Département des Manuscrits > Grec > Ancien fonds grec > Grec 2674-2780

Grec 2690

Cote : Grec 2690  Réserver
Ancienne cote : Hurault B 11
Ancienne cote : Rigault I 12
Ancienne cote : Dupuy I 12
Ancienne cote : Regius 2787
Paraphrase de l’Iliade attribuée à Psellos.
Première moitié du XVIe siècle.
Ce document est rédigé en grec .
Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits

300×206 mm
[I-III]+1-247+[I-III]

ECRITURE :
Trois copistes sont intervenus dans ce manuscrit. Le premier copiste, anonyme, est responsable des ff. 1r-108r. Le second copiste (ff. 108v-233v) a une écriture proche de celle d’Aristoboule Apostolis (RGK II, 38), mais elle présente un aspect moins régulier. Le troisième copie les derniers folios (ff. 234r-247v), à l’encre noire, à la différence des deux premiers copistes qui utilisent l’encre brun jaune. Son écriture penche sur la droite. Le premier copiste inscrit les vers d’Homère à l’encre rouge clair. Le second copiste reprend ce choix de mise en page en notant à l’encre rouge vermillon les vers. Le dernier copiste n’utilise aucune rubrication. Il fait un certain nombre d’erreurs.
Surface écrite pour le premier copiste : 187×125 mm. Marge externe : 62 mm. Marge supérieure : 34 mm. Marge inférieure : 78 mm. Marge interne : 20 mm. Nombre de lignes par page : en moyenne 33.
Surface écrite pour le second copiste : 227×125 mm. Marge externe : 60 mm. Marge supérieure : 28 mm. Marge inférieure : 40 mm. Marge interne : 18 mm. Nombre de lignes par page : en moyenne 32.
Surface écrite pour le dernier copiste : 220×115 mm. Marge externe : 64 mm. Marge supérieure : 36 mm. Marge inférieure : 43 mm. Marge interne : 25 mm. Nombre de lignes par page : en moyenne 29.
Le f. 64v est blanc.
Un annotateur a ajouté quelques manicules dans les marges des premiers folios (ff. 11v, 12v par exemple). Peut-être est-ce la même main qui corrige à l’encre brun jaune la paraphrase du dernier chant tout en ajoutant une réclame dans la marge inférieure interne du f. 241v. Un autre annotateur a ajouté la lettre symbolisant chaque chant en titre courant, dans la marge supérieure.

DECORATION :
Les deux premiers copistes ont tracé un petit bandeau simple, à l’encre rouge, au début de chaque chant.

MATIERE :
Le papier du manuscrit est plié in-folio. On peut observer cinq filigranes dans ce manuscrit, la plupart ont des contremarques.
Un premier filigrane représente une ancre dans un cercle surmonté d’une étoile. Il est proche du numéro 119148 du répertoire en ligne de Piccard (filigrane attesté en 1513), mais il faut ajouter à cette marque la présence d’une contremarque, à l’angle du feuillet, et proche de celle que l’on observe dans le numéro 513 (ancre) de Briquet, qui est attesté en 1536-1546. Un second filigrane représente une tête de bœuf voisine du numéro 64285 dans le répertoire en ligne de Piccard (attesté en 1543 à Brauneck). Un troisième filigrane représente un chapeau de cardinal. Il est accompagné d’une contremarque qui a pour forme la lettre P. Il est voisin du numéro 3497 dans Briquet (attesté en 1528). Un quatrième filigrane représente une balance dans un cercle avec un plateau de forme ronde et un autre de forme triangulaire. Il est surmonté d’une étoile et accompagné d’une contremarque. Il est voisin du numéro 117458 (attesté en 1537) dans le répertoire en ligne de Piccard. Enfin un cinquième filigrane, en fin de manuscrit, représente une tête de bœuf surmontée d’une croix à double contour. Sous la figure se trouvent les lettres B et C. Les 20 derniers folios sont criblés de petits trous.
Le papier des folios de garde est plié in-folio. Il présente comme filigrane un croissant disposé à la verticale. L’écart moyen des fils de chaîne est de 22 mm. Les répertoires de filigranes ne présentent pas de marque identique.

FOLIOTATION :
Foliotation moderne, dans l’angle supérieur externe, à l’encre grise.

CAHIERS :
Le manuscrit est composé de trente-deux cahiers, la plupart des quaternions.
13×8 (104) + 1×4 (108) + 15×8 (228) + 1×5 (6-1) (233) + 1×8 (241) +1×6 (247).
Le trentième cahier est un ternion amputé de son dernier folio. Le talon, sur lequel on peut voir la trace de quelques lettres, est collé au folio précédent.
Le second copiste insère des réclames à la fin de chaque cahier, ce qui n’est pas le cas du premier copiste.

SIGNATURES :
Les cahiers dus au premier copiste sont signés par des lettres grecques de α’ à ιβ’, qui est la dernière signature visible, au f. 89r. La première signature a été en partie rognée. Ce système de signatures semble être de première main.

PIQÛRES :
Absence de piqûres.

REGLURE :
La réglure, tracée légèrement à la pointe sèche, est du type Leroy-Sautel 00D1 et parfois du type 10D1m. Le premier copiste s’appuie sur les lignes de justification verticales pour mettre en forme son texte tandis que le second décale souvent sa copie par rapport aux lignes de justification.

RELIURE :
Reliure réalisée en France pour Boistaillé, entre 1563 et 1572. Reliure en maroquin brun sur ais de bois. Médaillon azuré losangé placé au milieu des plats (cf Laffitte M.-P., p.68, fig. g. N° 5), qui sont eux-mêmes encadrés par un filet doré. Fleuron doré au dos. Les tranches sont dorées. Les plats portent la trace discrète de deux fermoirs, tous deux en gouttière.

ESTAMPILLES :
Estampille utilisée par la Bibliothèque royale au XVIIe siècle (modèle Josserand-Bruno n°1) aux ff.1r et 247v.

Historique de la conservation

Le manuscrit semble avoir appartenu à Aristoboule Apostolis en premier lieu. Puis il a appartenu à Georges comte de Corinthe, neveu et élève de l’archevêque de Monemvasie, (qui possédait aussi le Paris. gr. 1358), comme l’indique l’ex libris en partie effacé, de la marge supérieure du f. 1r : Ἡ παροῦσα βίβλος κτῆμα Γεωργίου κόμητος τοῦ Κορινθίου (ce manuscrit a été omis par D. Pingree). C’est vraisemblablement lui qui a apporté ce manuscrit en Italie, à Venise, aux alentours de 1540. Après la mort de ce dernier possesseur (avant 1560), le manuscrit a été acheté à Venise par Jean Hurault de Boistaillé, comme l’indique l’ex libris de sa main, au f. 1r : « Ex bibliotheca Jo. Huraltii Boistallerii. Emi a Nicolao graeco coro 4. ». Jean Hurault de Boistaillé a séjourné à Venise entre 1561 et 1564, période au cours de laquelle il a dû acquérir ce manuscrit, qui portait la côte 37 (visible au milieu de la marge inférieure du premier feuillet) dans sa bibliothèque. La bibliothèque de Boistaillé a été achetée à la famille Cheverny en 1622 par la Bibliothèque du roi.
Le Parisinus gr. 2690 porte le sigle b dans l’histoire de la transmission du texte de la paraphrase de l’Iliade attribuée à Psellos. J. Vassis a montré (p. 164-167) qu’il s’agit d’un apographe du Vindobonensis phil. gr. 63 (G), manuscrit dans lequel les paraphrases des vers 494-877 du chant II et 793-804 du dernier chant sont également manquantes. Ce manuscrit a un apographe, qui est le Monac. gr. 88. Le copiste du Vindobonensis suppl. gr. 62 (s) a utilisé ponctuellement le Parisinus gr. 2690 comme modèle. Il a également servi de base à l’édition de I. Bekker.

Présentation du contenu

(ff. 1r-247v) Paraphrase attribuée à Psellos de l’Iliade, éd. I. Bekker, Παράφρασις τῆς Ὁμήρου Ἰλιάδος, Berlin, 1827 : (ff. 1r-10r) Paraphrase du chant I, [titre] Ἰλιάδος ἄλφα Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 10r-17v) Paraphrase du chant II, [titre] Ἰλιάδος βῆτα Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς βῆτα Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 18r-25r) Paraphrase du chant III, [titre] ἀρχὴ καὶ ὑπόθεσις τῆς γάμμα Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς γάμμα Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 25v-34r) Paraphrase du chant IV, [titre] ἀρχὴ τῆς δέλτα Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος δέλτα Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 34v-48v) Paraphrase du chant V, [titre] ἀρχὴ τῆς ε’ καὶ ὑπόθεσις Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς ε’ ὑποθέσεως ; (ff. 49r-57r) Paraphrase du chant VI, [titre] Ἰλιάδος ζῆτα Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς ζ’; (ff. 57v-64r) Paraphrase du chant VII, [titre] Ἰλιάδος η’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς ἦτα ῥαψῳδίας Ὁμήρου ; (ff. 65r-73v) Paraphrase du chant VIII, [titre] ἀρχὴ τῆς θ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς θ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 74r-85r) Paraphrase du chant IX, [sans mention de titre] ; (ff. 85v-94r) Paraphrase du chant X, [titre] Ἰλιάδος κ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 95r-108r) Paraphrase du chant XI, [titre] ἀρχὴ τῆς λάμβδα Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τοῦ λ’; (ff. 108v-116r) Paraphrase du chant XII, [titre] ἀρχὴ τοῦ μ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τοῦ μ’ ; (ff. 116v-130r) Paraphrase du chant XIII, [titre] ἀρχὴ τῆς ν’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τοῦ ν’ ; (ff. 130v-138v) Paraphrase du chant XIV, [titre] ἀρχὴ τῆς ξ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τοῦ ξ’; (ff. 139r-150v) Paraphrase du chant XV, [titre] ἀρχὴ τῆς ο’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς ο’ Ὁμήρου Ἰλιάδος ; (ff. 151r-164v) Paraphrase du chant XVI, [titre] ἀρχὴ τῆς π’ Ὁμήρου Ἰλιάδος ; (ff. 164v-176v) Paraphrase du chant XVII, [titre] ἀρχὴ τῆς ρ’ Ὁμήρου Ἰλιάδος, [titre final] τέλος τῆς ρ’ Ὁμήρου Ἰλιάδος ; (ff. 176v-186v) Paraphrase du chant XVIII, [titre] σίγμα δὲ τεύχεα τεῦξε καμὼν Ἥφαιστος Ἀχιλλεῖ, [titre final] τέλος τῆς σ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 186v-193r) Paraphrase du chant XIΧ, [titre] ἀρχὴ τῆς ταῦ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς ταῦ ; (ff. 193v-201v) Paraphrase du chant XΧ, [titre] ἀρχὴ τῆς υ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς υ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 201v-211r) Paraphrase du chant XΧI, [titre] ἀρχὴ τῆς φ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς φ’ Ὁμήρου Ἰλιάδος ; (ff. 211r-219r) Paraphrase du chant XΧII, [titre] ἀρχὴ τῆς χ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς χ’ Ὁμήρου Ἰλιάδος ; (ff. 219v-233v) Paraphrase du chant XΧIII, [titre] ἀρχὴ τῆς ψ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας, [titre final] τέλος τῆς ψ’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας ; (ff. 234r-247v) Paraphrase du chant XΧIV, [titre] ἀρχὴ τῆς ω’ Ὁμήρου ῥαψῳδίας [le titre n’est pas de première main], [titre final] τέλος.

Bibliographie


I. Bekker, Παράφρασις τῆς Ὁμήρου Ἰλιάδος, Berlin, 1827, p. 811.

D. Jackson, « The Greek Manuscripts of Jean Hurault de Boistaillé », Studi italiani di filologia classica, 2, 2004, p. 209-252, p. 221.

M.-P. Laffitte, « Une acquisition de la Bibliothèque du roi au 17ème siècle : les manuscrits de la famille Hurault », Bulletin du bibliophile, Paris, 2008, p. 42-98.

M.-P. Laffitte, « Inventaire des manuscrits de la famille Hurault », Libraria, Éditions d’inventaires. Ædilis, Sites de programmes scientifiques, 4 [En ligne], 2009.

A. Ludwich, Aristachs Homerische Textkritik nach den Fragmenten des Didymos, vol. 2, Leipzig, 1885, p. 483-552.

B. Mondrain, « Copistes et collectionneurs de manuscrits grecs au milieu du XVIe siècle. Le cas de Johann Jakob Fugger d’Augsbourg », ByzZ, 84-85, 1991-1992, p. 382.

D. Pingree, «The Library of George, Count of Corinth », Texte und Untersuchungen zur Geschichte der altchristlichen Literatur, 124, 1977, p. 351-362.

J. Vassis, Die handschriftliche Überlieferung der sogenannten Psellos-Paraphrase der Ilias, Hambourg, Universität Hamburg, 1991, p. 43-45, 164-167.

Notice d'H. Omont issue de l'Inventaire sommaire des manuscrits grecs de la Bibliothèque nationale (1888) :
Grec 2690. Homeri Iliadis metaphrasis, [auctore Michaele Psello (?)] : Τὴν ὀργὴν εἶπε...
XV-XVI siècles. Papier. 247 fol. (Hurault.-Reg. 2787.) Moyen format.

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Notice rédigée par Morgane CARIOU.

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