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Français 22970

Cote : Français 22970  Réserver
Ancienne cote : Richelieu 132
Ancienne cote : Sorbonne 401
Justinien, Institutiones , traduction française sous le titre Institutes ; Novellae, traduction française sous le titre Authentiques ; Codex constitutionum (livres X, XI, XII), traduction française sous le titre Code.
XIVe (début)
Ce document est rédigé en français.
Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits
France, Paris ? .

Huit petites peintures :
Institutes : f. 2 (début du volume, Livre I) ; f. 13 (Livre II) ; f. 34v (Livre III) ; f. 53 (Livre IV).
Authentiques : f. 71 (début du texte).
Code : f. 223 (Livre X) ; f. 247 (Livre XI) ; f. 261 (Livre XII).

Décoration secondaire :
Lettre à antenne (12 l.) au f. 1, marquant le début du volume.
Au début des différentes divisions du texte, initiales vignettées (3 à 8 l.)
Au début des chapitres, initiales filigranées champies ou de couleur.

Parchemin ; 289 ff. précédés de 2 gardes de papier et d’une garde de parchemin ; suivis d’une garde de parchemin et de 2 gardes de papier ; contregardes de papier reliure ; 325 x 220 mm (justification : 240 x 150 mm).

36 cahiers : f. 1 (feuillet de garde), 18 (ff. 2-9), 28 (ff. 10-17), 38 (ff. 18-25), 48 (ff. 26-33), 58 (ff. 34-41), 68 (ff. 42-49), 78 (ff. 50-57), 88 (ff. 58-65), 98 (ff. 66-73), 108 (ff. 74-81), 118 (ff. 82-89), 128 (ff. 90-97), 138 (ff. 98-105), 148 (ff. 106-113), 158 (ff. 114-121), 168 (ff. 122-129), 178 (ff. 130-137), 188 (ff. 138-145), 198 (ff. 146-153), 208 (ff. 154-161), 218 (ff. 162-169), 228 (ff. 170-177), 238 (ff. 178-185), 248 (ff. 186-193), 258 (ff. 194-201), 268 (ff. 202-209), 278 (ff. 210-217), 288 (ff. 218-225), 298 (ff. 226-233), 308 (ff. 234-241), 318 (ff. 242-249), 328 (ff. 250-257), 338 (ff. 258-265), 348 (ff. 266-273), 358 (ff. 274-281), 368 (ff. 282-289).

Réclames à l’encre brune ou rouge, parfois inscrites dans un cadre à la plume. Signatures de cahiers. F. 70v et 222v, marquant la division des trois textes, blancs. Déchirures de certains feuillets.
Annotations marginales.

Réglure à l’encre.

Reliure de maroquin rouge (XVIIe s.) aux armes de Richelieu sur les plats et au dos. Titre au dos : « INSTITUTES DE JUSTINIAN. ». Tranches dorées.

Aux ff. 2 et 289v, estampilles de la Bibliotheque de Sorbonne et de la Bibliothèque nationale (Révolution, 1792-1802) correspondant au modèle Josserand-Bruno, pl. type 17.

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Historique de la conservation


Ce manuscrit, qui avait échappé à Léopold Delisle (Recherches, 1907), a été récemment identifié par Marie-Hélène Tesnière comme ayant appartenu au roi Charles V. Il est répertorié dans tous les inventaires de la Librairie du Louvre établis entre 1380 et 1424 :
1° inventaire de Gilles Malet établi en 1373 et récolé en 1380 par Jean Blanchet [Inv. A] : « Code, couvert de cuir a queue » (BnF, ms. Français 2700, f. 5, art. 54 ) ; copie du même inventaire, 1380 [inv. B] : même description (BnF, ms. Baluze 397, f. 2, art. 54)
2° inventaire de 1411 [Inv. D] : « Item un livre de Code, couvert de cuir a queue, escript de lettre de forme, en françois, a deux coulombes, commençant ou second fueillet : gens pour ce que, et ou derrenier :tres pour aucune besongne, ouquel livre est l’Institute au commencement, a quatre fermouers de cuivre » (BnF, ms. Français 2700, f. 55, art. 25) ;
3° inventaire de 1413 [inv. E] : même description que D (BnF, ms. Français 9430, f. 2v, art. 24)
4° inventaire de 1424 [inv. F] : « Item un petit volume, en françois, contenant Institute, les Collations, et .III. Livres du Code, couvert de cuir vert a queue, escript de lettre de forme et en françois, a deux coulombes, commanceant ou .II.e fo. : pour ce que, et ou dernier : -tres pour aucune besongne, a .IIII. fermouers de cuivre : IIII l. p. » (Bibliothèque Mazarine, ms. 2030, f. 3, art. 13). Le manuscrit fut alors prisé 40 sous parisis.
L’identification des incipit confirme que le ms. Français 22970 peut être identifié au manuscrit décrit dans les inventaires : Le f. 2 commence par les mots : genz. Pour ce que [toute gent…] ». Les mots-repère du dernier feuillet figurent à la première ligne du f. 289 : « -trees pour aucune besoigne [il face…] ».
Les collections de Charles V comptaient plusieurs exemplaires de la traduction française des textes de lois de Justinien. Six d’entre eux sont actuellement conservés à la Bibliothèque nationale : les mss Français 495, Français 498, Français 1064, Français 20118, Français 20120, Français 22970. Le contenu du ms. Français 22970 est identique à celui du Français 498 (voir la notice du ms. sur la base : http//archivesetmanuscrits.bnf.fr).

Le manuscrit faisait partie au XVIIe siècle des collections du cardinal de Richelieu dont il porte les armes sur les plats et au dos de la reliure (« d’argent à trois chevrons de gueules ») : voir Olivier, Hermal, Roton, Manuel de l’amateur de reliures armoriées françaises, 4e Série, Paris, 1925, pl. 405). Il est répertorié dans les catalogues rédigés du vivant de Richelieu (avant 1643) : cf. Catalogus Bibliothecae cardinalis Richelii : « 132. Les Instituts de Justinian, avec les livres du Code, fol., sur velin, sans couverture. X4.29 » (BnF, ms. Latin 10384, f. 50v, n° 132).La cote inscrite dans la marge supérieure du f. 2 est accompagnée du titre : « Institutes de Justinien ».
Le volume porte au verso du f. 1 la signature du libraire Blaise qui, assisté de Vitré, parapha les livres du cardinal, en 1643 et 1644, et en dressa un inventaire (n° 2773) avec les prix d’estimation.

En 1660, à la suite d’un arrêt du Parlement du 14 février, la collection du Richelieu fut transférée à la Bibliothèque de la Sorbonne dont le manuscrit porte l’estampille aux f. 2 et 289v. Le volume est répertorié sous le n° 401 dans la Catalogi altera pars continens codices manuscriptos e bibliotheca Richeliana in Sorbonicam translatos : « 401. codex gallicus mermbr. In-fol. 1° Les Instituts de Justinien : 2° Les Authentiques ; 3° Le trois livres du Code » (Bnf., NAL 100, f. 288v).

La bibliothèque de la Sorbonne fut confisquée en 1791. Une partie des collections entra en 1796 à la Bibliothèque nationale.

Anciennes cotes inscrites au f. 1v : [Sorbonne] « 401 » ; au f. 2 : [Richelieu] « 132 ». au f. 1v : paraphe du libraire Blaise, accompagné du n° 2773.

Présentation du contenu

F. 2-70. Justinien, Institutes (Livre I : ff. 2-13 ; Livre II : ff. 13-34v ; Livre III : ff. 34v-53 ; Livre IV : ff. 53-70), traduction française.
« Ci commencent les Institutes au saint empereur Justinian. Il convient que la majesté l'empereur soit aornée... ».
Il aurait existé deux rédactions différentes des Institutes en prose, mais une seule nous en est parvenue. Composée vers 1220-1230, cette traduction a été transmise par quatorze manuscrits complets et trois fragments : voirTranslations médiévales, n° 356, p. 638-639. L’édition d’Olivier-Martin est basée sur le ms. BnF, Français1064 (voir la notice du ms. BnF, Français 1064 sur la base: http//archivesetmanuscrits.bnf.fr).

F. 71-222. Justinien, Authentiques, traduction française.
« Ce est la premiere constitucion : Se li hoir ne pueent paier les lés. Li empereres Justiniens dit : Por ce que nous sommes embesoingniez... ».
Les Novellae ou Authentiques furent traduites en prose française vers 1220-1230. Le texte nous a été transmis par seulement trois manuscrits complets et un fragment : cf. Translations médiévales, n° 357, p. 640.

F. 223-289. Justinien, Code (Livres X : ff. 223-246v ; XI : ff.247-260v ; XII : ff. 261-289).
« Ci commence le disieme livre du Code au saint empereeur Justinien. Li empereres Gordians dit : Se il est prouvé... ».
Le Codex constitutionum fut traduit en prose française au XIIIe siècle. Les dix manuscrits conservés ne contiennent qu’une partie de l’ouvrage. Cette traduction est inédite.

Bibliographie


Catalogues :
H. Omont, C. Couderc, L. Auvray et Ch. de La Roncière, Catalogue général des manuscrits français. Anciens petits fonds français, II, Nos 22885-25696 du fonds français, Paris, 1902, p. 23, n° 22970.

Sources imprimées :
L. Douët d’Arcq, Inventaire de la bibliothèque du roi Charles VI fait au Louvre en 1423 par ordre du régent, Paris, 1867, p. 6-7, n° 13 (inversion des articles 13 et 14). – L. Delisle, Recherches sur la Librairie de Charles V, Paris, 1907, II, p. 70, n° 401.

Édition :
F. Olivier-Martin éd., Les Institutes de Justinien en français. Traduction anonyme du XIIIe siècle publiée avec une introduction, Paris 1935 [édition basée sur le ms. BnF, Français 1064].

Études :
P. Chavy, Traducteurs d’autrefois : Moyen Ấge et Renaissance, Paris, I, 1988, p. 806. – Cl.-H. Lavigne, « La traduction en vers des Institutes de Justinien Ier : mythes, réalités et entreprise de Versification », dans Meta : journal des traducteurs / Meta : Translators’ Journal, 49, 3, 2004, p. 511-525. – Translations médiévales. Cinq siècles de traductions en français au Moyen Ấge (XIe-XVe siècle), dir. C. Galderisi, Turnhout, 2011, vol. 2, t. 1, n° 354, p. 635 (Codex constitutionum en français ; n° 356, p. 638-639 (Institutes de Justinien) ; n° 357, p. 640 (Novelles en français). – C. Galderisi, et J.-J. Vincesini, La traduction entre Moyen Age et Renaissance. Médiations, auto-traductions et traductions secondes, Turnhout, 2017, cité p. 60.

Informations sur le traitement

Notice par Véronique de Becdelièvre (avril 2012) ; mise à jour octobre 2018

Documents de substitution

Microfilm en noir et blanc. Cote de consultation en salle de lecture : MF 34985. Cote de la matrice (pour commander une reproduction) : R 70813.