Monsieur Franz Calot , Paris, 1960, 261-298 et pl. XXIII-XXIV

3) Histoire


GLORIEUX, Mgr. Palémon, Aux origines de la Sorbonne , t. I Robert de Sorbon. L’homme – Le collège – Les documents , Paris, 1966 ; t. II Le cartulaire , Paris, 1965
DELISLE, Léopold, Le Cabinet des manuscrits de la bibliothèque impériale [puis nationale ] …, Paris, 1868-1881, t. III, p. 23
ROUSE, R. H., « The Early Library of the Sorbonne », Scriptorium , 21, 1967, p.64
VIELLIARD, J. (éd.), JULLIEN DE POMMEROL, M.-H. (collab.), Le registre de prêt de la bibliothèque du collège de Sorbonne (1402-1536) , Paris, 2000, p.720, cité parmis les mss empruntés.

2010
Christian Heck, Qu'est-ce que nommer? L'image légendée entre monde monastique et pensée scolastique , Turnhout : Brepols, 2010

Informations sur le traitement

Notice rédigée par Claire Angotti, revue par Marie-Hélène Tesnière et encodée par Delphine Mercuzot, le 24 juillet 2013.