Département des Manuscrits > Français > Français > Français 1-6170 [Ancien fonds] > Français 762-1070

Français 811

Cote : Français 811  Réserver
Ancienne cote : Rigault II 492
Ancienne cote : Dupuy II 259
Ancienne cote : Regius 7203
Honoré Bovet, Apparicion maistre Jehan de Meun.
XIVe siècle (fin, vers 1398-1408).
Ce document est rédigé en latin et en français.
Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits
Paris.

Ecriture bâtarde. Texte : un copiste. Gloses : au moins deux copistes.

Décoration :
La décoration du volume est proche de celle du ms. Français 810, autre exemplaire de l’œuvre que l’auteur offrit à Jean de Montaigu : scène de dédicace avec dans le champ supérieur les armes du possesseur ; dessins à la plume, rehaussés de lavis et d’aquarelle, bordés d’une double baguette or et couleur ornée de vignettes. Les teintes sont, toutefois, moins soutenues que dans le ms. Français 810 : Les scènes des f. 1v et 21 sont à peine rehaussées de couleur.

Le manuscrit, contient deux dessins de grand format représentant Valentine Visconti, duchesse d’Orléans à qui le volume était destiné (f. 1v :145 x 145 mm ; f. 8 : 90 x 195 mm.) ; neuf de plus petit format (55/75 x 75/85 mm.), rythmant l’apparition de Jean de Meun (f. 3) et ses différents discours (f. 4, 5, 5v, 8v, 9v, 29). L’inventaire de 1428 décrit le manuscrit comme « historié a mi » (Arch. nat., KK 269, f. 10v).

La scène de dédicace au f. 1 est, selon François Avril une des œuvres tardives du Maître du Policratique, désigné ainsi d’après son illustration du ms. BnF, ms. Français 24287 (Jean de Salisbury, Policratique) : cf. F. Avril, « Le parcours exemplaire… », p. 271.
Honoré Bouvet, agenouillé, tend son ouvrage à la duchesse. Celle-ci est représentée assise au milieu de ses dames d’honneur, la tête ceinte d’une couronne dorée sertie de pierreries. Ses armes, mi-partie Orléans, mi-partie Milan, sont peintes sur l’illustration (cf. infra, Historique).
F. 8 : portrait de la duchesse d’Orléans, accompagnée d’une suivante, écoutant son médecin lui réciter les quatorze vers qui furent écrits pour sa défense (cf. infra Contenu). Personnages encadrant de part et d’autre le poème présenté sur un rouleau. Légende des portraits rubriquée inscrite au-dessus des personnages : « Madame d’Orliens », « Son phisicien parle a madame d’Orliens ». Cf. Collas, Valentine de Milan…, p. 19-20.

Légende des dessins illustrant le texte : f. 3 : apparition de maître Jean de Meun au prieur de Salon ; f. 4 : le prieur s’adressant à maître Jean de Meun ; f. 5 : maître Jean de Meun et le prieur de Salon rejoints par un médecin, un juif, un sarrasin et un jacobin ; f. 5v : maître Jean de Meun s’adressant au médecin ; f. 8v : maître Jean de Meun s’adressant au juif ; f. 9v : maître Jean de Meun s’adressant au sarrasin ; f. 19 : maître Jean de Meun s’adressant au jacobin ; f. 21 : le sarrasin répondant aux questions du jacobin ; f. 29 : maître Jean de Meun s’adressant au prieur de Salon.

Décoration secondaire : Encadrement des dessins d’une double baguette ornée de vignettes or.
Initiale (4 l.) ornée de vignettes, au début de la dédicace à la duchesse d’Orléans (f. 2).
Initiale (4 l.) ornée de vignettes à prolongement de baguette avec rinceaux de vignettes au début du texte (exorde : f. 3).
Initiales champies (2 l.) au début chaque nouveau paragraphe.
Signes dans la marge gauche, en attente des pieds-de-mouche de couleur alternativement bleue et rouge, marquant des alinéas au sein des discours du sarrasin (f. 13-15, 17-v, 18v, 24).
Pieds-de-mouche de couleur rouge marquant les différents passages de la dernière réponse du prieur de Salon (f. 32-33).

Parchemin ;33 ff. précédés et suivis de deux feuillets de papier, 380 x 305 mm (justification: 210 x 80 mm.).
La reliure très serrée ne permet pas le compte des cahiers. Pas de réclames apparentes ; une signature visible au f. 14.
Recto du f. 1 blanc. Coin inférieur droit des f. 9, 14 déchiré.
Nombreuses traces de trous de vers.

La similitude de l’ouvrage avec le ms. Français 810 a été notée, en 1518, par le rédacteur de l’inventaire de la bibliothèque royale où le manuscrit était conservé : « La Vision du prieur de Salon, historié, pareil à l’autre en tout et partout, excepté que au commancement a aucune epistre a Monseigneur d’Orleans et une petite question latine… » (Omont, Anciens inventaires…, I, p. 23-24, n° 153).
La destinataire du manuscrit est mise en valeur dès les premiers feuillets. Contrairement au ms. Français 810, dans lequel les dédicaces à Jean de Montaigu et à Louis d’Orléans, se succèdent directement, le ms. Français 811 s’ouvre sur le portrait de Valentine Visconti (f. 1v) ; une lettre ornée introduit la dédicace de l’auteur qui occupe tout un feuillet (f. 2), suivi d’une page blanche (f. 2v). L’épître qui lui est adressée (« Belle Susanne… »), insérée dans le dessin du f. 8, occupe de même tout un feuillet, au lieu d’être rejetée à la fin de l’ouvrage (Français 810, f. 36).
Mise en page mettant en valeur le poème centré sur une seule colonne, bordée de larges marges qui ont été partiellement remplies de gloses. 34 à 35 lignes courtes, vers ou prose, par feuillet.

Rubriques introduisant la dédicace (f. 2), les discours des différents interlocuteurs. Vers et prose : 1543 octosyllabes à rimes plates pour le discours de Jean de Meun et des autres personnages (physicien, juif, sarrasin, jacobin) ; interventions du prieur de Salon en prose (299 l.). Texte de l'Apparicion en français; gloses en latin.

Réglure à la mine de plomb.

Reliure en veau citron avec filet doré à dentelle de motifs floraux sur les plats, refaite sous Napoléon Ier. Dos en maroquin rouge, au chiffre impérial et titre en capitales dorées : « APPARITION / DE / JEAN / DE / MEUN ».
Entre 1442 et 1544, le manuscrit a perdu sa reliure de cuir rouge pour une couvrurre de velours violet.

F. 1 et 33v : estampille de la Bibliothèque royale (avant 1724), correspondant au modèle Josserand-Bruno, type A, n° 1.

Conditions d'accès

Communication exceptionnelle, soumise à l’autorisation du directeur du département, sur demande motivée.

Documents de substitution

Il existe une version numérisée de ce document.

Numérisation effectuée à partir d'un document original.

Accéder au manuscrit numérisé
vignette simple

Historique de la conservation

Le manuscrit fut offert à Valentine Visconti, duchesse d’Orléans, par Honoré Bovet (1345 ?-1405 ?), connu surtout pour son Arbre des Batailles. Il existait trois autres exemplaires du manuscrit : l’original, adressé àLouis d’Orléans, n’est connu qu’à travers la dédicace à Valentine Visconti. La copie offerte à Jean de Montaigu est le ms. Français 810. Un dernier exemplaire fut adressé au duc de Bourgogne, Philippe le Hardi.
Au verso du f. 1, dans la partie supérieure de la scène de dédicace ont été peintes les armes de Valentine, mi-partie Orléans (« De France au lambel de trois pendans d’argent, a un croissant de même sous le second pendant pour brisure »), mi-partie Milan (« D’argent à la guivre d’azur couronnée d’or à l’issant de gueule »).
Le manuscrit est orné de deux portraits de la duchesse (f. 1v et 8). Outre la dédicace du f. 2, le texte comporte au f. 8 une épître écrite à son intention.

La duchesse d’Orléans mourut en 1408, un an après l’assassinat de son époux. Le volume est mentionné dans l’inventaire après décès, au chapitre des livres qui avaient été confiés à Marguerite du Solier, dame d’honneur de la duchesse (27 décembre 1408) : « Item ung Livre en grant volume couvert de cuir rouge, ou ou premier foillet est une dame figuree armoyee aux armes de feu monseigneur et madame d’Orleans, a deux fermaulx d’argent doré, esquelx est escript : Ave Maria » (Arch. nat., KK 268 A, f. 41v).

Le manuscrit entra dans la librairie de son fils Charles d'Orléans, ainsi que l’atteste son ex-libris apposé au verso du f. 33 : « Ce livre est a Charles duc d’Orlians etc. – Charles ».
Le volume est répertorié dans les inventaires de la librairie de Charles d’Orléans au château de Blois dressés entre 1417 et 1441 :
1° inventaire de mai 1417 : « Le Livre du prieur de Salon, fait pour feue madame d’Orleans, couvert de cuir rouge marqueté. Addition : Monsieur le chancellier [Guillaume Cousinot, chancelier de Louis d’Orléans, puis de Charles] l’a eu par la main de moy Renoul. » (Arch. nat., K 500/5, f. 5, n° 87) ;
2° inventaire d’octobre 1428 : « Le Livre du prieur de Salon, fait pour excuser feue madame d’Orleans et autres des charges a eulx imposees sur le fait de la maladie du roy, pour feue madame d’Orleans ; couvert de cuir rouge, escript en françois, rimé, historié a mi, tout neuf, a deux fermouers d’argent dorés, escript dessus : Ave Maria » (Arch. nat., KK 269, f. 10v) ;
3° inventaire de 1436, dressé lors de la réinstallation de la librairie, qui avait été transférée à La Rochelle en octobre 1428, au château de Blois : « Le Livre du prieur de Salon, couvert de cuir rouge, a deux fermouers d’argent dorés » (Arch. nat., KK 269, f. 32v) ;
4° inventaire établi après le retour de captivité du duc, après 1440 : même description (Arch. nat., K 500, n° 7, f. 1v, n° 19).
Le volume reste dans la librairie, comme l’atteste la mention « de camera compotorum Bles[ensi] », qui figure au verso du f. 33.

En novembre 1501, le roi Louis XII reprit les manuscrits de ses parents (cf. M.-P. Laffitte, « La bibliothèque des rois de France », dans Des livres et des rois…, p. 23-31).
L’ouvrage est désormais mentionné dans le catalogue de la Librairie royale de Blois (inventaire de 1518, n° 1522), puis dans l'inventaire de 1544, établi lors du transfert de la Librairie de Blois dans la Librairie royale de Fontainebleau (inv. de 1544, n° 1425). Il est cité dans les inventaires postérieurs de la Bibliothèque du roi : inv. de 1622, n° 492 ; inv de 1645, n° 259 ; inv. de 1682, n° 7203.
Anciennes cotes inscrites au f. 3 : [Rigault II] « quatre cents nonante deux » ; [Dupuy II] 259 ; [Regius] 7203 ; Exp.X-28 (contregarde du plat supérieur), correspondant à la place qu’occupait le manuscrit lors de l’exposition des manuscrits les plus précieux de la BnF. dans la grande galerie à la fin du XIXe siècle (av. 1881) dans l’armoire X, art. 28 (cf. Bibliothèque nationale, Département des manuscrits, Notice des objets exposés, Paris, 1881, p. 10).

Inventaire 1518 : « La Vision du prieur de Salon, docteur en décret. Mieulx seroit intitulé le livre : La fiction du songe du prieur, car il fainct que aux Tournellez, du temps du scisme, au jardin il s’endormist tout pensif et que maistre Jehan de Mun, qui avoit faict le rommant de la Rose audict lieu, s’apparust à luy, luy remonstrant que, veu le temps qui couroit, il n’escripvoit plus ; puis fainct avoir veu passer ung medicin, ung Juif, ung Sarrazin et ung frère Prescheur, lesquelz l’ung après l’autre sont interroguez par maistre Jehan de Mun. Le medicin parle comme on quiert divins, soriciers, astrologiens pour avoir santé et laissent on la naturelle medecine. Le Juif dit qu’il a ouy comme usures regnent en France, et le Sarrazin deschiffre quasi tous les principaulx vices de l’Eglise rommaine et de Crestienté. Le Prescheur respond. Ledict livre est en rime la plus part » (Omont, I, p. 23, n° 152)

Inventaire 1544 « Ung autre livre en parchemyn, couvert de veloux viollet, intitulé « La vision du prieur de Sallon, présenté à ma dame Valentine, duchesse d’Orléans » (Omont, I, p. 228, n° 1425).

Présentation du contenu

F. 2-33v : Honoré Bovet, Apparicion maistre Jehan de Meun

L’Apparition maistre Jehan de Meun fut rédigée par Honoré Bovet, prieur de Salon, pendant l’été 1398. Satire violente contre les abus de l’époque, le texte est aussi un plaidoyer pour la défense de la duchesse d’Orléans, rendue responsable, en raison de ses origines lombardes, de la maladie du roi Charles VI. Bien que les deux volumes soient très proches , comme l’a noté Guillaume Petit, dans son inventaire de 1518, leur contenu diffère quelque peu : « excepté que au commancement [du ms. Français 810] a aucune epistre a Monseigneur d’Orleans et une petite question latine disputee pro et contra, assavoir mon : se juxte les terme du droict commun, on pourroit appeler du pape, lequel vouldroit grever le roy » (Omont, Anciens inventaires…, I, p. 23-24, n° 153). Le ms. Français 810 contient, en effet, une dédicace à Jean de Montaigu, une épître à Louis d’Orléans et une dissertation latine sur la papauté, qui ne figurent pas dans le Français 811. Le ms. Français 811, dédié à la duchesse d’Orléans comporte une dédicace à son intention.
Le manuscrit a été doté du sigle V dans l’édition d’Arnold et du sigle P2 dans celle de Hanly. Il présente une meilleure version que le ms. Français 810.
Les vers 29-30 et 43-46 de M manquent dans V (ou P2). Les lignes 146-147 de V ne figurent pas dans M (ou P1).

F. 2. [Dédicace à la duchesse d’Orléans]. « A ma dame d’Orliens (rubr.) ». « Tres haulte et tres redoubtee Dame, a l’onneur de Nostre Seigneur et de monseigneur d’Orliens, pour le bien commun et par especial des povres gens, j’ay escript une petite chose en la fourme que vous pourrés veoir en cestuy petit livre. Et pour ce que vous vueilliez soliciter ledit monseigneur a mettre et querir les remedes qui s’appartendront sur le dessudit escript, je vous en ay fait copie, laquelle je vous envoye. Car vous, en ce faisant, ferez plaisir a Dieu et tout le royaume priera Dieu pour vous. Sy vous suppli tres humblement que de petite personne vueilliez prendre en gré le petit present, et ly sains esperiz par sa doulce grace vous garde en honneur et vous doint bonne vie et longue » (éd. Hanly, p. 58).

F. 3-33v. [Texte]. « A tous ceulx qui vouldront oyr parler de verité soit de par Dieu donnee bonne perseverance de la soustenir et de la dire, quant lieu sera et prouffit, sans aucun offendre non deuement ». « Le prieur parle (rubr.) ». « En mon deport aprez souper, heure bien tarde, m’en alay ens le jardin de la Tournelle hors de Paris, qui fu jadis maistre Jehan de Meun …-… Dieux scet les merveilleux cas que j’en ay veux et oy dire. Sy prie a Dieu qu’il mette en cuer au roy nostre sire et a vous et a tous ceulx du grant conseil de prendre aucun bon adviz sur refformacion de telz excez, et vous doint bonne vie et longue. Amen » (éd. Hanly, p. 62-160).

F. 8. [Épître à la duchesse d’Orléans, insérée dans le cartouche représentant la duchesse et son médecin]. « Belle Susanne, par sa grant saintité, / Fut accusee sans nulle verité / Et condempnee par tres faulx jugement / A souffrir mort assez vilainement…-… C’est verité, vraye conclusion / que tous baraz sormonte loyaulté. / Tres haulte dame, entendés ma chançon. / Aprés yver, revendrons en esté » (éd. Hanly, p. 160).

Gloses : 35 gloses en latin (édition critique par Hanly, op. cit. p. 163-231).
Quelques gloses, faisant référence aux évènements politiques récents et aux abus décriés, sont identiques dans les deux manuscrits. D’autres, propres à l’exemplaire de la duchesse d’Orléans, ne figurent pas dans le ms. Français 811.
Gloses identiques : ms. Français 810, f. 5v / ms. Français 811, f. f. 4v : évocation d’un gouvernement plus juste ; ms. Français 810, f. 7v / ms. Français 811, f. 6 : référence à la folie de Nabuchodonosor dans le livre de Daniel pour évoquer la folie du roi ; ms. Français 810, f. 9 / ms. Français 811, f. 7v: allusion à la sédition des maillotins (mars 1382) ; ms. Français 810, f. 17 / ms. Français 811, f. 15v, 16: prophétie annonçant la défaite de Nicopolis (25 septembre 1396) et de l’emprisonnement de Jean sans Peur.
Gloses commentant, sous des formes différentes, les mêmes termes : ms. Français 810, f. 30v / ms. Français 811, f. 28 : commentaire de la saignée (« flobotomia »).
Gloses particulières au manuscrit : F. 17v : exhortation à la duchesse d’Orléans : « Utinam domina mea Aurelianensis laborare dignetur…-… Domini sicut cibum panis ». La référence à l’histoire de Suzanne et des vieillards tirée du Livre de Daniel (ms. Français 810, f. 8), n’est pas mentionnée, les vers correspondants étant insérés immédiatement dans le texte (f. 8) et non rejetés à la fin du volume (ms. Français 810, f. 36). Critiques plus acerbes contre les abus des princes dans le ms. Français 811, qui n’est pas destiné au conseiller du roi (f. 18 et 18v).
La dissertation latine sur la soustraction d’obédience au pape (voir notice du ms. Français 810) n’ayant pas été transcrite au début du volume, renvoi à la copie du duc d’Orléans : « In libro domini mei Aurelianensi tractavi materiam istam plenissime.. » (f. 22v). Autre renvoi au f. 24v : « Utrum sit pape obediendium …-… in libro domini mei Aurelianensi ». Cette phrase qui reprend les premières lignes de la dissertation latine du Français 810 prouve qu’elle figurait, dans doute complète, dans l’exemplaire de Louis d’Orléans. F. 26, 27 : allusion à l’Assemblée générale du clergé français qui avait voté la soustraction d’obédience le 28 juillet 1398.
Références à quelques évènements politiques qui ne sont pas commentés dans le ms. Français 810 : allusion à Raymond de Turenne ou à son père, Guillaume Roger, frère du pape Grégoire IX (f. 24v).

Bibliographie

Catalogues :
P. Paris, Les manuscrits françois de la Bibliothèque du roi, VI, Paris, 1845, p. 272-274, n° 7203. – Bibliothèque impériale, Département des Manuscrits, Catalogue des manuscrits français. Ancien fonds, Paris, 1868, p. 85, n° 811. – H. Omont, Anciens inventaires et catalogues de la Bibliothèque nationale, Paris, 1908-1913, I, p. 23, n° 152 [inv. 1518] ; I, p. 228, n° 1425 |inv. 1544] ; II, p. 286, n° 492 [inv. 1622] ; III, p. 17, n° 259 [inv. 1645] ; IV, p. 26, n° 7203 [inv. 1682].

Sources imprimées :
A. Le Roux de Lincy, « La bibliothèque de Charles d’Orléans à son château de Blois en 1427, publiée pour la première fois d’après l’inventaire original », dans Bibliothèque de l’École des chartes, t. V, 1843, p. 72, n° 25 [inv. 1427]. – P. Champion, La librairie de Charles d’Orléans, Paris, 1910, repr. Genève, 1975, p. LXXII, 23-24. – G. Ouy, La librairie des frères captifs. Les manuscrits de Charles d’Orléans et Jean d’Angoulême, Turnhout, 2007, p. 37, n° 26 [inv. de 1417] ; p. 42, n° 19 [inv. ap. 1440].

Éditions :
I. D. O. Arnold, L’apparicion maistre Jehan de Meung, Paris, 1926. – M. Hanly, Medieval Muslims, Christians and Jews in dialogue. The « Apparicion Maistre Jehan de Meun » of Honorat Bovet, Arizona Center for Medieval and Renaissance Studies Tempe, 2005.

Codicologie :
P. Josserand et J. Bruno, « Les estampilles du département des imprimés de la bibliothèque nationale », dans Mélanges d’histoire du livre et des bibliothèques offerts à Monsieur Franz Calot, 1960, 261-298.

Illustration :
C. Couderc, Album de portraits, Paris, s.d., pl. XLIV. – F. Avril, « Le parcours exemplaire d’un enlumineur parisien à la fin du XIVe siècle. La carrière et l'oeuvre du Maître du Policratique de Charles V », dans De la sainteté à l’hagiographie. Genèse et usage de la Légende dorée, éd. B. Fleith et F. Morenzoni, Genève, 2001, p. 266-282, en part. p. 271.

Histoire :
L. Delisle, Cabinet des manuscrits de la bibliothèque impériale, I, Paris, 1868, 104-121, en part. p. 106. – É. Collas, Valentine de Milan, duchesse d’Orléans, Paris, 1911, en part. p. 19-20, 130, 233.

Expositions:
Des livres et des rois. La bibliothèque royale de Blois, cat. exp. Blois, château, 20 juin-30 août 1992 ; Paris, Bibliothèque nationale,15 octobre 1992-17 janvier 1993, éd. U. Baurmeister et M.-P. Laffitte, Paris, 1992, p. 42-43, cat. n° 3.

Informations sur le traitement

Notice rédigée par Véronique de Becdelièvre (2012) ; mise à jour février 2019

Documents de substitution

Microfilm en noir et blanc. Cote de consultation en salle de lecture : MF 2032. Cote de la matrice (pour commander une reproduction) : R 29271.