Latin 10525

Cote : Latin 10525
Ancienne cote : Supplément latin 636
Psautier dit de saint Louis.
XIIIe siècle (fin du 3e quart : 1270-1274 : cf. P. Stirnemann, « Le Psautier dit de saint Louis », dans Der Psalter Ludwigs des Heiligen…, p. 37.)
Ce document est rédigé en latin .
Paris

Écriture gothique.

Décoration :
La décoration luxueuse du manuscrit atteste qu’il s’agissait d’une commande royale.
Le texte du psautier est précédé d’une série de 78 peintures à pleine page, chef d’œuvre de l’enluminure parisienne du XIIIe siècle. Y sont représentées diverses scènes des premiers livres de l’Ancien Testament, depuis l’offrande d’Abel et de Caïn jusqu’au couronnement de Saül. Les peintures sont disposées face à face par deux, avec une légende explicative au revers. Elles réunissent les qualités qui caractérisent le style parisien postérieur : élégance des personnages, rythme raffiné des lignes, sobriété des coloris à deux tonalités dominantes (bleu et mauve pâle) sur des fonds or. L’espace, cependant, reste à deux dimensions. On note l’importance accordée à l’élément architectural, rappelant les réalisations monumentales de l’époque, notamment la Sainte-Chapelle : cf. F. Avril, Librairie de Charles V, p. 61, n° 125.

Plusieurs artistes ont collaboré à la décoration de l'ouvrage. Harvey Stahl a distingué quatre mains dans la décoration des 78 premiers feuillets ; Branner au moins cinq artistes.
L’illustration du 1er cahier (ff. 1-14) est l’œuvre de trois peintres : le Maître de Noah (ff. 11v 2, 3v, 4, 7v, 13v, 14), le Maître d’Abraham (ff. 5v, 6, 8, 9v), le Maître de Rébecca (ff. 11v, 12).
Les peintures du 2e cahier, consacré à Joseph, ont été attribuées par Stahl au Maître d’Abraham (ff. 15v-18, 21v-24) et au Maître de Rébecca (ff. 19v-20). Branner y décèle le style du seul Maître de Rébecca.
Le responsable des scènes du 3e cahier (ff. 25-28) serait le Maître du Psautier d'Isabelle, nommé ainsi d’après son illustration du Psautier-Livre d'Heures dit d'Isabelle conservé à Cambridge (Fitzwilliam Museum, ms. 300). Selon Branner, il serait aussi responsable de la décoration.
La décoration du 4e cahier (ff. (ff. 29-42) est due, selon Stahl, à la collaboration du Maître d’Abraham (ff. 29-30, 33, 40-42), du Maître de Noah (ff. 31-32, 35-36) et d’un troisième artiste, le Maître de Saul (ff. 34-37, 38-39). Pour Branner, la totalité des peintures aurait été effectuée par ce dernier.
L’illustration des cahiers 5 à 10 (ff. 43-66) reflète une nouvelle orientation liée à la nouvelle structure du volume (bifeuillets) et à l’influence du Maître du Psautier d’Isabelle : cf. Stahl, p. 69-74. Malgré un changement de style, on y reconnaît la main des mêmes artistes : le Maître de Noah (cahier 5, ff. 43-46) / Branner : Maître de Rébecca ; cahier 10, ff. 63-66), le Maître de Rebecca (cahiers 6 et 7 : ff. 47-50 ; 51-54), le Maître d’Abraham (cahier 8 : ff. 55-58 / Branner : Maître de Saul), le Maître de Saul (cahier 9, ff. 59 et 62). Pour Branner, l’illustration du 10e cahier est due au Maître de Saul.
Les deux historiens de l’art diffèrent quant à l’attribution de la décoration des trois derniers cahiers (11-13 : ff. 67-78), due à une seul artiste. Stahl y voir la main du Maître de Saul ; Branner celle d’un cinquième peintre (F) : cf. Picturing Kingship…, p. 57-78, 237.

Le cycle iconographique accorde une place prépondérante à la Genèse (28 peintures), l’Exode (8 peintures), les Nombres (3 peintures), le livre de Josué (7 peintures), les Juges (20 peintures) et le premier livre de Samuel (12 peintures). L’illustration commence par les offrandes de Caïn et d’Abel et non par la Création. Il semble que le manuscrit soit incomplet du début.

Légende des peintures pleine page (ff. 1-78) et des lettres historiées (ff. 79-210) d’après M. Thomas, dans Der Psalter Ludwigs des Heiligen…, p.66-69,Stahl, Picturing Kingship..., p. 215-217 et la base mandragore : http://mandragore. bnf.fr :
F. 1v : sacrifices d’Abel et de Caïn (Genèse , IV, 3-5). – F. 2 : meurtre d’Abel par Caïn (Genèse, IV, 8, 9-12). – F. 3v : Noé dans l’arche (Genèse, VIII, 6-11). – F.4 : ivresse de Noé (Genèse IX, 20-23). – F. 5v : victoire d’Abraham sur les quatre rois (Genèse, XIV, 14-15). – F. 6 : Abraham et Melchisedech (Genèse, XIV, 18-20). – F. 7v : hospitalité d’Abraham (Genèse, XVIII, 6-10). – F. 8 : visite des anges à Sodome (Genèse, XIX, 1-3, 4-11. – F. 9v : destruction de Sodome (Genèse, XIX, 24-25, 17, 26). – F. 10 : sacrifice d’Abraham (Genèse, XXII, 9-13). – F. 11v : Eliézer et Rébecca (Genèse XXIV, 1-9, 11-20). – F. 12 : rencontre de Rébecca et d’Isaac (Genèse, XXIV, 61, 64-65). – F. 13v : songe de Jacob ; Joseph oignant la pierre (Genèse, XXVIII, 12-13,18-22). – F. 14 : Jacob à Mahanayim ; Jacob luttant avec l’ange (Genèse, XXXII, 2, 25-30). – F. 15v : rêve de Joseph ; Jacob reprochant à Joseph qui lui raconte son rêve, d’être arrogant ; Joseph envoyé à Sichem par son père. (Genèse, XXXVII, 7, 9, 13-14). – F. 16 : complot des frères de Joseph ; Joseph jeté dans le puits (Genèse, XXXVII, 18-20, 21-24). – F. 17v : Joseph vendu à des marchands ismaélites (Genèse, XXXVII, 25-30). – F. 18 : la robe de Joseph rapportée à Jacob ; Joseph vendu à Putiphar (Genèse, XXXVII, 32-36, ou XXXIX, 1). – F. 19v : Joseph et l’épouse de Putiphar ; Joseph emprisonné (Genèse, XXXIX, 11-12, 16-20). – F. 20 : songes de l’échanson et du panetier ; Joseph expliquant les songes (Genèse, XL, 9-19). – F. 21v : Pharaon et ses officiers ; songe de Pharaon (Genèse, XL, 20-22, XLI, 1-3). – F. 22 : les conseillers de Pharaon lui suggérant de demander au prisonnier d’interpréter le songe ; Joseph nommé intendant du pharaon, après avoir expliqué son songe (Genèse, XLI, 8-13, 37-42). – F. 23v : Joseph remplissant les greniers du pharaon (Genèse, XLI, 46-48). – F. 24 : les frères de Joseph accusés de vol ; Joseph et Benjamin (Genèse, XLIV, 11-12, 14-34). – F. 25v : Joseph reconnu par ses frères (Genèse, XLV, 1-4). – F. 26 : Joseph présente les siens à Pharaon (Genèse, XLVII, 1-7). – F. 27v : Bénédiction d’Ephraïm et Manassé (Genèse, XLVIII, 13-16). – F. 28 : funérailles de Jacob (Genèse, L, 13-15). – F. 29v : Moïse sauvé des eaux ; le buisson ardent (Exode, II, 5-9 ; III, 1-6). – F. 30 : Moïse devant le pharaon (Exode, V, 1-21). – F. 31v : les neuf premières plaies d’Égypte (Exode, VII-X). – F. 32 : la Pâque (Exode, XII, 1-6, 8-11, 13-22). – F. 33v : dixième plaie d’Égypte ; exode (Exode, XII, 29-34). – F. 34 : victoire sur les Amalécites (Exode, XVII, 11-12, 13). – F. 35v : Moïse au mont Sinaï ; le veau d’or (Exode, XXXI, 18, XXXII, 19-24). – F. 36 : Moïse devant le tabernacle (Exode, XXXVI-XL). – F. 37v : Moïse faisant jaillir une source d’un rocher ; Moïse et le serpent d’airain (Nombres, XX, 9-11 ; XXI, 6-9). – F. 38 : Balaam et Balac (Nombres, XXIII, 3-5 et 15-16, XXIV, 1-9). – F. 39v : Balaam et l’ânesse (Nombres, XXII, 21-31). – F. 40 : mission de Josué : Josué et Dieu, Josué et son armée (Josué, I, 1-2, 11-18). – F. 41v : siège de Jéricho ; lévites portant l’arche (Josué, VI, 6-11). – F. 42 : les trompettes de Jéricho (Josué, VI, 13-21). – F. 43v : défaite devant Aï (Josué, VII, 4-5). – F. 44 : Josué et Achan ; lapidation d’Achan (Josué, VII, 19-23, 25). – F. 45v : bataille d’Aï (Josué, VIII, 14-19). – F. 46 : Josué arrêtant le soleil ; prise d’Aï (Josué, X, 12-13, 16 ou 20). – F. 47v : la prophétesse Deborah (Juges, IV, 14-15). – F. 48 : Jahel et Sisara : Jahel accueillant Sisara, Jahel servant Sisara, mort de Sisara (Juges, IV, 17-21). – F. 49v : vocation de Gédéon ; sacrifice par Gédéon (Juges, VI, 11-18, 19-21). – F. 50 : Gédéon détruisant l’autel de Baal ; sacrifice par Gédéon (Juges, VI, 25-27). – F. 51v : Gédéon et la toison ; Gédéon à la fontaine d’Harad (Juges, VI, 36-38 ; VII, 1-6). – F. 52 : Gédéon surprenant les Madianites dans leur camp (Juges, VII, 19-22). – F. 53v : vœu de Jephté (Juges, XI, 30-35). – F. 54r : sacrifice de la fille de Jephté (Juges, 11, 38-39). – F. 55v : Manoah et l’ange (Juges, XIII, 2-5, 19-21). – F. 56 : Samson et le lion (Juges, XIV, 5-6, 8). – F. 57v : indiscrétion en trois scènes de l’épouse de Samson : Samson proposant une énigme aux Philistins, son épouse lui soutirant la réponse, son épouse donnant la clé de l’énigme aux Philistins (Juges, XIV, 12-17). – F. 58 : Samson brûlant les moissons (Juges, XV, 4-5). – F. 59v : pourparlers des Philistins et des Hébreux pour capturer Samson ; Samson lié par les Hébreux (Juges, XV, 9-10, 12-13). – F. 60r : Samson livré aux Philistins ; Samson échappant aux Philistins (Juges, XV, 14-19). – F. 61v : Samson tondu par Dalila ; Samson aveuglé par les Philistins (Juges, XVI, 11-21). – F. 62 : Samson à la meule ; Samson renversant le temple de Dagôn (Juges, XVI, 21-22, 25-30). – F. 63v : le lévite d’Ephraïm (Juges, XIX, 22-29). – F. 64 : déroute des Benjaminites : Hébreux priant, bataille de Gibéa (Juges, XX, 23, 38-47). – F. 65v : réconciliation avec les Benjaminites (Juges, XXI, 2-3, 13). – F. 66 : les Benjaminites et les filles de Silo (Juges, XXI, 19-23). – F. 67v : Anne priant ; consécration de Samuel au Seigneur (I Samuel, I, 9-13, 24-28). – F. 68 : le Seigneur appelant Samuel ; Samuel interpellant Eli (I Samuel, III, 3-4, 5-9). – F. 69v : les Philistins s’emparant de l’arche d’alliance ; mort d’Eli (I Samuel, 1, IV, 12-18). – F. 70 : l’arche chez les Philistins ; destruction de la statue de Dagôn (I Samuel, V,1-2, 4-5). – F. 71v : conseil des Philistins ; l’arche rendue aux Hébreux (I Samuel, V, 6-9 ; VI,10-13). – F. 72 : les Israelites demandant un roi à Samuel ; onction de Saül (I Samuel, VIII, 10-18 ; 1X,1). – F.73v : Samuel et Saül ; Saül au tombeau de Rachel (I Samuel, X,1-2 , 2). – F. 74 : signes de la mission de Saül (I Samuel, X, 3-4, 5-6). – F. 75v : cruauté du roi des Ammonites (I Samuel, XI, 1-2). – F. 76 : Hébreux se lamentant ; Saül dépeçant des bœufs (I Samuel, XI, 4-6, 7). – F. 77v : bataille de Yabesh (I Samuel, XI, 11). – F. 78 : Saül proclamé roi ; sacrifice par Saül d’un agneau (I Samuel, XI, 12-15). – F. 85v : David et Bethsabée ; David priant (Ps. 1 : Beatus vir). – F. 110v : David priant ; religieux priant devant des lampes suspendues (Ps. 26 : Dominus illuminatio mea). – F. 126v : David priant ; moines à genoux, montrant leurs yeux et leur bouche (Ps. 38 : Dixit custodiam vias meas). – F. 141v : David priant ; deux hommes luttant (Ps. 52 : Dixit insipiens in cordo suo). – F. 156v : David priant ; David dans les eaux (Ps. 68 : Salve me fac). – F. 175 : David priant ; musicien (Ps. 80 : Exultate Deo adjutari nostro). – F. 192r : David priant ; chantres au lutrin (Ps. 97 : Cantate Domino canticum novum). – F. 210 : David priant ; la Trinité (Ps. 109 : Dixit dominus domino meo).

Décoration secondaire :
Huit grandes initiales historiées, parfois pleine page, marquant les divisions liturgiques du Psautier : f. 85v, 110v, 126v, 141v, 156v, 175, 192, 210. Toutes renferment deux scènes superposées dans le champ de l’initiale. Stahl y a vu la main de deux artistes, dont le Maître de Saul. Le second ornemaniste n’a pas été identifié : cf. Picturing Kingship…, p. 78.
Initiales champies sur fond partie bleu, partie mauve pâle, ornées de fins rinceaux d’or rappelant les encadrements des peintures, marquant le début des psaumes et des cantiques bibliques.
Initiales alternativement or et bleues au début des versets des psaumes et des cantiques.
Bouts de ligne or, bleus et mauve, ornés parfois d’armoiries : lys de France (f. 85v, 192) ; fleurs de lys et châteaux de Castille (f. 156v) ; armes de Champagne, Navarre, Provence : cf. Picturing Kingship…, p. 45-50.

Parchemin ; 260 ff., précédés de 4 gardes de parchemin ; suivis de 3 gardes de parchemin. Lettre du ministère de l’Intérieur (29 avril 1818), adressée à Joseph-Bon Dacier, conservateur des manuscrits de la Bibliothèque royale, montée sur onglet entre la 3e et la 4e garde , 205 x 150mm (justification : 125 x 108 mm) .

Cahiers irréguliers et remaniés : 114 (ff. 1-14), 210 (ff. 15-24), 34 (ff. 25-28), 414 (ff. 29-42), 54 (ff. 43-46), 64 (ff. 47-50), 74 (ff. 51-54), 84 (ff. 55-58), 94 (ff. 59-62), 104 (ff. 63-66), 114 (ff. 67-70), 124 (ff. 71-74), 134 (ff. 75-78 : fin des peintures), 146 (ff. 79-84 : calendrier), 1514 (ff. 85-98), 1612 (ff. 99-110), 1712 (ff. 111-122), 1812 (ff. 123-134), 1912 (ff. 135-146), 2015 (7+8) (ff. 147-161), 2112 (ff. 162-173), 2212 (ff. 174-185), 2312 (ff. 186-197), 2412 (ff. 198-209), 2512 (ff. 210-221), 2612 (ff. 222-233), 2712 (ff. 234-245), 2812 (ff. 246-257), 295 (4+1) (ff. 258-260 et gardes I-III).

Quelques réclames apparentes. – Signatures des feuillets selon l’ordre alphabétique. – Foliotation moderne.

Mise en texte : Le manuscrit a été remanié. La première partie du volume est formée d’une série de 78 peintures en pleine page. Suivent le calendrier puis les psaumes. Il s’achève par des cantiques bibliques. N’y figurent ni litanies ni prières : le manuscrit est sans doute incomplet de la fin. De même que le Psautier-livre d’heures dit d’Isabelle, conservé à Cambridge (Fitzwilliam Museum, ms. 300), réalisé au même moment à l’usage de la sainte Chapelle, le volume comporte des lacunes dans le texte et l’illustration : cf. H. Stahl, Picturing Kingship…, p. 51-54.

Réglure à la mine de plomb.

Reliure de velours bleu sur ais de bois refaite en 1970. Sur les remaniements et restaurations successives du manuscrit et de sa reliure, voir Picturing Kingship…, Appendix VI, p. 238-242 : fin XIIIe-début XIVe : corrections du texte, nouvelle foliotation ; 1324-1369 : ajout de fermoirs aux armes de France et d’Evreux ; 1380-1484 (probablement 1408-1438) : nouvelle couvrure de soie ; XVIIe-XIXe : ajout d’une couvrure de velours rouge. – Tranches dorées et ciselées.
Restes des ais et de fragments de soie damassée et de velours rouge dans la boîte du manuscrit : cf. S. Desrosiers, « La couverture en Soie du Psautier de saint Louis », dans Picturing Kingship…, Appendix VI, p. 243-245.

Aux f. 1 et 262, estampille de la « BIBLIOTHEQUE ROYALE » (Restauration, 1830-1833), correspondant au modèle de Josserand-Bruno n° 22.

Conditions d'accès

Communication exceptionnelle, soumise à l’autorisation du directeur du département, sur demande motivée.

Documents de substitution

Numérisation effectuée à partir d'un document original.

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Historique de la conservation


La mention inscrite au f. Av a suggéré aux historiens que le Psautier avait été commandé par saint Louis : « Cest psautier fu saint Loys. Et le donna la royne Jehanne d’Evreux au roy Charles, filz du roy Jehan, l’an de nostre Seigneur mil trois cens soissante et nuef. Et le roy Charles, present filz dudit roi Charles, le donna a madame Marie de France, sa fille, religieuse a Poyssi, le jour saint Michel, l’an mil .IIII.c ».
Leroquais en data l’exécution entre 1253, date de la canonisation de saint Pierre de Vérone (29 avril), et 1270 (mort de saint Louis) : cf. Psautiers, II, p. 103. En 1970, Marcel Thomas en fixa le terminus a quo à l’année 1258, année du mariage d’Isabelle de France avec Thibaud V de Champagne, roi de Navarre, dont les armes figurent dans les bouts-de-ligne du manuscrit : cf. Scènes de l’Ancien Testament…, p. 13. Divers éléments du calendrier (obit de Philippe Auguste, grand-père de saint Louis, le 14 juillet, de son père Louis VIII le 8 novembre, de Blanche de Castille le 27 novembre, fête de la dédicace de la Sainte-Chapelle, de la Translation de la couronne d’épines et des reliques de la Passion) sont pendant longtemps apparus comme autant de preuves de l’appartenance du manuscrit à Louis IX.
Patricia Stirnemann a, dernièrement, attribué une date plus tardive à l’exécution du volume. Pour l’auteur, il fut exécuté à l’occasion du mariage de Philippe III et de Marie de Brabant, en 1274. Le calendrier est celui de la Sainte-Chapelle, lieu de couronnement. L’iconographie, notamment la scène de Bethsabée (f. 85v), s’accorde avec un cycle destiné à la princesse. Les armoiries de Champagne évoquent, en réalité, la réunion de la Champagne au domaine royal par les fiançailles du futur Philippe le Bel avec Jeanne de Champagne en 1274 : cf. P. Stirnemann, « Le Psautier dit de saint Louis », dans Der Psalter Ludwigs des Heiligen…, p. 37.


Le manuscrit resta dans les collections royales. Sous Charles V, il était conservé au château de Vincennes dans la chambre du roi, avec ses manuscrits les plus précieux. Il est mentionné dans l’inventaire de la librairie rédigé en 1380 : « Ung psaultier mendre, qui fut aussi monseigneur saint Loys, tres bien escript et noblement enluminé, et a grant quantité d’ystoires au commancement dudit livre, et se commance ou second fueillet : vas figuli ; ouquel a deux petiz fermoirs d’or plaz, l’un esmaillé de France et l’autre d’Evreux ; a une pippe ou il a ung tres gros ballay et quatre tres grosse sperles. En la chambre du roy a Vincennes » (inv. G: BnF., Français 2705, f. 282, n° 3304, cité par Delisle, Recherches…, II, p. 11, n° 47).
Il est , de même, répertorié dans l'inventaire de 1391: même description (BnF, ms; Français 21445, f. 105v-106).
L’incipit du deuxième feuillet peut être repéré à la première ligne du f. 87 : « vas figuli [confringes eos…] » (Ps. II, 9).

De même que le Bréviaire de Belleville (BnF, ms. Latin 10483-10484), le manuscrit entra dans les collections de Marie de France, religieuse au couvent de Poissy à partir de 1397. Il ne figure plus, en effet, dans les inventaires des ouvrages conservés à Vincennes dressés en 1400 (BnF, ms. Français 21446), 1413 (BnF, ms. Français 21444) et 1418 (Arch. nat, KK 39).
Selon Margareth Naughton, il correspondrait au psautier emprunté par Charlotte de Savoie (Naughton1995, p.126): "Un sautier ystorié, couvert de satin figuré vert et roge, a deux fermouers, appelé le sautier saint Loys, leque ladicte dame avoit emprunté de la dame de Poissy, et estoit son intencion de luy rendre, lequel sera baillé es mains de madame de Beaujeu pour le rendre" (Delisle, Cabinet des manuscrits..., I, 1868, p. 91, cité par Naughton, 1995, II, p. 126)
On perd la trace du manuscrit jusqu'au début du XIXe siècle. Selon le bibliographe anglais Dibdin, qui écrivait vers 1818, le manuscrit, sorti du couvent quelque vingt-cinq ans auparavant, fut acquis par un libraire français du nom de Chardin
et vendu au comte Alexis Golovkin : l’ouvrage est répertorié dans le catalogue de sa bibliothèque rédigé en 1798 : « Le Pseautier de st. Louis, pet. In-4, étoffe d’argent recouvert en velours cramoisi » (Catalogue des livres de la bibliothèque du cte Alexis de Golowkin, n° 659 (Picturing Kingship…, p. 248, n. 24).

Golowkin s’était dessaisi du manuscrit en 1811, car le volume n’est pas cité dans le second catalogue de sa bibliothèque établi à cette date : cf. Catalogue des livres du cte A. G, Moscow, 1811, cité par Stahl, Picturing Kingship…, p. 249, n. 28). Selon Stahl, il faisait, à cette date, partie des collections du prince Mikhail Petrovitch Golizyn, écuyer d’Alexandre Ier de Russie : cf. Notice de manuscrits, livres rares et ouvrages sur les sciences, beaux-arts etc., tirée du cabinet de Son Excellence le prince M. Galitzine, Moscou, 1816 : « Manuscrit sur vélin, écrit en lettres gothiques, contennant 78 miniatures qui représentent une partie de l’histoire de l’Ancien Testament ; la première est l’offrande de prémices par Cain et Abel ; et la dernière le sacrifice de l’agnel par Samuel ; il s’y trouva un Almanach et un Pseautier écrit en lettres gothiques à longues lignes ; les tournures sont en or et couleur ; la couverture est de satin broché or et verte, le tout est enveloppé dans du velours cramoisi » (Stahl, ibid., p. 249, n. 29 et 30).

En août 1818, par l’entremise du comte de Noailles, ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, il fut remis par le prince Golizyn à la Bibliothèque royale, comme l’indique la lettre adressée à Joseph-Bon Dacier, conservateur des manuscrits de la Bibliothèque royale, insérée entre la 3e et la 4e garde : « Paris, le 29 août 1818. Monsieur, le Psautier de saint Louis était dans la bibliothèque du prince Michel, l’un des frères de l’empereur de Russie (sic). S. M. l’a offert au roi de France. S.M. le donne à sa bibliothèque, et je vous transmets ce livre précieux pour être déposé parmi les richesses de ce genre, dont la conservation est confiée à vos soins… ».

Le volume reçut une cote du Supplément latin, fonds constitué vers 1820 pour les manuscrits latins acquis après 1744 (date de parution du Catalogus codicum manuscriptorum Bibliothecae regiae ) : cf. Catalogue général des manuscrits latins, nos 8823-8921, Paris, 1997, Introduction, p. IX-XII.

Déposé en 1852 au Musée des souverains : cf. Barbet de Jouy, Notice du Musée des souverains, Paris, 1866, p. 41-52, le manuscrit trouva sa place au cabinet des Manuscrits en 1872 : cf. Thomas, op. cit., p. 11.

Le ms. Latin 10525 figura dans à l’exposition des manuscrits les plus précieux de la BnF. dans la grande galerie à la fin du XIXe siècle (av. 1881), sous le n° 228 : cf. Bibliothèque nationale, Département des manuscrits, Notice des objets exposés, Paris, 1881, p. 41, n° 228.

Ancienne cote inscrite au recto du f. A : « Supplt l. 636, nunc : latin 10525 ».

Présentation du contenu


Le manuscrit est un Psautier à l’usage de Paris et plus spécialement de la Sainte-Chapelle, dont toutes les fêtes sont mentionnées dans le calendrier. Il semble incomplet du début et de la fin : il manque un ou deux cahiers au début ; prières et litanies sont absentes de la fin du volume : cf. Leroquais, Psautiers, II, p. 102-103 , et Stahl, Picturing Kingship…, Appendix III, p. 228-234 (« The Calendar », ff. 79r-84v).

F. 1v-78v : série de peintures : cf. supra Décoration.

F. 79-84v. [Calendrier de Paris, et particulièrement de la Sainte-Chapelle].
F. 79 (3 janv) : Genovefe virginis. IX lect (rubr.) ; « Oct. Sancti Johannis ». – F. 79 (28 janv.) : « Agnetis secundo ». « .III. lect (à l’encre bleue) ». « Karolus magnus (d’une autre main) ». – F. 80v. (22 avril) : « Inventio corporum Dyonisii sociorumque ejus. Dupl. (rubr.) ». « Opportune virg. ». – F. 80v (26 avril) : « Dedicatio Sancte Capelle Parisiensis. Annuum festu[m] (rubr.) ». – F. 80v (29 avril) : « Petri mart. .IX. lect. (rubr.) ». – F. 81. (2 mai) : « Octava dedicationis ecclesie. Duplum (rubr.) ». – F. 81 (28 mai) : « Germani episcopi Parisiensis. Semidupl. (rubr.) ». – F. 81v (10 juin) : « Landerici episcopi et conf. (rubr.) ». «. IX. lect. (rubr.) ». – F. 82 (26 juillet) : Translatio Marcelli episcopi et conf. .IX. lect. ». – F. 82v (11 août) : Sollempnitas sancte Corone. Annuum festum (rubr.) ». – F. 82v (18 août) : Bernardi abbatis Clarevall. Semidupl. (rubr.) » ; « Genesi martiris memoria (rubr.) » ; « Ludovici (d’une autre main) ». – F. 83 (14 sept.) : « Exaltatio sancte Crucis. Annuum festum (rubr.) ». – F. 83 (19 sept.) : « Octava sancte Crucis. Duplum (rubr.) ». – F. 83 (30 sept.) : « Tranlatio sacrosanctarum reliquiarum. Annuum festum (rubr.) ». – F. 83v (4 oct.) : « Auree virginis. .IX. lect (rubr.) ». – F. 83v (5 oct.) : « Jeronimi presbiteri. .IX. lect. ». – F. 83v (7 oct.) : Marci pape memoria ». – F. 83v (8 oct.) : « Symeonis conf. .IX. lect ; Demetrii martiris memoria. Vigilia ». – F. 83v (9 oct.) : « Dyonisii, Rustici Eleutherii martiris. Annuum festum (rubr.) ». – F. 83v (16 octobre) : « Octava Dyonisii. Duplum (rubr.) ». – F. 84 (3 nov.). « Marcelli episcopi Parisiensis. Duplum (rubr.) » ; « Guinalis abbatis memoria ». – F. 84 (8 nov.) : « Octava sancti Marcelli .IX. lect (rubr.). – F. 84 (23 nov.) : « Clementis pape et martiris. Duplum (rubr.) ». – F. 84 (26 nov.) : « Genovefe virginis ; De miraculo [Ardentium] .I. lect. ; Marcelli episcopi memoria (rubr). ». – F. 84 (28 nov.) : « Octava sancti Clementis. .I. lect. (rubr.) ». – F. 84v (4 décembre) : Parisius susceptio reliquiarum (rubr.) ». – F. 84v (15 déc.) : « Maximi abbatis memoria (rubr.) ».
Obit (de la même main que le reste du calendrier) : F. 79v (8 février) : « Obitus Roberti comitis Attrenbatensis (à l’encre bleue). – F. 82 (14 juillet) : « Obitus Philippi regis Francorum (rubr.) ». – F. 84 (8 nov.) : « Obitus Ludovici regis Francorum (rubr.) ». F. – F. 84 (27 nov.) : « Obitus Blachie regine Francorum (rubr.) ».

F. 85v-245v. [Psautier sans hymnes ni antiennes].
F. 85v-110v. [Ps. 1-25] : « Beatus vir qui non abiit in consilio impiorum …-…Pes meus stetit in directo ; in ecclesiis benedicam te, Domine ». – F. 110v-126v. [Ps. 26-37]. « Dominus illuminatio mea et salus mea, quem timebo…-… Intende in adjutorium meum, Domine Deus, salutis mee, Domine, in celo misericordia tua ». – F. 126v-141. [Ps. 38- 51]. « Dixi : Custodiam vias mea, ut non delinquam in lingua mea …-… quoniam bonum est in conspectu sanctorum tuorum ». – F. 141v-156v. [Ps. 52-67]. « Dixit insipiens in corde suo : Non est Deus …-… Deus Israel ipse dabit virtutem et fortitudinem plebi sue. Benedictus Deus ». – F. 156v-175. [Ps. 68-79]. « Salvum me fac, Deus, quoniam intraverunt aque usque ad animam meam …-… Domine Deus virtutum converte nos, et ostende faciem tuam, et salvi erimus ». – F. 175-192. [Ps. 80-96]. « Exultate Deo adjutari nostro, jubilate Deo Jacob …-… Letamini, justi, in Domino et confitemini memorie sanctificationis ejus ». – F. 192-209v. [Ps. 97-108]. Cantate Domino canticum novum (novum répété et cancellé à l’encre rouge) quia mirabilia fecit …-…quia astitit a dextris pauperis, ut salvam faceret a persequentibus animam meam ». – F. 210-245v. [Ps. 97-150]. « Dixit Dominus Domino meo : sede a dextris meis …-…Laudate eum in cymbalis jubilationis. Omne spiritus laudet Dominum ».

F. 245v-258v. [Cantiques bibliques].
F. 245v-246. « Confitebor tibi, Domine ...-... in medio tui sanctus Israhel » (Isaïe; XII: 1-6). – F. 246-247. « Ego dixi in dimidio ...-... cunctis diebus vite nostre in domo Domini » (Isaïe, XXXVIII:10-20). – F. 247r-v. « Exultavit cor meum in Domino ...-... sublimabit cornu Cristi sui » (I Samuel, II: 1-10). – F. F. 248-249. « Cantemus Domino gloriose ...-... per siccum in medio ejus » (Exode, XV:1-19). – F. 249v-251. « Domine, audivi auditum tuum ...-... in psalmis canentem » (Hababuq, III:2-19). – F. 251-254v. « Audite celique loquor ...-... et propicius erit terre populi sui » (Deuteronome, XXXII:1-43). – F. 254v-255v. « Te Deum laudamus ...-... non confudar in eternum » [Hymne attribué à Nicetas de Rémésiana] – F. 255v-257. « Benedicite omnia opera Domini ...-... et superexaltatus in secula » (Daniel, III:57-58, 56). – F. 257r-v. « Benedictus dominus Deus Israhel ...-... ad dirigendos pedes nostros in viam pacis » (Luc, I: 67-68). – F. 257v-258. « Magnificat anima mea ...-... et semini ejus in secula » (Luc, I:46-56). – F. 258r-v. «Nunc dimittis servum tuum ...-.. et gloriam plebis tue Israhel » (Luc, II:29-32).

F. 258v-260v. [Quicumque ou Symbole d'Athanase]. « Quicumque vult salvus esse …-… Hec est fides catholica quam, nisi quisque fideliter firmiterque crediderit, salvus esse non poterit ».

Bibliographie


Catalogues :
L. Delisle, Inventaire des manuscrits conservés à la Bibliothèque impériale sous les numéros 8823-11503 du fonds latin, Paris, 1863-1871, p. 80, n° 10525. – V. Leroquais, Les psautiers manuscrits des bibliothèques publiques, II, Paris, 1934, p. 101-105, cat. 269. – M. Naughton, Manuscripts from the Dominican Monastery of Saint-Louis de Poissy, University of Melbourne, 1995, II, p. 125-128, n° 59.

Sources imprimées :
J. Labarte, Inventaire du mobilier de Charles V, roi de France, Paris, 1879, p. 240, n° 3304. – L. Delisle, Recherches sur la librairie de Charles V, Paris, 1907, I, p. 175-176 ; II, p. 11, n° 47.

Fac-similé:
Psautier de saint Louis: reproduction des 86 miniatures du manuscrit latin 10525 de la Bibliothèque nationale, avec notice de H. Omont, Paris, 1902. – M. Thomas, Scènes de l’Ancien Testament illustrant le Psautier de saint Louis : Reproduction des 78 enluminures à pleine page du manuscrit latin 10525 de la Bibliothèque nationale de Paris, Graz, 1970. –P. Stirnemann, M. Thomas, Der Psalter Ludwigs der Heiligen, Graz, 2011.

Texte:
Rebecca A. Baltze, « The Little Office of the Virgin and Mary's Role at Paris », The Divine Office in the Latin Middle Ages. Methodology and Sources Studies, Regional Developments, Hagiography. Written in Honor of Professor Ruth Steiner, Ed. by M.E. Fassler — R.A. Baltzer, Oxford, Oxford University Press, 2000, p. 463-484, cité p. 482 (note 12).

Illustration :
R. Branner, Manuscript Painting in Paris during the Reign of Saint Louis. A study of Styles, Berkeley, 1977. – J. E. Beer, «Pariser Buchmalerei in der Zeit Ludwigs der Heiligen und im Letzten Viertel des 13 Jahrhundert», Zeistchrift für Kunstgeschichte , 44 (1981), p. 62-91, cité p. 70. –W. Chester Jordan, « The Psalter of Saint-Louis (BN Ms lat. 10525) : the programm of the Seventy-Eight Full-Page Illustrations », dans The High Middle Ages, P. C. Mayo éd., Binghampton, 1983, p. 65-91. – Andreas Bräm, Das Andachtsbuch der Marie de Gavre (Paris, Bibliothèque nationale, Ms. nouv. acq. fr. 16251). Buch malerei in der Diocese Cambrai im letzten Viertel des 13. Jahrhunderts, Wiesbaden : Ludwig Reichert Verlag Wiesbaden, 1997, cité à titre de comparaison iconographique p. 25, 28, 35, 37, 103, 131, 148, 149, 152 ; reprod. du fol. 76 : fig. 82. – Kumiko Maekawa, Narrative and Experience. Innovations in Thirteenth-Century Picture Books, Frankfurt am Main, Peter Lang, 2000, cité pp. 33, 37-38, 59, 66, 72-75, 79, 81, 87-88, 90-92, 95, 99, 105, 117, 145, 149-151, 155, 159, 168, 190, 198, 199, 203, 208-217, 222, 226. – John Higgitt, The murthly Hours. Devotion, Literacy and Luxury in Paris, England and the Gaelic West, Toronto, Univ of Toronto Press, 2000, cité pp. 83, 104-106, 229, 231, 232, 242, 248, 270. G. B. Guest, « The people demand a king : visualizing monarchy in the Psalter of Louis IX », dans Studies in Iconography, 23, 2002, p. 1-27, en part. p. 2sq, + 7 fig. – F.O. Büttner, « Der illuminierte Psalter im Westen », dans The Illuminated Psalter. Studies in the Content, Purpose and Placement of its Images . Ed. F.O. Büttner, Turnhout, Brepols, 2001, p. 1-106, cité pp. 14, 28, 50, 53. – H. Stahl, « Bathsheba and the Kings : the Beatus Initial in the Psalter of Saint-Louis (Paris, BNF,ms lat. 10525) », dans The Illuminated Psalter. Studies in the Content, Purpose and Placement of its Images . Ed. F.O. Büttner, Turnhout, Brepols, 2001, p. 427-434. – H. Stahl, Picturing Kingship : History and Painting in the Psalter of Saint Louis, University Park-Pennsylvania, The Pennsylvania State University Press, 2008. – P. Stirnemann, « Quand le programme fait fausse route : les psautiers de Saint-Alban et de saint Louis », dans Le Programme. Une notion pertinente en histoire de l’art médiéval ?, dir. J.-M. Guilhouët et C. Rabel, Paris, 2011 (Cahiers du Léopard d’or, 12), p. 165-181. –Alison Stones, Gothic manuscripts : ca 1260-1320, London -Turnhout, 2013, part one, vol. one, cité p. 53. – Sabrina ZONNO, "Un témoin exceptionnel de l'art parisien du temps de Saint Louis : le Psautier de la Bibliothèque du Séminaire de Padoue", dans Art de l'enluminure, N°44, 2013, p.2-31, cité p.12, 14, 16, 24, 25.

Codicologie :
P. Josserand et J. Bruno, « Les estampilles du département des imprimés de la Bibliothèque nationale », dans Mélanges d’histoire du livre et des bibliothèques offerts à Monsieur Franz Calot, 1960, 261-298.

Histoire :
L. Delisle, Notice de douze livres royaux du XIIIe et du XIVe siècle, Paris, 1902, p. 37-42, 105-111, et pl. IX-XI. – É. Van Moé, « Sur la date du petit Psautier de saint Louis de la Bibliothèque nationale », dans Bibliothèque de l’École des chartes, 98, 1937, p. 423. – Id., « Le psautier de saint Louis », dans Arts et métiers graphiques, 1937, p. 25-31, 71-74. – François Avril, "Un portrait inédit de la reine Charlotte de Savoie", Etudes sur la Bibliothèque nationale et témoignages réunis en hommage à Thérèse Kleindienst , Paris, Bibliothèque nationale, 1985, p. 255-262. Psautier de saint Louis, cité p. 258. – M.-H. Tesnière, « Les livres de Charles V », dans Vincennes : du manoir capétien à la résidence de Charles V, Dossier d’archéologie, n° 289, décembre 2003-janvier 2004, p. 96-103. – Elizabeth A. R. Brown « Jeanne d'Évreux : ses testaments et leur exécution », Le Moyen Age, 1/2013 (Tome CXIX), p. 57-83. URL : www.cairn.info/revue-le-moyen-age-2013-1-page-57.htm.

Expositions:
Les manuscrits à peintures en France du XIIIe au XVIe siècle, Paris, Bibliothèque nationale, 1955, n° 11. – Saint Louis à la Sainte-Chapelle [exposition organisée par les Archives de France, Sainte-Chapelle, mai-août 1960], Paris, 1960, n° 191 – Cathédrales : Cathédrales, Sculptures, vitraux, objets d'art, manuscrits des XIIe et XIIIe siècle, [Paris, Musée national du Louvre], 1962, n° 175. – La Librairie de Charles V, [exposition à la bibliothèque nationale], Paris 1968, n°125.

Bibliographie


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Informations sur le traitement

Notice par Véronique de Becdelièvre (juin 2012); mis à jour octobre 2018

Documents de substitution

Voir les images du Latin 10525 sur la base : http://mandragore.bnf.fr

Documents de substitution

Microfilm en couleur. Cote de consultation en salle de lecture : MFC 1168. Cote de la matrice (pour commander une reproduction) : ICR 157.