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Latin 16706

Cote : Latin 16706  Réserver
Giovanni Armonio, De rebus italicis.
Vers 1500.
Manuscrit en latin .
Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits
Paris. Ecriture française imitant l'humanistique italienne, encre dorée..
Miniature à pleine palge (f. 2), lettres ornées. Décor atribuable au à XXXXXX
Parchemin, 40 ff., 235 x 170 mm (just. 150 x 100 mm).
5 cahiers : 1 cahier de 10 ff. (1-10), 1 cahier de 6 ff. (11-16), 1 cahier de 10 ff. (17-26), 1 cahier de 6 ff. (27-32), 1 cahier de 8 ff. (33-40) ; pas de signatures ; foliotation à l'encre noire, XIXe siècle.
Manuscrit réglé à l'encre rouge.
Reliure de maroquin rouge aux armes du cardinal de Richelieu.
Estampille de la bibliothèque de la Sorbonne, 1743 ; estampille de la Bibliothèque nationale, 1792-1802 (modèle Josserand-Bruno, n° 17).
Début du XVIe siècle.

Historique de la conservation

Guillaume II Briçonnet, évêque de Lodève puis de Meaux (?) ; bibliothèque non identifiée de la fin du XVIe siècle (cote au coin supérieur du f. 1 "IICIIIIXXVIII") ; bibliothèque du cardinal de Richelieu (inventaire antérieur à 1643, BnF, Mss, Latin 10384, f. 40 : "Manuscripti latini [...]. 182. Jo. Harmonii Marci Tragedia de rebus Italicis Ludovici XII ad eumdem Ludovicum, sur vélin, relié en parchemin, in 4to ; y 4.47" ; inventaire de 1643, Bibl. Mazarine, Paris, ms. 4271, f. 422 : "2945. Item Jo. Harmannii m. sur velin relié, idem cotté 2945, prisé six livres t., pour ce icy Tragoediae, 6 l.t." ; inventaire de 1648, BnF, Mss, Latin 15464, f. 224 : "2945. Joan. Harmonii Marci Tragoedia manuscript. latin., in quarto, maroq.") ; transféré en 1660 par arrêt du Parlement de Paris à la bibliothèque de la Sorbonne (inventaire de 1660, BnF, Mss, Latin 15465, f. 67v. : "Grammatici in 4° [...]. Harmonii Marci Tragoediae ms. m. et a. [maroquin et armes]" ; inventaire de 1740, BnF, Mss, Nal 100, fol. 296 : "577. CCCLXXXXII. DLXXVII [ce dernier chiffre étant barré]. N° 1594. Codex membran. in 4 continet Joannis Harmonii Marci Tragoedias de rebus Italicis. Pulcrum. 16e s. [ces deux dernières mentions sont d'une autre main]" ; le volume porte la cote "577" au f. 1v.) ; saisie révolutionnaire, entré à la Bibliothèque nationale en 1796.

Présentation du contenu

F. 1v. : Cette garde de parchemin blanc a servi à différentes époques pour indiquer des titres, cotes et annotations. Au XVIIe siècle, avant 1643, le bibliothécaire du cardinal de Richelieu a marqué "Jo. Harmonii Marci Tragediae 182". Gayet de Sansale, bibliothécaire de la Sorbonne, a quant a lui ajouté à la fin du XVIIIe siècle la cote de la bibliothèque de la Sorbonne "577" ainsi que le texte suivant : "Ce ms. du commencement du seizième siècle, dédié à Louis XII comme duc de Milan, et orné d'une belle vignette, contient des tragédies de Jean Harmonius Marc sur les affaires d'Italie".
F. 2-v. : frontispice et titre. La miniature à pleine page du folio 2 représente saint Denis sous un portique, portant sa tête, revêtu d'une chasuble d'azur semée de fleurs de lys. En partie basse se trouvent les armes d'un prélat Briçonnet, tenu de chaque côté par un putto ailé.
F. 2v.-3v. : préface.
F. 3-38 : Cinq actes.

Dans la préface, l'auteur dédie son oeuvre au roi Louis XII. Le premier acte est un dialogue entre Rome et l'Italie ; l'Italie, réduite à la misère, demande secours à Rome ; la conclusion de leur conversation est que seul le roi de France Louis XII peut les secourir et les aider à retrouver leur liberté. Durant le deuxième acte, la furie Alecto récapitule les malheurs subis par l'Italie avant l'arrivée de Louis XII ; au troisième acte, une veuve, en réalité celle de Galéas Visconti, se plaint que Ludovic Sforza a empoisonné son mari ; la Furie, qui régnait en Italie, doit partir à l'approche de Louis XII ; au quatrième acte, Venise adresse à Dieu un chant de remerciement pour la paix conclue avec le roi de France ; Sforza et son armée sont mis en fuite ; dans le cinquième acte, l'Italie chante les louanges de Louis XII et son entrée à Milan.

Le fronstispice porte les armes d'un prélat de la famille Briçonnet (d'azur à la bande componée d'or et de gueules de cinq pièces, le 1e compon de gueules brisé d'une étoile d'or, une autre étoile sur le 2e canton du chef de l'écu), probablement Guillaume II, évêque de Lodève, puis de Meaux. Ces armes recouvrent vraisemblablement d'autres armes qui ont été grattées (rien n'est visible par transparence). Un raccord de peinture bleue et or est en effet nettement visible juste au dessus de l'écu. Ces armes Briçonnet ont à leur tour été modifiées à une date inconnue puisque les étoiles et les compons d'or ont été couverts d'argent.

Bibliographie

Catalogues et codicologie : C. Samaran et R. Marichal, Catalogue des manuscrits en écriture latine portant des indications de date, de lieu ou de copiste, t. 3, Paris, 1974, p. 713 et 834 ; P.-O. Kristeller, Iter Italicum, vol. 3, alia itinera 1, London/Leiden, 1983, p. 265.
Texte : J. d'Auton, Chroniques de Louis XII, éd. par M. de Maulde de La Clavière, t. 1, Paris, 1889, p. 390-396.
Histoire:

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