Département des Manuscrits > Grec > Ancien fonds grec > Grec 2674-2780

Grec 2709

Cote : Grec 2709  Réserver
Ancienne cote : 1214 (Rigault)
Ancienne cote : 1329 (Dupuy)
Ancienne cote : 2795 (Clément)
Pindare,Olympiques, Pythiques, Néméennes.
Dernier quart du XVe siècle.
Ce document est rédigé en grec.
Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits

280×200 mm
[I-III]+1-212+2+[I-III]

ECRITURE :
Ce manuscrit a été copié par Georges Trivizias (RGK, II, 94) et annoté par Zacharie Calliergis (RGK, II, 156) dans une écriture cursive (ff. 3v, 4r, 55r, 93r-137v).
Au f. 211v les scholies aux Néméennes s’interrompent brutalement au milieu de la page (οἱ μὲν φυσικώτερον τὸν οὐρανὸν ἀπέδοσαν διὰ τὸ σφαιροειδές, ἀλλ’ ἐναντιοῦται αὐτοῖς).
Surface écrite 195×125 mm. Marge externe : 50 mm. Marge interne : 30 mm. Marge supérieure : 30 mm. Marge inférieure : 56 mm. 30 lignes par page.
Les ff. 92v, 212r-v sont blancs.
Sur le f. [I], le pinax est d’Ange Vergèce.

DECORATION :
Bandeaux rubriqués aux ff. 3r, 14r, 93r, 95r, 186r, 187r. Les initiales ornées, majuscules et sous-titres sont également rubriqués.

MATIERE :
Le papier du corps du manuscrit est plié in-quarto. L’écart moyen des fils de chaîne est de 40 mm et l’unique filigrane représente une ancre comprise dans un cercle. Il est identique au numéro 118 887 dans le répertoire en ligne de Piccard (marque attestée à Venise en 1471).
Les trois folios de garde antérieure et les trois folios de garde postérieure sont en papier. Le papier est plié in-folio. L’écart moyen des fils de chaîne est de 20 mm et le filigrane (21 mm × 16 mm) représente les lettres P et S dans un écu. Ce filigrane est très proche de la marque 9666 dans Briquet, qui est une marque de provenance française. Elle est attestée à Paris en 1547. On retrouve ce papier utilisé comme folio de garde dans d’autres manuscrits ou imprimés reliés aux armes de François Ier ou de Henri II (voir par exemple les Parisini gr. 2686, 2679, 2697, 2698, 2699, 2700, 2703 etc).

FOLIOTATION :
Foliotation moderne à l’encre noire dans l’angle supérieur externe. En outre, les ff. 93 à 138, utilisés par Zacharie Calliergis, sont numérotés au centre de la marge inférieure de 1 à 44.

CAHIERS :
Le manuscrit est composé de 26 quaternions suivis d’un ternion. Étant donné que le premier cahier est signé β’ et qu’il commence au beau milieu de scholies qui ne sont précédées d’aucun titre, on peut poser l’existence d’un premier quaternion [α’] perdu. D’après J. Irigoin ce cahier est perdu depuis la première moitié du XVIe siècle (p. 382).
26×8 (208) + 1×6 (214)
Le fil de couture est toujours visible.

SIGNATURES :
Un premier système de signatures grecques, de première main, est visible dans la marge inférieure externe. Ces signatures vont de β’ à κη’. Un second système de signatures utilise l’alphabet latin complété par une numérotation continue jusqu’à la moitié du cahier. Les cahiers sont signés de A à Dd.

PIQÛRES :
Absence de piqûres.

REGLURE :
La réglure, tracée très légèrement à la pointe sèche, semble être du type 30D1 Leroy-Sautel. Les scholies sont copiées à pleine page tandis que les vers du poète lyrique sont disposés sur deux colonnes.

RELIURE :
Reliure à la grecque en maroquin brun aux armes de Henri II. La tranchefile, sur deux étages, est faite de fils blancs et bleus. Le plat supérieur est décoré d’un encadrement intérieur doré. Le cartouche central (semblable au fer 4, planche 2488 de Olivier-Hermal-de Roton) est rehaussé de peinture blanche. Il est doré sur le plat inférieur. Entre les filets et le cartouche, se trouve un semé héraldique bicolore de fers représentant trois croissants entrelacés, une fleur de lis, la capitale H couronnée ou encore les lettres D entrelacées. Au-dessus de l’encadrement, un titre a été apposé à froid : ΠΙΝΔΑΡΟΣ .Α. Aux angles des filets, on peut encore observer la trace de quatre boulons. Sur le plat inférieur, on peut voir la trace de quatre attaches (deux en gouttière, une en tête et une en queue). Le dos est quadrillé en tête et en queue et présente un semé héraldique aux fleurs de lis or. Les tranches, dorées, sont ciselées au chiffre de Henri II en gouttière. Les chants sont rainurés. Cette reliure, dont le décor floral est relativement rare, est proche de celle que l’on peut observer sur plusieurs imprimés de la BnF, reliés pour Henri II dans les années 1547-1552 (par exemple l’édition du Nouveau Testament conservée à la BnF sous la cote Rés.A.525, voir M-P. Laffitte, F. Le Bars, p. 100) et sur le Parisinus gr.2773.

ESTAMPILLES :
Estampille utilisée par la Bibliothèque royale au début du XVIIe siècle (modèle Josserand-Bruno n°1) aux ff. 1r et 211v.

Historique de la conservation

Ce manuscrit a donc été copié dans le dernier quart du XVe siècle par Georges Trivizias, copiste qui a travaillé à Venise pour le cardinal Bessarion. D’après J. Irigoin, le modèle de ce témoin, qui porte le sigle X dans la tradition des œuvres de Pindare, est le Marcianus gr. 475, codex de parchemin qui a également appartenu au cardinal Bessarion et qui a été copié au début de la seconde moitié du XVe siècle (p. 381). Le Parisinus gr. 2709 a été annoté et révisé par Zacharie Calliergis qui l’a utilisé pour son édition de Pindare à Rome en 1515. Les ff. 93r-137v en particulier sont couverts de notes philologiques et typographiques qui prouvent que le manuscrit a été l’un des modèles utilisés par Calliergis pour son édition. J. Irigoin a pu montrer que les corrections du texte de Pindare dues à Calliergis proviennent du Parisinus gr. 2774. Les sources des scholies ajoutées par Calliergis sont diverses. Certaines lui sont dues (cf Irigoin, p. 418). Toutes les annotations sont en grec à l’exception d’une note typographique du f. 121r qui est en italien. Dans la thèse qu’elle a consacrée à ce copiste Venetia Chatzopoulou rattache l’écriture de Calliergis dans ce manuscrit au type III, c’est-à-dire à la graphie de son écriture dans la dernière période de son activité, de 1514 à 1524 (I, p. 70). Au cours de cette période, Calliergis travaillait à Rome.
Le manuscrit a ensuite intégré la collection de Jean-François d’Asola, dont on trouve l’ex libris dans la marge inférieure du f. 1r. C’est en 1542 que le manuscrit est entré dans les collections de la bibliothèque royale avec les soixante-quinze autres manuscrits grecs que le beau-frère d’Alde Manuce céda au roi français (cf J. Irigoin, p. 382, n. 2).

Présentation du contenu

(ff. 1r-92r) Pindare, Olympiques et scholies, éd. A.B. Drachmann, Scholia vetera in Pindari carmina, Leipzig, Teubner, 1903-1927 : (ff. 1r-92r) Scholies aux Olympiques, [absence de titre] ; (ff. 3r-92r) Olympiques, [titre] Πινδάρου Ὀλυμπιονῖκαι, [titre final] Πινδάρου Ὀλυμπιονίκων τέλος.
(ff. 93r-185v) Pindare, Pythiques et scholies : (ff. 93r-185v) Scholies aux Pythiques, [titre] ὑπόθεσις Πυθίων ; (ff. 95r-185v) Pythiques, [titre] Ἱέρωνι συρακουσίῳ ἅρματι, εἶδος πρῶτον, [titre final] Τέλος Πυθίων Πινδάρου.
(ff. 186r-211v) Pindare, Néméennes et scholies : (ff. 186r-211v) Scholies aux Néméennes, [titre] ὑπόθεσις νεμέων Πινδάρου ; (ff. 187r-211v) Néméennes 1 à 4 (vers 68), [titre] χρομίῳ αἰτναίῳ, ἵπποις, εἶδος α’.

Bibliographie


A.C. Cataldi Palau, Gian Francesco d'Asola e la tipografia aldina : la vita, le edizioni, la biblioteca dell'Asolano, Genova, SAGEP, 1998, p. 420, 429.
V. Chatzopoulou, Un Grec de la Renaissance, copiste et éditeur en Italie : Zacharie Calliergis (+1470-1524), Thèse, EPHE, 2007, I, p. 70 et II, p. 359-360.
V. Chatzopoulou, « L'étude de la production manuscrite d'un copiste de la Renaissance au service de l'histoire des textes : le cas du Crétois Zacharie Calliergis », Revue d'histoire des textes, 7, 2012, p. 1-36.
J. Irigoin, Histoire du texte de Pindare, Paris, Klincksieck, 1952, p. 381-382, 411, 415-420.
J. Irigoin, Les scholies métriques de Pindare, Paris, H. Champion, 1958.
M-P. Laffitte, F. Le Bars, Reliures royales de la Renaissance, La librairie de Fontainebleau, 1544-1570, Paris, Bibliothèque nationale de France, 1999.

Notice d'H. Omont issue de l'Inventaire sommaire des manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale (1888) :
Grec 2709. Pindari Olympia (1), — Pythia (93), — Nemea (186), cum scholiis.
XV siècle. Papier. 211 fol. (Fontebl.-Reg. 2795.) Moyen format.


2015
Teresa MARTINEZ MANZANO, Historia del fondo manuscrito griego de la Universidad de Salamanca, Salamanca : Ediciones universidad de Salamanca, 2015.
MSS [8 impr 12590

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Notice rédigée par Morgane CARIOU.

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