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Ms-15709. Papiers Firmin-Didot

Cote : Ms-15709  Réserver
Papiers Firmin-Didot
XVIIIe-XIXe s.
Papier.
Bibliothèque nationale de France. Bibliothèque de l'Arsenal
Français

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Don et acq. 1983-2376.

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Présentation du contenu

Famille de libraires parisiens depuis la fin du XVIIe siècle, les Didot se lancèrent dans l’imprimerie au siècle suivant Ils y connurent une réussite remarquable grâce aux nombreux progrès techniques qu'ils apportèrent à cette activité. Au XIXe siècle, les Didot, devenus Firmin-Didot, dirigent l'une des plus grosses imprimeries du monde et se trouvèrent à la tête d’une maison d'édition florissante jusqu’après la Première Guerre mondiale qui vit un certain ralentissement de leur activité.François-Ambroise Didot (1730-1804), fils aîné de François, reçoit l'imprimerie de son père en 1757 et met au point plusieurs innovations techniques. Sa production comprend notamment une collection d'ouvrages imprimés aux frais du comte d'Artois et une collection de classiques destinée à l'éducation du Dauphin. Il se retire en 1789. Pierre-François Didot (1731-1795), second fils de François reprend la librairie de son père en 1757, son frère ayant reçu l'imprimerie. Mais, en 1777, il acquiert l'imprimerie de Philippe Vincent, s'occupe aussi de gravure et de fonte des caractères et, en 1789, achète la papeterie d'Essonnes à laquelle il associe son gendre, Bernardin de Saint-Pierre. Trois de ses fils travaillèrent dans l'industrie du livre, Henri (1765-1852), graveur et fondeur de caractères, Léger (1767-1829), qui développe la papeterie d'Essonnes où son contremaître, Louis-Nicolas Robert, invente la première machine à fabriquer le papier continu (1798), Pierre-Nicolas-Firmin qui reprend l'imprimerie de son père en 1795. Pierre Didot (1761-1853), le fils aîné de François-Ambroise, lui succède en 1789. Autorisé à installer ses presses au Louvre dans l'ancien local de l'Imprimerie royale, il y exécute de 1798 à 1801 des éditions in folio notamment un Virgile (1798), un Horace (1799) et un Racine (1801) illustrés par les meilleurs artistes.. Firmin Didot (1764-1836), second fils de François-Ambroise, reprend en 1789 la fonderie de son père où il perfectionne et augmente la variété des caractères. Il invente la stéréotypie (brevet en 1797), et l'applique à l'édition d'une série de classiques à bon marché. Son imprimerie du Mesnil-sur-l'Estrée (Eure), complété par une fabrique de papier mécanique, réunit toutes les branches de l'art typographique. À cela s'ajoutent des activités littéraires (études, théâtre, traductions), bibliophiliques (sa belle bibliothèque est dispersée en 1811) et politiques (il sera député de l'Eure de 1827 à sa mort). En 1827, son fils aîné, Ambroise (1790-1876), reprend l'imprimerie. Le fils cadet de Firmin, Hyacinthe (1794-1880), dirige la papeterie du Mesnil.Les archives de la famille Didot ont souffert de diverses vicissitudes au cours du siècle dernier. Quand le siège de l’entreprise dut déménager précipitamment en 1983 de la rue Jacob à Paris, une partie des documents fut récupérée par les Archives nationales qui en achetèrent une autre partie en vente publique la même année. Ce fonds est actuellement conservé à Roubaix au centre des archives du monde du travail et l’inventaire en est consultable en ligne. A la bibliothèque de l’Arsenal s’est retrouvé un ensemble provenant de ces archives, d’environ une trentaine de boîtes d’archives, comprenant des correspondances, des papiers d’affaires et des documents relatifs aux publications des Didot depuis la fin du XVIIIe siècle.

Conditions d'accès

Non

Documents en relation

Archives nationales. Centre des archives du monde du travail , Roubaix.

Bibliographie

Cf Jammes, Courbage, Les Didot, Paris, 1998.