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Français 571

Cote : Français 571  Réserver
Ancienne cote : Rigault II 631
Ancienne cote : Dupuy II 428
Ancienne cote : Regius 7068
XIVe siècle (premier quart , vers 1326).
Ce document est rédigé en latin et en français.
Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits
Hainaut (vraisemblablement Valenciennes).

Écriture : gothique française. Au moins trois copistes : A (f. 2-122), B (f. 1v : table ; f. 124-143v ; f. 146-150v), C (f. 144-145). A est picard ; B et C sont anglo-normands (cf. Sandler, p. 51). M. Michael a cru reconnaître la main de B dans un manuscrit des Statuts d’Angleterre conservé à Harvard (Law School Library, ms. 12) : cf. « A manuscript weeding gift from Philippa of Hainault to Edward III », dans The Burlington Magazine, CXXVII, n° 990, 1985, p. 585.
Au f. 122, inscription du nom du copiste A dans un cryptogramme où chaque voyelle est remplacée par la consonne qui la suit dans l’alphabet : « Mkchbxs df brkfpfkl Cbnpnnfs df Sbknt Gfrk df Vblfnchkfnfs mfscrksk Prkkfs ppxr lxk kt kl prkfrb ppxr Vpxs Bdkfx », transcrit par une main moderne en interligne: « Michaus de Ariepeil ou Brieoiel, cannones de Saint Geri de Valenchienes m’escrisi ; priiés pour lui et il priera pour vous a Dieu » (voir Stones, 2014, I-1, p. 146). .

Décoration:
Ce codex, destiné à célébrer l’alliance qui devait unir la maison de Hainaut à celle d’Angleterre, est un témoignage de la collaboration anglo-hennuyère tant dans le domaine artistique que littéraire.
La décoration du manuscrit présente, à première vue, deux styles bien différenciés : les deux premières œuvres du volume (Livre du Trésor et Secret des Secrets) sont ornées de peintures, le Dit de Fauvain de dessins à l’encre noire. Cependant le chromatisme franco-flamand des peintures des deux premières œuvres du volume incite à penser que « le manuscrit fut enluminé par des artistes anglais travaillant à Valenciennes ou dans le Hainaut en général, et utilisant des couleurs de fabrication locale » (Avril, Stirnemann, Manuscrits enluminés d'origine insulaire …, p. 152) et les similitudes stylistiques entre les dessins du Fauvain et certaines vignettes marginales et autres peintures de la première partie de l’ouvrage prouvent qu’un seul artiste a présidé à l’exécution de l’ouvrage.
Le caractère anglais prononcé des dessins du Fauvain a incité M. Michael à y voir la main de l’enlumineur des Harvard Statutes (Harvard Law School Ms. 12) : similitudes dans la décoration de certaines initiales ornées aux prolongements marginaux terminés par des feuilles en forme de cœur (Michael, art. cit., fig. 17, 18), dans la représentation des personnages (ibid., fig. 31 et 34).
De son côté, L. Sandler a rapproché le manuscrit du Psautier Barlow (Oxford, Bodl. Libr., Barlow 22) et de l’Apocalypse Canonici (Oxford, Bodl. Libr., Canonici Bibl. 62) : même façon de traiter les ombres par des traits parallèles, larges figures expressives, visages simiesques, éléments du décor rappelant les motifs anglais autour de 1320 (cf. Sandler, Gothic manuscripts, II, p. 105). Un manuscrit de la Bibliothèque royale de Bruxelles (Ms. 8327-8342) comprenant des traités moraux et un bestiaire, présente des dessins marginaux à l’encre très noire, dans un style voisin de celui du Français 571 (Avril, Stirnemann, op. cit., p. 151).
Pour A. Stones, malgré la différence de couleur d’encre (brune et non noire), l’illustration du Fauvain serait plus proche du Psautier conservé à la Bodleian Library (Oxford, Bodl. Libr., ms. Douce d. 19, c. 1320-1330). L’auteur insiste sur la parenté du ms. Français 571 avec d’autres manuscrits exécutés à la même époque dans le Nord de la France et en Flandre, notamment la copie des Chants et épîtres faite pour Gilles li Muisis, abbé de Saint-Martin, conservée à Bruxelles, Bibliothèque Royale, 456-457 ( cf. Stones, « The Stylistic Context of the Roman de Fauvel, with a Note on Fauvain », dans Fauvel Studies…, p. 559-567).


Parchemin, plus épais du f. 124 au f. 150 ;150 ff. précédés d’un feuillet de parchemin, suivis d’un feuillet de parchemin et d’un feuillet de papier. Contregarde du plat supérieur en parchemin, découpée dans sa partie supérieure pour laisser apparaître le titre de l’ouvrage inscrit au XVIe siècle inscrit sur la contregarde originelle : « Livre du Tresors de science traictant de plusieurs choses diverses comme monstre la table ». Contregarde du plat inférieur en papier. ; 340 x 255 mm (just. 260 x 180 mm).
19 cahiers : 15 (f. 1-5), 28 (f. 6-13), 36 (f. 14-19), 48 (f. 20-27), 58 (f. 28-35), 68 (f. 36-43), 78 (f. 44-51), 88 (f. 52-59), 98 (f. 60-67), 108 (f. 68-75), 118 (f. 76-83), 128 (f. 84-91), 138 (f. 92-99), 148 (100-107), 158 (f. 108-115), 168 (f. 116-123), 178 (f. 124-131), 1810 (f. 132-14), 194+3 (f. 142-148, un feuillet manquant entre le f. 148 et le f. 149 : trace d’onglet), 2 feuillets (f. 149-150)
Quelques réclames apparentes. Pas de signatures de feuillets apparentes. Foliotation moderne.
F. 25v, 26r-v, 27r-v blancs, entre la fin de la première partie et le début de la deuxième partie du Livre I du Livre du Trésor. F. 122v, 123r-v blancs entre la fin du Livre du Trésor et le début du Secret. F. 145v blanc entre la fin des Motets et le début du Dit de Fauvain.
Marques de production : en bas du f. 66v, inscription du mot « piecer » en lettres gothiques indiquant de « rapetasser le feuillet dans son cahier (Manuscrits enluminés d'origine insulaire…, notice 187, p. 151). F. 17v : indication iconographique à la pointe sèche dans l’entrecolonne à côté de l’illustration : « Mat ».
Traces de restauration ancienne (f. 12, 102).

Réglure à la mine de plomb : horizontale et verticale dans les marges en sus des lignes de justification : f. 124-143v. (cf. schéma, M. Michael, art. cit., p. 592, fig. 22).

Reliure du XVIIIe s. en maroquin rouge aux armes royales sur les plats bordés d’un triple filet doré. Dos au chiffre royal avec titre en capitales dorées : « NAISSANC / DES / CHOSES ». L’inventaire de la librairie de Charles d’Orléans indique qu’il était, en 1417, couvert de velours noir. L’inventaire de 1428 précise que la reliure comportait deux fermoirs d’argent doré, émaillés aux armes des Orléans (cf. infra : Historique).

F. 2 et 150v: estampille de la Bibliothèque royale (Ancien régime, avant 1724) identique au modèle Josserand-Bruno, type A, n° 1.

Historique de la conservation

C’est à l’occasion des fiançailles de Philippa de Hainaut avec le futurÉdouard III (1312-1377), qui eurent lieu à Valenciennes en 1326, que fut copié le ms. Français 571. Était-ce le cadeau de mariage d’Édouard à Philippa, comme le suggère Andrew Wathey (« The marriage of Edward III… », p. 14), ou le commanditaire du volume fut-il Isabelle de France, qui possédait plusieurs manuscrits enluminés destinés à l’éducation politique de son fils (B. Roux, Mondes en miniatures …, p. 139-141) ? Pour F. Avril et P. Stirnemann, les deux peintures du f. 6 attestent que le manuscrit fut plutôt exécuté pour Philippa (Manuscrits enluminés d'origine insulaire..., p. 152).
Les armoiries qui y sont représentées renvoient, en effet, à l’ascendance du père de la future reine d’Angleterre, Guillaume II, dit le Bon, comte de Hollande et de Hainaut (1303-1337). Le côté maternel (Philippa de Luxembourg, fille de Henri V de Luxembourg et de Marguerite de Bar de Ligny) figure sur les écussons de la peinture de gauche : Flandre (coin supérieur gauche), Luxembourg (coin supérieur droit), Limbourg : (coin inférieur gauche), Bar (coin inférieur droit). Les écoinçons de la peinture de droite renvoient au côté paternel (Jean Ier, comte de Hainaut, fils de Jean d’Avesnes et d’Adélaïde de Hollande) : Malines (coin inférieur gauche), Artois (coin supérieur droit), Hainaut-Hollande (coin inférieur droit), que l’on retrouve sur la lettre ornée du début du texte : « écartelé en 1 et 4 d’or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules et en 2 et 3 d’or, au lion de gueules, armé et lampassé d’azur ». Les traces d’un lion rampant de gueules brochant sur un manteau vert, à peine visibles aujourd’hui, ont permis d’identifier le personnage féminin représenté sur la gauche, tenant un ouvrage à la main, avec Philippa.
Les armes desPlantagenêtsde gueules aux trois léopards d’or, armés et lampassés d’azur, au lambel d’azur, brochant sur le tout ») sont visibles dans l’écoinçon du coin supérieur gauche de la deuxième peinture. Le jeune noble, à la tête ceinte d’un chapel de fleurs, qui tient un faucon sur son poing, est identifiable, grâce à ses vêtements armoriés avec l’héritier du trône d’Angleterre.

Le manuscrit, exécuté quelques mois avant l’abdication d’Édouard II (24 janvier 1427), est une compilation de textes centrés autour des principes de bon gouvernement, destinés à l’héritier du trône d’Angleterre. Le Livre du Trésor peut être considéré comme un manuel de formation de l’homme politique. Le Secret des secrets est un miroir des princes. Les quatre prières de l’Oraison du départ ont sans doute été prononcées lors de l’embarquement des troupes anglo-hennuyères pour l’Angleterre afin de mettre fin au règne d’Édouard II et de son conseiller Hugh Despenser. Les deux Motets notés et le Dit de Fauvain sont un avertissement contre les mauvais conseillers et les flatteurs.
L’appartenance primitive au recueil du Fauvain, sorte d’anti-miroir, a été mise en question par Längfors (L’Histoire de Fauvain…, p. 7). Ce texte ne figure pas au nombre des titres inscrit sur la table du f. 1v, mais plusieurs lignes de cette dernière ont été grattées. Par ailleurs, les éléments codicologiques attestent qu’il faisait à l’origine partie du volume : appartenance au même cahier que les textes précédents (fin du Secret, Oraison, Motets), écriture vraisemblablement de la même main que le Secret, initiales filigranées de la main de l’ornemaniste du Secret, analogies dans le graphisme et la technique en grisaille des dessins marginaux du reste du volume (L. Sandler, Gothic Manuscripts..., p. 105).
La même question peut se poser pour les Motets (f. 144-145) dont les feuillets ne comportent pas la réglure à double colonne habituelle au volume ni de décoration secondaire : la place pour les initiales est restée vide. Pour Andrew Wathey, ils sont de la main d’un copiste anglais (« The marriage of Edward III… », dans Journal of the American Musicological Society, 1992, p. 17), mais leur correspondance littéraire avec le Roman de Fauvain les rend indissociables du reste du volume. Leur appartenance au même cahier que la fin du Secret et l’Oraison a, d’autre part, été signalée.
Ainsi « les différents libelli furent-ils conçus et achevés plus ou moins ensemble, l’un après l’autre » (Avril, Stirnemann, op. cit., notice 187, p. 152).

Une table inscrite au f. 1v (écriture XIVe), incomplète puisque n’y figurent ni l’Oraison du départ ni les Motets et Fauvain, atteste que l’ouvrage a été dépecé à plusieurs reprises : « Ici comence les rebriches d’un livre que l’en appele Trezors, e contient .XVI. quayers o touz les rebriches. E puis apriés comence le Livre de Julius Cesar qui fu le premier empereor de Rome, e contient .XX. quayers. Et puis apriés Julius Cesar, comence .I. livre c’om apiele Gouvernement des roys, lequel frere Gilles del ordre Saint Augustin, qi fust erevesque de Burges, fist a loes monseigneur Phelipe, qui pui fust roy de Fraunce, aprés le roy Phelippe son pere, et contient .VIII. cestiers (sexternions ?) en ce. En celi derein cestier, est en la fin l’Escriture nostre Seygnuur et le coronnement le roy de France et la royne, et puis l’Entendement de la patenostre après le latin ; celi cestier contient .XVI. foylez. [lacune : 2 lignes grattées]. Apriés [lacune : mots grattés], si comence .I. livre c’om apiele le Secré des secrez Aristotle, lequel livret il envoia a roy Alissandre son desciple, qi tout le monde conquist ». [Lacune : lignes grattées] (cf. A. Wathey, « The marriage of Edward III…. », p.16).
Il comprenait à l’origine le Livre du Trésor ; le « Livre de Julius César », sans doute les Faits des Romains, bien que J. van der Meulen y ait vu l’œuvre de Jean de Thui ; le « Gouvernement des roys », traduction française par Henri de Gauchy en 1282 du De regimine principum de Gilles de Rome ; l’« Estature Nostre Seigneur », qui n’est plus identifiée aux Statuts d’Angleterre (cf. M. Michael, « A manuscript wedding… », p. 585), mais à une scène de crucifixion à l’encre (J. van der Meulen, « Le manuscrit Paris, BnF., fr. 571..., dans Le Moyen Ấge, t. CXIII, 2007/3-4, p. 501-527) ; un Ordo en français du couronnement des rois de France ; le Pater paraphrasé en français (« Entendement de la patenostre »), le Secret des secrets.
Un ordre de paiement passé au nom de Louis d’Orléans, le 6 septembre 1396, indique que le manuscrit ne contenait plus, à cette date, que le Livre du Trésor, le « Livre de Julius Cesar », le texte d’Henri de Gauchy, le Secret et Fauvain, outre l’Oraison de départ et les Motets non cités dans l’inventaire (voir infra : Historique).
Lorsque la Librairie royale de Blois, qui comptait alors le volume au nombre de ses manuscrits, fut répertoriée en 1518, Le « Livre de Julius Cesar » dont la copie occupait vingt cahiers avait disparu.

Le recueil fut emporté en Angleterre et entra à une date indéterminée dans la bibliothèque du duc de Lancastre, peut-être Henry de Grosmont (vers 1299-1361), plus vraisemblablement Jean de Gand, fils d’Édouard III et de Philippa, dont les armoiries se distinguent de façon visible sur les pendants du label des armes d’Angleterre représentées dans l’initiale des f. 66v et 124.

En 1396, le volume fut acheté à Jacques Jehan, épicier parisien, pour la librairie de Louis d’Orléans :
« Loys, filz de roy de France, duc d’Orleans, comte de Valois et de Beuamont, a nostre amé et feal conseillier Jehan le Flament, salut et dileccion. Nous voulons et vous mandons que a nostre bien amé Jacques Johan, espicier et bourgeois de Paris, vous, par Jehan Poulain, nostre tresorier general, faire paier, bailler et delivrer, ces lettres veues, sans delay, la somme de soixante escuz, en quoy nous sommes tenuz envers lui pour l’achat de deux livres, esquels sont contenuz, c’est assavoir en l’un le Livre du Tresor, le Livre de Julius Cesar, le Livre des rois, le Secret de secrez, et le Livre de Estrille Fauveau, tout en un volume, et enluminé, armoyé des armes du viez duc de Lancastre ; et en l’autre, le Rommant de la Rose, le Testament maistre Jean de Meun, et le Livre des Eschez moralisé… Donné a Paris, le .VI.e jour de septembre, l’an de grace mil .CCC. .IIII.xx et seize » (Archives Joursanvault, n° 839, cité par Längfors, L’Histoire de Fauvain…, p. 7-8).

Le manuscrit est mentionné dans les inventaires de la librairie de Charles d’Orléans au château de Blois, dressés entre 1417 et 1441 :
1° Inventaire de 1417 : « La Naissance de toutes choses et autres traictiez, semblablement couvert [de veloux noir] (Arch. nat. K 500/5, f. 4, n° 66) ;
2° Inventaire des ouvrages confiés au seigneur de Mortemar, octobre 1428 : « Item le Livre de la Naissance de toutes choses, en françois, lettre de forme, par l’inventoire baillé ainsi nommé et par la table d’icellui livre assise au commencement nommé le Livre du Tresor, couvert de veloux noir, a deux fermouers samblans d’argent dorés, esmaillez aux armes de monseigneur d’Orleans » (Arch. nat. KK 269, f. 9v) ;
3° Inventaire dressé lors de la réinstallation au château de Blois de la librairie, qui avait été transférée à La Rochelle en octobre 1428 : même description (Arch. nat., KK 269, f. 32v )
4° inventaire dressé après son retour d’Angleterre (après 1440) : même description (Arch. nat., K 500/7, f. 1, n° 5).
Le manuscrit resta à Blois, chez les Orléans, comme l’atteste la mention « de camera compotorum Bles[ensi] », antérieure à 1501, qui figure au verso du f. 150.

En novembre 1501, le roi Louis XIIreprit les manuscrits de ses parents et l’ouvrage est mentionné dans le catalogues de la Librairie royale de Blois (Inventaire de Guillaume Petit, 1518). Le manuscrit est cité dans les inventaires postérieurs de la Bibliothèque royale : inventaire de Rigault, 1622 ; inventaire des frères Dupuy (1645) ; inventaire de Clément (Regius, 1682).
Au verso de la contregarde du plat supérieur, une note manuscrite du XVIe s. indique la place de l’ouvrage dans la librairie du château de Blois, à cette époque : « Des hystoires et livres en françois, pulpito 4to, contre les murailles devers la court ». La même main a noté sur le même folio le titre de l’ouvrage : « Livre de Tresor de science, traictant de plusieurs choses diverses, comme monstre la table », et sur le feuillet blanc 123v le titre du Secret des secrets : « Livre de moralité et gouvernement de seigneurie par Aristote a Alexandre le Grand ».
Cotes inscrites au recto du f. 2 : [Rigault II] « six cents trente un », [Dupuy II] 428, [Regius] 7068.

Inventaire 1518 : « Tresor de Philosophie, forment pareil es aultres, ensemble l’Epistre de Aristote envoyé a Alexandre, Du gouvernement des princes, et les histoires figurees du gouvernement de l’asne, avec les dictz moralisez, en ryme » (Omont, Anciens inventaires…, I, p. 39, n° 236).

Inventaire 1622 : « Livre du Thresor de science. Livre de moralité et gouvernement de seigneurie par Aristote » (Omont, II, p. 294, n° 631).

Inventaire 1645 : « Le Livre du Tresor de science. Les Ethiques d’Aristote, en françois. De la bonne parleure ou rhetorique. Livre de moralité et gouvernement de seigneurie par Aristote a Alexandre le Grand. Vers antiens sur un asne » (Omont, III, p. 24-25, n° 428).

Bibliographie

Catalogues:
P. Paris, Les manuscrits françois de la bibliothèque du roi, IV, Paris, 1845, p. 404-410. – Bibliothèque impériale, Département des Manuscrits, Catalogue des manuscrits français, I: Ancien fonds, Paris, 1868, p. 56. – H. Omont, Anciens inventaires et catalogues de la Bibliothèque nationale, Paris, 1908-1913, I, p. 39, n° 236 (inv. 1518) ; II, p. 294, n° 631 (inv. 1622), III, p. 24-25, n° 428 (inv. 1645), IV, p. 19, n° 7068 (inv. 1682). – Fr. Avril, P. Danz Stirnemann, Manuscrits enluminés d'origine insulaire. VIIe-XXe siècle, Paris, Bibliothèque nationale, 1987, N° 187, p. 149-152.

Sources imprimées :
A. Le Roux de Lincy, « La bibliothèque de Charles d’Orléans à son château de Blois en 1427, publiée pour la première fois d’après l’inventaire original », dans Bibliothèque de l’École des chartes, t. V, 1843, p.67-68, n° 6 [inv. 1427]. – H. de Laborde, Les ducs de Bourgogne, études sur les lettres, les arts et l’industrie pendant le XVe siècle et plus particulièrement dans les Pays-Bas et le duché de Bourgogne, Paris, 1852, III, n° 6340, 6451. – G. Ouy, La librairie des frères captifs. Les manuscrits de Charles d’Orléans et Jean d’Angoulême, Turnhout, 2007, p.36, n° 6 (sic pro 5) ; p. 41, n° 5.

Éditions :
Li Livres dou Tresor de Brunetto Latini, éd. critique par F. J. Carmody, Berkeley, 1948]. – Pietro Beltrami, édition de Brunetto Latini, Tresor, Turin, Einaudi, 2007.
Oraison du départ : J. Sonet, Répertoire d’incipit de prières en ancien français, Genève, 1956 (éd. partielle).
Motets : A. Wathey, « The marriage of Edward III and the Transmission of French Motets to England », dans Journal of the American Musicological Society, 45, 1992, p. 1-29, en part. p. 20-21.
Roman de Fauvain : L’histoire de Fauvain. Reproduction phototypique de 40 dessins du manuscrit français 571 de la Bibliothèque nationale (XIVe siècle), A. Längfors éd., Paris, 1914. – Due dits del XIV secolo. Dit de la queue du Renart – Dit de Fauvain, M. Lecco éd., Alessandria, 2009.

Traduction:
Brunetto Latini, Le Livre du Trésor. Livre I, traduction en français moderne, introduction, notes par B. Ribémont et S. Menegaldo, Paris, 2013. – Pseudo-Aristote, Le secret des secrets, traduction du XVe siècle, Paris, 2017, p. 37.

Texte:
J. Monfrin, « La place du Secret des secrets dans la littérature française médiévale », dans Pseudo-Aristotle, the Secret of Secrets. Sources et influences, Warburg Institute Surveys, University of London, 1982, p. 73-113, en part. p. 79-81. – F. Vielliard, « La tradition manuscrite dou Livre du Tresor de Brunet Latin : mise au point », dans Romania, 1990, p. 141-152. – J. H. M. Taylor, « Le Roman de Fauvain : Manuscript, Text, Image », dans Fauvel Studies : Allegory, Chronicle, Music and Image in Paris, Bibliothèque nationale de France, Ms français 146, M. Bent et A. Wathey ed., Oxford, 1998, p. 569-589. – T. Bouard, « Le Trésor de Brunetto Latini. Éduquer les laïcs », dans Positions des thèses de l’École des chartes, Paris, 2007.


Codicologie:
P. Josserand et J. Bruno, « Les estampilles du département des imprimés de la bibliothèque nationale », dans Mélanges d’histoire du livre et des bibliothèques offerts à Monsieur Franz Calot, 1960, 261-298. – M. Michael, « A manuscript weeding gift from Philippa of Hainault to Edward III », dans The Burlington Magazine, CXXVII, n° 990, 1985, p. 582-598. – IRHT, Notices de manuscrits français et occitans ( http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k140679t ), Dossiers suspendus, Paris, CNRS-IRHT, 1937-2010.

Illustration :
L. Freeman Sandler, Gothic manuscripts, 1285-1385, London-New York-Oxford, 1986, 2 vol. – F. Avril et P. Danz Stirnemann, Manuscrits enluminés d’origine insulaire : VIIe-XXe siècle, Paris, Bibliothèque nationale, 1987, p. 149-152, n° 187. – A. Stones, « The Stylistic Context of the Roman de Fauvel, with a Note on Fauvain », dans Fauvel Studies…, p. 559-567, en part. p. 559-569. – B. Roux, Mondes en miniature : l’iconographie du Livre du Trésor de Brunetto Latini, Genève, 2009, en part. p. 394-396. – « Les librairies aristocratiques dans les anciens Pays-Bas au Moyen Age », actes de la journée d'étude internationale organisée à Bruxelles, Palais des académies, le 20 octobre 2006, édités par An Faems, et Colette Van Coolput-Storms, dans le Moyen Age. Revue d'histoire et de philologie , T. CXIII, 2007, p.465-795, C.R. par A. SCHOYSMAN, extrait de Scriptorium , t. 63, 2009, p.69, B175. – Kyunghee Pyun et Anna D. Russakoff, éd., Jean Pucelle : innovation and collaboration in manuscript painting, London ; Turnhout : H. Miller, cop. 2013, cité p. 106, 190 n. 75. – Alison Stones, Gothic Manuscripts, 1260-1320, London ; Turnhout, 2014, I, 1, p. 121, 146 ; I-2, p.190, 323, 375, 383, 527 ; II-2, p. 130.

Histoire:
L. Delisle, Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Impériale [puis Nationale], Paris, 1868, I, 105, n° 5. – P. Champion, La Librairie de Charles d’Orléans, p. LXVI, 3, 27, 44. – A. Rudloff Stanton, « Isabelle de France and her manuscripts, 1308-58 », dans Capetian Women, K. Nolan ed., New York, 2003, p. 255-242. – J. F. van der Meulen, « Le manuscrit Paris, BnF., fr. 571 et la bibliothèque du comte de Hainaut-Hollande », dans Le Moyen Ấge, t. CXIII, 2007/3-4, p. 501-527. – « Les librairies aristocratiques dans les anciens Pays-Bas au Moyen Age », actes de la journée d'étude internationale organisée à Bruxelles, Palais des académies, le 20 octobre 2006, édités par An Faems, et Colette Van Coolput-Storms, in le Moyen Age. Revue d'histoire et de philologie , T. CXIII, 2007, p.465-795, C.R. par A. SCHOYSMAN, extrait de Scriptorium , T. 63, 2009, p.69, B175

Expositions:
U. Baurmeister et M.-P. Laffitte, Des livres et des rois. La bibliothèque royale de Blois, cat. exp. Blois, château, 20 juin-30 août 1992 ; Paris, Bibliothèque nationale, 15 octobre1992-17 janvier 1999, Paris, 1992, p. 37-39, n° 1.

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