Département des Manuscrits > Grec > Ancien fonds grec > Grec 2674-2780

Grec 2697

Cote : Grec 2697  Réserver
Ancienne cote : 595 (Rigault)
Ancienne cote : 643 (Dupuy)
Ancienne cote : 2196 (Clément)
Homère, Iliade, chants I-XII et Eustathe de Thessalonique, Commentaire à l’Iliade, chants I-XII.
Fin du XIIIe siècle.
Ce document est rédigé en grec .
Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits

340×235 mm
[I-III]+1-484 (+1)+[I-III]

ECRITURE :
La question des mains est particulièrement délicate dans ce manuscrit et nous identifions pas moins de dix mains. En résumé : A = tout le manuscrit (ff. 366v-367r compris) sauf les folios attribués aux copistes B, C, D, E et F (où ils n’interviennent que ponctuellement) ; B = ff. 8r, 26v ; C = ff. 11r-27r, 366v-369v ; D = ff. 46r, 52v, 57r, 58r ; E = ff. 366r-374v ; F = ff. 370r-374v.
Le copiste principal, que nous nommerons A, est anonyme. Il est responsable de la majeure partie du manuscrit. Il utilise trois écritures différentes, l’une calligraphique et les deux autres cursives. Pour le commentaire d’Eustathe l’écriture est de petit module ; elle est de plus grand module, tout en étant plus calligraphique, pour les vers d’Homère ; la plus petite des trois écritures est utilisée pour une paraphrase en prose sur une deuxième colonne. L’écriture, pour cette dernière colonne, qui n’est pas toujours présente, présente des abréviations plus nombreuses. On pourrait presque penser qu’il s’agit d’une autre main. Mais il existe des tracés communs. L’écriture du commentaire devient cursive à partir du f. 28r. Au f. 27v, il semble bien que ce soit A qui ait copié le commentaire d’Eustathe. Simplement il utilise la même écriture que pour les vers d’Homère. Au copiste A doivent également être attribués un certain nombre de mots copiés en marge du commentaire (voir par exemple le f. 62v). La mise en page, la couleur de l’encre et enfin la paléographie montrent que c’est bien le même copiste qui est à l’origine de ces trois niveaux de texte. Dans la copie des vers d’Homère, le copiste ne recourt quasiment pas aux abréviations et aux ligatures. Jusqu’au f. 27v, les hexamètres sont glosés à l’encre rouge. Le copiste A n’est pas responsable de ces gloses. Dans les trois textes il utilise plusieurs tracés différents pour la même lettre, ce qui contribue à donner une impression d’hétérogénéité : certains α présentent une barre oblique, d’autres non ; le γ est tantôt oncial et s’insère dans la ligne, tantôt en forme de v et dépasse sous la ligne, tantôt oncial et dépasse largement au dessus de la ligne dans un style qui rappelle le style β/γ de la période paléologue ; le β peut avoir un tracé oncial arrondi ou un tracé minuscule ; le φ présente tantôt un tracé comprenant une boucle supralinéaire, tantôt c’est un simple rond barré par un trait vertical. Enfin la ligature ε/ρ est souvent faite en as de pique et le tracé des doubles λ, où le second empiète sur le premier, est visible dans les trois niveaux de texte.
On peut se demander si ce copiste est responsable de la Vie d’Homère ou non. Il est certain que le texte, copié dans une encre très claire, présente des différences avec l’écriture cursive utilisée pour le commentaire et la paraphrase : l’aspect général est différent. Cependant l’examen détaillé des tracés montre que c’est probablement le copiste principal qui est responsable de ce texte introducteur. Il a utilisé, dans cette partie du manuscrit, une écriture assez carrée et moins liée que dans le Commentaire, une écriture peut-être plus proche de l’écriture calligraphique qui sert à la copie des vers d’Homère. En outre, le copiste principal a été aidé très ponctuellement dans sa tâche, dans la partie inférieure du f. 8r, par un copiste (B) qui aère davantage le texte et qui présente une écriture assez caractéristique de la période paléologue. Le tracé des ρ, dont la hampe inférieure fait comme un coude, des π, qui penchent légèrement à droite, des ν, des ω qui sont très larges, permet de différencier nettement cette écriture de celle du copiste A. Il semble que B soit également responsable de la majeure partie du f. 26v (colonne de gauche ligne 20 à la fin de la colonne de droite).
Le copiste principal semble avoir eu un collaborateur (C). L’écriture de ce dernier, tout en étant assez proche de celle du copiste A, est moins régulière. C est responsable du commentaire à partir du f. 11r, les vers de l’Iliade étant toujours de la main du copiste principal. La fin de l’intervention de cette main n’est pas flagrante. On peut toutefois proposer le f. 27r, où la colonne de droite uniquement semble être le travail de C tandis que celle de gauche serait due à A. Dans les pages qui sont à sa charge, le copiste C fait preuve de plus ou moins d’application. Lorsqu’il s’applique davantage, son écriture tend à se rapprocher de celle de A. Un certain nombre de tracés permettent de les différencier, notamment celui du ν. La mise en page de C est assez brouillonne et les initiales ne sont rubriquées que ponctuellement.
Au f. 52v, la colonne réservée à la paraphrase est copiée par une autre main (D), qui utilise une encre très claire. C’est cette main qui copie la paraphrase aux ff. 57r, 58r et qui insère des gloses du f. 46r au f. 52v. Au f. 58r, elle s’interrompt brusquement dans son travail de copie de la paraphrase.
Le quarante-huitième cahier, composé de 9 folios (ff. 366-374), fait l’objet d’un traitement différent, par rapport au reste du manuscrit. Premièrement, la mise en page change : la page ne comporte plus, comme le faisait A, un cadre pour le commentaire et un cadre pour les vers. Elle présente en effet les vers en position centrale et le commentaire est inséré sur le pourtour. Chaque rectrice porte un vers, à la différence de ce que faisait A. La réglure est tracée à la pointe sèche de façon beaucoup plus énergique que dans le reste du manuscrit et les rectrices sont nettement visibles, ce qui n’est pas toujours le cas dans les autres cahiers. Un seul et même copiste (E) se charge du commentaire d’Eustathe. Son écriture, de style bêta/gamma, est très proche de celle de B. Néanmoins il existe des tracés assez divergents (notamment celui du β, qui chez E ressemble un peu à un cœur) qui font que B=E nous semble impossible. La répartition des tâches dans ce cahier est pour le moins chaotique : E copie les commentaires marginaux en interrompant parfois son travail (ff. 369r-370r, 372v-373r, 374v) mais il se charge aussi, à un autre moment (l’encre est de couleur différente), de copier les premiers vers du chant IX (f. 366r). Pour le reste de la copie de l’Iliade, la répartition des tâches est très surprenante. Il faut attribuer à A la copie de la fin des colonnes des ff. 366v (à partir du vers 16) et 367r (à partir du vers 15). Il semblerait que ce soit le copiste C qui se charge du début de la colonne sur ces deux mêmes folios. Le copiste A termine le f. 367r sur le vers 117 du chant IX et copie les quatre vers suivants en haut du f. 367v, à peu près au centre de la marge. Le copiste C continue cette copie mais en décalant sur la droite la colonne de vers, afin de permettre l’insertion du commentaire dans la marge externe. Ce qui fait que pour le seul f. 367v on a quatre vers de la main de A, le reste des vers de la main de C et le commentaire de la main de E. C poursuit la copie des vers jusqu’au bas du f. 369v. Une nouvelle rupture intervient au f. 370r. Un dernier copiste se charge en effet des vers du f. 370r au f. 374v. Il est, dans un premier temps, très tentant de voir là à nouveau le travail de A. Les deux mains sont extrêmement proches. Cependant nous aurions tendance à voir là la main d’un copiste supplémentaire (F). Cette écriture, d’aspect plus archaïque, présente plusieurs caractéristiques qui ne sont pas, ou du moins pas aussi nettes, dans A. Tout d’abord la hampe des deltas est disproportionnée par rapport au tracé des autres lettres (ce qui s’observe aussi chez A, mais pas de façon aussi systématique). Ensuite, ce mouvement vers la gauche de la hampe des deltas est souligné par le mouvement de la barre des alphas, qui lui est parfois parallèle. Enfin, les doubles lambas descendent assez nettement sous la ligne, ce qui n’est pas le cas chez A, et F ne connaît pas le tracé oncial des β qu’utilise souvent A. Ce dernier reprend son travail au f. 375r.

Le manuscrit a été annoté par plusieurs copistes. Un premier annotateur (G) intervient discrètement à l’encre noire dans les vers d’Homère (voir par exemple les ff. 32v-33r). Il ajoute des signes de ponctuation, ajoute ou modifie parfois les accents et esprits et au besoin ajoute les vers omis. Un second annotateur (H) rajoute des commentaires marginaux à l’encre brune tirant sur le jaune. A partir du f. 92r, cet annotateur utilise l’encre noire. Il relie ces commentaires au texte par des signes de renvoi et corrige parfois le texte d’Eustathe. Un troisième annotateur ajoute quelques mots dans les marges à partir du f. 123r (I). C’est vraisemblablement la main d’un humaniste italien. Un quatrième annotateur (J) intervient à partir du f. 248r pour insérer quelques commentaires et schémas (ff. 257v, 266r, 398r, 452r) dans une encre noire tirant sur le gris vert. On trouve sa main assez régulièrement dans les marges de la fin du manuscrit ainsi que dans l’espace situé entre les vers. D’après ses annotations, on comprend qu’il s’intéresse moins au Commentaire d’Eustathe qu’au poème de l’Iliade lui-même.
Aux ff. 413r, 418r, 435r, 439r, 445v le copiste A a laissé des espaces libres au milieu des lignes, vraisemblablement pour indiquer une lacune ou un passage corrompu dans son modèle. Les ff. 11v, 239v et 365v sont blancs.
La mise en page, lorsqu’elle est due à A, est assez régulière : textes et vers se succèdent. Parfois le commentaire occupe une page entière. Les vers sont copiés une rectrice sur deux. Surface écrite (nous donnons ici les moyennes, sans inclure le cahier 48) : 260×180 mm. Marge externe : 43 mm. Marge interne : 10 mm. Marge supérieure : 35 mm. Marge inférieure : 44 mm. Chaque page comporte au maximum 20 vers et 40 lignes de prose. À partir du f. 408r et jusqu’à la fin du manuscrit, le copiste A ne saute plus une rectrice entre chaque vers.
Notice d’Ange Vergèce au folio de garde antérieure [I]r : Ἰλιὰς Ὁμήρου μετ’ἐξηγήσεως, Εὐσταθίου ἀπὸ ἀρχῆς ἕως τοῦ μ. Εἰσὶ δέ τινα τεχνολογήματα περὶ τοῦ Ὁμήρου καὶ τῆς ποιίσεως (sic) γεγραμμένα πρότερον.

DECORATION :
Le manuscrit comporte, au début de chaque chant, des bandeaux qui sont très travaillés. Le quarante-huitième cahier, qui porte le début du chant IX, s’ouvre sur un bandeau d’un style un peu différent. Un certain nombre d’initiales ornées et rubriquées sont travaillées sur la forme de poissons (ff. 150v, 158v). Du f. 15r au f. 25r les gloses et initiales sont rubriquées ou tracées à l’encre bleu ciel.

MATIERE :
Le corps du manuscrit est composé d’un parchemin de qualité variable mais dans l’ensemble plutôt moyenne, au vu notamment du nombre élevé de trous. Le premier cahier présente un parchemin sensiblement plus fin que dans le reste du manuscrit. La loi de Gregory est respectée. Les trous ont été la plupart du temps bouchés avec de petites pièces de parchemin. Il subsiste toutefois des trous non bouchés (ff. 85, 371 par exemple). D’autres ont des déchirures qui ont été recousues en surjet (ff. 30 et 389). Par endroits le parchemin a fait l’objet de restaurations.
Les deux premiers folios de garde antérieure et les deux derniers folios de garde postérieure sont en papier. L’écart moyen des fils de chaîne est de 20 mm et le filigrane (21 mm × 16 mm) représente les lettres P et S dans un écu. Ce filigrane est très proche de la marque 9666 dans Briquet, qui est une marque de provenance française. Elle est attestée à Paris en 1547. On retrouve ce papier utilisé comme folio de garde dans d’autres manuscrits ou imprimés reliés aux armes de François Ier ou de Henri II (voir par exemple les Parisini gr. 2679, 2686, 2698, 2699, 2700, 2703). Le folio de garde antérieure III et le folio de garde postérieure I sont en parchemin.

FOLIOTATION :
La foliotation est apposée dans l’angle supérieur externe à l’encre noire. Elle est postérieure aux restaurations du parchemin, comme on peut le voir aux ff. 78, 84, 97, 110, 128, 194, 198, 201, 202, 271, 291, 296 (le numéro est apposé sur la bande de parchemin qui remplace la marge externe du folio originel). Le foliotateur a omis le numéro 312, utilisé deux fois le numéro 439 et omis de numéroter le folio qui se situe entre l’actuel folio 452 et l’actuel folio 453. Une main moderne a ajouté, au crayon de papier, le numéro 452 bis pour ce dernier folio. Elle a aussi rajouté le mot ‘bis’ après le deuxième numéro 439. Ce faisant le dernier folio est numéroté 484. Les trois erreurs du foliotateur reviennent en effet à ajouter un folio et à en retrancher 2.

CAHIERS :
Le manuscrit comporte 62 cahiers, essentiellement des quaternions.
1×6 (6) + 1×4 (10) + 5×8 (50) + 1×6 (56) + 1×8 (64) + 1×10 (74) + 2×8 (90) + 1×6 (96) + 4×8 (128) + 1×5 (133) + 3×8 (157) + 1×9 (166) + 3×8 (190) + 1×7 (197) + 5×8 (237) + 1×6 (243) + 4×8 (275) + 1×7 (282) + 9×8 (354) + 1×10 (364) + 1×9 (373) + 14×8 (485).
Le manuscrit comporte 485 folios. Le folioteur finit par le numéro 484 dans la mesure où il a commis trois erreurs.

SIGNATURES :
Le manuscrit porte la trace de trois systèmes de signatures.
Le premier commence au premier folio et utilise les lettres grecques. Les signatures sont doubles, à l’encre rouge, dans la marge inférieure du recto du premier folio et du verso du dernier folio (uniquement pour le premier cahier) pour les deux premiers cahiers. Puis elles sont simples et à l’encre noire. En outre elles apparaissent parfois dans la marge supérieure du recto du premier folio du cahier.
Un second système de signatures utilise les lettres latines, inscrites à l’encre noire, suivies du numéro de folio.
Enfin un troisième système signe le premier et parfois le dernier folio des cahiers en lettres grecques. Il est décalé par rapport au premier car il commence au troisième cahier, c’est-à-dire avec le poème d’Homère. Les signatures, portées à l’encre noire ou rouge dans la marge inférieure, sont parfois doubles. Ces signatures ne vont pas jusqu’au bout du manuscrit.

PIQÛRES :
Pas de piqûre conservée.

REGLURE :
Réglures simples, tracées à la pointe sèche, des types Leroy-Sautel 00D1 et 00D2.

RELIURE :
Reliure à la grecque en maroquin brun aux armes de Henri II. La tranchefile, sur deux étages, est faite de fils blancs et bleus. Au centre des filets et autour du médaillon central (identique à Olivier-Hermal-de Roton, planche 2488, fer 4) se trouve un semé héraldique bicolore de fers représentant des fleurs de lys, la capitale H couronnée et trois croissants. En tête et en queue du dos, qui porte lui-même un semé de fleurs de lys dorées et de capitales couronnées, se trouvent des croisillons. Les plats supérieur et inférieur portent la trace de quatre boulons, aux angles des filets, et sur le plat inférieur se voit la trace de quatre fermoirs, deux en gouttière, un en queue et un en tête. Le dos des plats est couvert d’un papier qui porte un texte manuscrit en latin, copié sur deux colonnes.
Au dos du plat supérieur a été collée la brève notice rédigée par Du Cange.

ESTAMPILLES :
Estampille utilisée par la Bibliothèque royale au XVIIe siècle (modèle Josserand-Bruno n°1) aux ff. 1r et 484v.

Historique de la conservation

H. Omont propose une datation au XIIIe siècle pour ce manuscrit tandis qu’A. Cataldi Palau évoque le XIVe siècle. Les écritures de B et E font plutôt penser à la période paléologue et par conséquent à la fin du XIIIe siècle.
Au f. 484v se trouve une note qu’A. Cataldi Palau a attribuée à Marc Musurus et qu’elle transcrit ainsi (1994, p. 148) : ἅπαν ὁ Μουσοῦρος ἀνελέξατο μέχρι τῆς ἐσχάτης συλλαβῆς ὅτε δημοσία τὸν / Ὅμηρον Ἐνετίησι ἡρμήνευε τοῖς εὐπατρίδαις. ,αφιδ’ μηνὸς ὀκτωβ. Ιζ’. La note est en partie effacée, notamment au niveau des quatre premiers mots. Le nu éphelcystique de Ἐνετίησι est effacé mais bien lisible à la lampe de Wood. Un peu en dessous se trouve le décompte du nombre de feuillets : « so[no] carte 484 ». Enfin, au dessus de la note de Musurus se trouve un distique qui a été complètement effacé et qui n’est plus lisible, même à la lampe de Wood. La note de Musurus a été apposée à Venise le 17 octobre 1514, date à laquelle il enseignait la littérature grecque aux jeunes nobles (τοῖς εὐπατρίδαις) de la Sérenissime. Elle nous apprend qu’une de ses leçons portait sur Homère, poète qu’il avait déjà expliqué lorsqu’il enseignait à Padoue (cf qu’A. Cataldi Palau, p. 150).
Le manuscrit a fait partie de la bibliothèque de l’imprimeur vénitien Jean-François d’Asola, dont il porte l’ex libris au f. 1r, marge inférieure (« A me Io. Francisco Asulano »). Les manuscrits de Jean-François d'Asola ont quitté Venise pour la Bibliothèque royale de Fontainebleau vers 1543.
La bibliothèque de Fontainebleau conservait cinq manuscrits des commentaires d’Eustathe à l’Iliade et l’Odyssée. Le Paris. gr. 2703 est le seul de l’Odyssée. Les Parisini gr. 2697, 2698, 2699 et 2700 contiennent les commentaires à l’Iliade. Le premier de ces quatre manuscrits date du XIIIe siècle et provient de Jean-François d’Asola donc. Le second est entré dans les collections de la bibliothèque royale via Guillaume Pellicier. Pour les deux derniers, qui forment visiblement un ensemble (même main, en partie, même réglure, même papier, même mise en page etc.), les modalités d’entrée ne sont pas connues.

Présentation du contenu

(ff. 1r-10v) Vie d’Homère, attribuée à Plutarque, éd. T.W. Allen, Homeri opera, Oxford, Clarendon Press, 1912, p. 239-245 : absence de titre.
(ff. 11r-484v) Homère, Iliade, chants I-XII et Eustathe de Thessalonique, Commentaire à l’Iliade, chants I-XII, éd. M. van der Valk, Eustathii archiepiscopi Thessalonicensis commentarii ad Homeri Iliadem pertinentes, Leiden, Brill, 1971-1987 : (f. 11r) En lettres calligraphiques sont copiés les sept premiers vers de l’Iliade ; (ff. 12r-93v) Chant I, [titre] Τοῦ μακαριτωτάτου θεσσαλονίκης κυροῦ Εὐσταθίου βιβλίον πρῶτον τῶν τῆς Ἰλιάδος παρεκβολαί ; (ff. 93v-182r) Chant II ; (ff. 182v-208v) Chant III ; (ff. 209r-239r) Chant IV ; (ff. 240r-282v) Chant V ; (ff. 283r-311r) Chant VI, [titre] Ἰλιάδος ζῆτα Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 313r-337r) Chant VII, [titre] Ἰλιάδος η’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 338r-365r) Chant VIII, sans mention de titre ; (ff. 366r-374v) Chant IX, [titre] Ἰλιάδος ι’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 375r-414r) Chant X, sans mention de titre ; (ff. 414v-462v) Chant XI, [titre] Ἰλιάδος λ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 463r-484v) Chant XII, [titre] Ἰλιάδος μ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας.

Bibliographie


A. Cataldi Palau, « Su alcuni Umanisti possessori di manoscritti greci », Studi Umanisti Piceni, XIV, 1994, p. 146-150.

A. Cataldi Palau, Gian Francesco d’Asola e la tipografia aldina : la vita, le edizioni, la biblioteca dell’Asolano, Genova, SAGEP, 1998.

A. Cataldi Palau, « La vita di Marco Musuro alla luce di documenti e manoscritti », Italia medioevale e umanistica, 45, 2004, p. 295-369.

D. Muratore, La biblioteca del cardinale Niccolò Ridolfi, Hellenica 32, Alessandria, Edizioni dell'Orso, 2009, p. 394, note 40.

H. Omont, Catalogues des manuscrits grecs de Fontainebleau sous François Ier et Henri II, Paris, Impr. nationale, 1889.

F. Pontani, Sguardi su Ulisse. La tradizione esegetica greca all’Odissea, Rome, Edizioni di Storia e Letteratura, 2005, note p. 483.

D. Speranzi, « La scrittura di Marco Musuro. Problemi di variabilità sincronica e diacronica », dans A. Bravo Garcia (éd.), The Legacy of Bernard de Montfaucon: Three Hundred Years of Studies on Greek Handwriting. Proceedings of the Seventh International Colloquium of Greek Palaeography (Madrid - Salamanca, 15-20 September 2008), Bibliologia, 31, Turnhout, Brepols, 2010, p. 187-196, 775-779.

M. van der Valk, Eustathii archiepiscopi Thessalonicensis commentarii ad Homeri Iliadem pertinentes, Leiden, Brill, 1971-1987, p. 45.

J. Vassis, Die handschriftliche Überlieferung der sogenannten Psellos-Paraphrase der Ilias, Hambourg, Universität Hamburg, 1991, p. 15, note 75.

Notice d'H. Omont issue de l'Inventaire sommaire des manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale (1888) :
Grec 2697. Eustathii Thessalonicensis commentarius in Homeri Iliadis libros XII. priores, una cum textu (11) ; — præmittitur Plutarchi (vel Dionysii Halicarnassei) tractatus de Homerica poesi (1).
XIII siècle. Parchemin. 484 fol. (Fontebl.-Reg. 2196.) Moyen format.

Informations sur le traitement

Notice rédigée par Morgane CARIOU.

Documents de substitution

Microfilm en noir et blanc. Cote de consultation en salle de lecture : MF 28524. Cote de la matrice (pour commander une reproduction) : R 9023.