Département Son, vidéo, multimédia > Enregistrements sonores > Q-T

Rencontres autour de l'édition phonographique (2012-...)

SoFraSon, Ronnie Bird, les Rolling Stones et Philips
32 min 15 s (plage 2)

Thèmes abordés

  • Helyett de Rieux : co-dirigeante de SoFraSon (société Française du Son) avec Henri Froment
  • SoFraSon appartenait au belge Eugene Willy Pelgrims de Bigard, fondateur de nombreuses sociétés au Congo belge, d’usines de pressage, de sociétés de distribution et de production de disques (Fonior en Belgique, Dureco en Hollande et SoFraSon en France)
  • Au sein de SoFraSon, trois sociétés fonctionnent indépendamment : AREA (Applications et réalisations électriques et acoustiques), qui détient la licence de RCA, ACEM (Ateliers de constructions électromécaniques), qui détient la licence Decca et le label Vega appartenant à 100% à la société SoFraSon et destiné à la production locale
  • Réunion de AREA et de ACEM qui devient AREACEM
  • AREACEM fait faillite et devient la société nouvelle AREACEM, SNA, société de pressage située à Tourouvre (Normandie)
  • AREA et ACEM sont au début des années 1960 des interlocuteurs idéals pour les sociétés anglo-saxonnes qui n’ont pas envie d’investir en France
  • SoFraSon distribue Decca jusqu’en 1972
  • La production des disques RCA et Decca se fait en France
  • Exemple du prix d’un disque importé en 1959 : Elvis' golden records volume 2 est vendu au prix de 42 francs (soit 200 euros actuels) chez le disquaire Sinfonia (Lido-Musique)
  • Les prix élevés des importations s’expliquent par les droits de douane, le fret et les marques déposées (exemple des disques RCA importés en France avec le logo du chien Nipper)
  • A propos des pochettes : problème du super 45 t (EP) en France et liberté sur le choix des visuels
  • Visuel du disque 45 t de Zager & Evans, In The Year 2525
  • Les grandes vedettes de SoFraSon à l’époque : Jean Rigaux, Fernandel (anecdote)
  • Les studios et bureaux de Decca étaient situés rue Beaujon
  • Véga et RCA étaient situés avenue Hoche, dans un hôtel particulier
  • Les studios Decca (enregistrement du disque 45 t de Ronnie Bird)
  • Le studio de gravure est tenu par Christian Orsini, qui travaillera ensuite au studio Gang avec Claude Puterflam
  • Hellyet de Rieux (veuve de Max de Rieux) est engagé par Pelgrims de Bigard pour s’occuper chez Decca/RCA de l’artistique et de la promotion
  • Élisabeth Filipacchi, la femme de Daniel Filipacchi, s’occupait de la promotion (attachée de presse)
  • Dominic Lamblin a un contrat de producteur sur les artistes qu’il amène (il touche 2% sur les disques de Claude Righi, mais seulement 1% sur les disques de Ronnie Bird, l’autre 1% étant versé à Daniel Filipacchi)
  • Hellyet de Rieux s’occupait également du Reader’s digest (une photo prise aux États-Unis lors d’une réunion du Reader’s Digest : 37 hommes et une seule femme)
  • En octobre 1964, Dominic Lamblin est chargé par Hellyet de Rieux de s’occuper du premier séjour des Rolling Stones à Paris
  • Il est producteur exécutif (sélection des titres) pour les disques de Ronnie Bird (directeur artistique : Jacques Bec)
  • La France est le seul pays qui a envoyé un jeune pour s’occuper des Rolling Stones (à la différence de Bob Bonis aux États-Unis, ou Les Perrin en Angleterre) : il partage avec eux les mêmes goûts (rêve américain…)
  • Renégociation du contrat de Ronnie Bird chez Philips en 1967 via Jacques Bec (lié à la French Connexion)
  • Rencontre avec Pierre Sberro-Terrighi chez Philips
  • Stage chez Philips : progresse rapidement au sein de Philips car parle couramment l’anglais
  • Souvenir de l’enregistrement de Rain and tears des Aphrodite’s child chez Philips en mai 1968, avec Pierre Sberro-Terrighi
  • Dominic Lamblin travaille chez Philips avec The Spencer Davis Group
  • Chez Decca, en 1964-1965, il travaille avec les Moody blues (initiation au hachich) et Tom Jones (tournage de l'émission de télévision Music-hall de France) dans un cinéma de la banlieue parisienne et achat d’une bague)
  • Chez Philips, il va chercher Chuck Berry à l’aéroport (anecdote)