Latin 6862

Cote : Latin 6862
Ancienne cote : Colbert 966
Ancienne cote : Regius 5394(4)
Anonyme, De ponderibus medicinalibus (3r). Pseudo-Hippocrates latinus, Epistola ad Maecenatem (3v-5v). Antonius Musa, Epistola de herba vetonica (19-22v). Pseudo-Apuleius, Herbarius (sive Liber de nominibus et virtutibus herbarum) et Pseudo-Dioscorides, De herbis femininis (22v-63v).
IXe s. (milieu ; saec. IX2/3, Bischoff ; IX2/4, Wickersheimer ; IX/X, Beccaria)
Ce document est rédigé en latin.
Laon ou Reims ?
Minuscule caroline de module moyen, une seule main pour l'ensemble, mais dont le niveau d'usure, plus important pour les f. 3-18v que celui des f. 19r-63v, laisse penser qu'un certain laps de temps a pu s'écouler entre ces deux parties ; sous-titres en onciales à l'encre brune ; titres en capitales rubriquées.
Les marges sont emplies d’additions anonymes dont la presque totalité est imputable à une main qui semble être du Xe s. (début?). Cette main du glossateur principal est responsable d’observations variées, recettes, prescriptions et même d’incantations (voir Joret, 1888, p. 340). Les additions sont la plupart du temps sans rapport direct avec le texte, mais leur contenu constitue des suppléments d’un intérêt certain (aucune source repérée) ; par ex. au f. 18v, à la fin de la seconde table où se trouve la peinture d’Esculape découvrant la bétoine se trouvent deux recettes contre la pleurésie (onguent et cataplasme). De plus, cinq autres mains différentes sont intervenues, dont au moins une est de peu postérieure au travail du copiste. .
Peinture d'Esculape découvrant la bétoine (f.18v) : «Scolapius qui vetonicam invenit», légende reprise en marge par le glossateur principal «Esculapius invenit vetonicam» (voir Hubert - Porcher - Volbach, 1968, p. 112 fig. 98). Le frg. de l’Herbier du Pseudo-Apulée (f. 22v-63v) renferme 75 peintures en couleur représentant des plantes (herbae) et quelques animaux : un scorpion peint (f. 23) et un autre au trait (f. 63v); un aigle (f. 44v), ainsi qu'un volatile non identifié (corbeau?) (f. 46v) ; de nombreux serpents parsèment les marges, certains peints, d'autres au trait (f. 23r, 26r, 33r, 34v, 37v, 41r, 47r et 63v) ; à cette faune s'ajoutent l'illustration en couleur d’un canidé, qui représenterait un «chien enragé» selon Wickersheimer, 1966, p. 68 (f. 22r) et quelques abeilles accompagnant la représentation de l'acore (achorum, f. 28v); Singer, 1927, p. 35-36 (avec fac-similé des f. 23r et 30v) propose de voir dans ces peintures des influences anglo-saxonnes et italiennes méridionales..
Parch., 63 f. + I-II à longues lignes, 285 x 200 mm (just. 140 x 200 mm).
Les f. 1-2 sont des gardes de parch. récents (comme I et II) qui ont été foliotées ; le ms. proprement dit commence au f. 3. ; pour les 61 f. restants du ms., l'ordre de lecture restitué est le suivant: f. 3-8, 10-15, 9, 16-18, 20, 19, 21-22, 24, 23, 25-63 ; ms. mutilé de la fin, avec lacunes entre f. 30-31 et 55-56.
Reliure de maroquin rouge aux armes de Colbert ; titre au dos : « liber botanicus ».
Estampille de la Bibliothèque royale (Ancien régime, avant 1735), modèle identique à Josserand-Bruno, p. 268, type B n° 5.

Documents de substitution

Numérisation effectuée à partir d'un document original

Historique de la conservation

Peut-être copié dans les alentours de Reims (Hubert - Porcher - Volbach, 1968, p. 112), à Hautvillers, vers le milieu du IXe s. (cf. Barberi, 2000, p. 144) ou à Laon (exposition BnF, 1982, n° 57 et selon Contreni, 1990), sous l'épiscopat de Pardule (845-856). Le style pictural n'est pas sans rappeler celui d’autres réalisations, dont le Physiologus de Berne (Bern, Burgerbibliothek, Codex Bongarsianus 318 ; voir Homburger, 1962, p. 101-117), auquel a été assignée une même origine rémoise, quoique aussi incertaine. Toutefois, les critères retenus (stylistiques et paléographiques) pour attribuer ce ms. à un scriptorium rémois demeurent peu sûrs.
Il est probable qu'il ait effectué un long séjour à Chartres en raison du titre ajouté au XIIIe s. (f. 1r) qui se retrouve textuellement dans l’inventaire de la bibliothèque de St-Pierre de Chartres rédigé en 1367 (Omont, 1890, p. XXXI, n° 102). Bien que le ms. ne soit pas mentionné dans le catalogue du XIe s. de cette même institution (voir Omont, 1890, p. XXI-XXIV), l'hypothèse a été émise qu’il puisse y avoir été apporté dès la fin du Xe s. « sans doute par les soins de l’évêque médecin Fulbert » (selon la notice de l'exposition BNF, 1982, p. 71 ; Beccaria, 1956). C'est peut-être à Reims au cours de ses études dans la cité champenoise que Fulbert (960-†1028 ; évêque à partir de 1006) entra en possession du ms., toutefois sans qu'aucun fait ne vienne étayer cette hypothèse basée uniquement sur la mention au XIVe s. du repertorium librorum de St-Pierre de Chartres.
On ignore les circonstances qui conduisent le ms. à Paris à la fin du XVIIe s., où il apparaît dans un lot de ms. acheté en 1678 (de provenance inconnue) par Etienne Baluze (†1718) pour la bibliothèque de Jean-Baptiste Colbert († 1683). Il est mentionné dans l'inventaire des « Livres achettez en diverses rencontres pendant l'année 1678 » (Paris, Bnf, Baluze, 100, f. 110r-v), sous le titre « Liber botanicus cum figuris, folio, ancien » qui a été porté au dos lors de sa reliure dans la bibliothèque colbertine (l'appartenance à la collection de M. Hardy est une erreur de la notice de l'exposition BNF, 1982, p. 71). Enfin, le ms. est rapporté dans le procès-verbal de la prisée des livres et médailles de Colbert : «Liber botanicus, vélin, 20 s.» (Mélange de Colbert, vol. 77 ; extraits cités par Delisle, Cab. des mss., I, p. 479, sous le n° 966 du catalogue des mss. de Colbert établi par Baluze) et figure ainsi parmi les mss. de Colbert acquis pour la bibliothèque du roi en 1732.

Présentation du contenu

f. 3. Titre ajouté au XIIIe s. : « Liber herbarum medicinalium ».
f. 3r. De ponderibus medicinalibus. Frontispice orné d’un cercle inscrit dans un cadre carré, avec décor végétal dans les écoinçons sur fond vermillon ; cadre et cercle de couleur vert / bleu. Il contient au centre un petit texte de métrologie contemporain de la réalisation du ms. Le texte en a été réencré au XIIIe s. (de la main qui a ajouté le titre):
« De ponderibus. Oportet pondera medicinalia nosse (…) Obolus siliquas tres » (éd. Wickersheimer, 1966,n ° LXI.1, p. 67) ; dans le bas du cercle, une marque de possesseur a été grattée.

f. 3r-23v. Medicinalia varia. Additions marginales dans lesquelles se trouvent de nombreuses recettes et diverses observations sur les vertus des simples (voir Wickersheimer, 1966,n ° LXI.5, p. 69-70); saec. X (?), selon Beccaria, 1956, les ajouts en marges seraient contemporains :
f. 3r « …]nantica et quinantica (…) ad condolomata » ; f. 3v-5r « de pentafilon (…), de petrosilino (…), de piper (…), de petrosilino (…), de costo (…), de peretro » ; f. 4v, le nombre des os du corps humain (Orus : habet homo ossa CCXXVIIII) et le nombre de maladies, dont celles propres aux femmes (passiones in omines (sic) sunt IIM CCCCLXXXVI ; sunt passiones in mulieres in matrice CCCLXXII) ; Des recettes pour mettre en fuite les serpents (f. 4r et 8v), mais sans efficacité contre la salamandre (f. 15v, de serpente qui vocatur salamandra …) ; la nature des humeurs et un charmes contre les blessures (éd. Wickersheimer, 1966,n ° LXI.5, p. 70) (f. 12v) ; etc.
Il existe une copie de ces annotations (f. 3-18) ayant appartenu à Charles Daremberg (1817-1872), érudit et médecin, dans Paris, Bibliothèque de l’Académie Nationale de Médecine, Collection Daremberg, 420 (1300), de 51 feuillets contenant Hippocratis ad Maecenatem epistola (avec collation sur le ms. CDXXV de Turin) et les Remedia varia.

f. 3v-5v. PSEUDO-HIPPOCRATES latinus, Epistola ad Maecenatem (scil. ad Antiochum), avec lacune de la fin (perte d’un bifolium) :
« Incipit epistola medicinalis quatuor temporum, quid in his utendum vel quid vitandum sit. Ippogrates (sic) Mecenati suo salutem. Libellum quam (sic) roganti tibi promisi (…) quibus rebus uti debeat aut abstineri [… » (éd. Corpus medicorum latinorum…, 5, 1968, p. 26-32).
Il s’agit d’« une des lettres apocryphes d’Hippocrate précédant le De medicamentis de Marcellus Empiricus » (Wickersheimer, 1966, LXI.2, p. 67) ; cette traduction anonyme en latin serait celle de la lettre à Antiochus de Dioclès de Caryste (s. IV a.c.), selon Opsomer et Halleux, 1985 ; mais aucune des attributions proposées (Antonius Musa, Marcellus Empiricus ou Dioclès) ne fait l’unanimité, voir Kibre, 1979, p. 280-281, col. 1; chap.XX. Epistola n° 4 Ad Maecenatem ; Clavis patrist. pseudepigr. 3A, 2003, n° 951/9a ; voir la Bibliographie des textes médicaux latins. Antiquité et haut Moyen Âge, G. Sabbah, P.-P. Corsetti et K.-D. Fischer [dir.], Saint-Étienne, 1987, p. 136 et n° 335-340).

f. 6r-18v. Deux tables : la première, f. 6r-8v, donne une liste des capitula ainsi que le nom et le nombre de vertus de chaque plantes ; la seconde, f. 9r-18v, est une table méthodique qui récapitule les utilisations des simples et indique les n° de capitula où sont mentionnés les maux traités.
1. (f. 6r-8v). Première table. Index des plantes avec n° de chapitre et nombre de vertus (voir Collins, 2000, p. 184) ; les n° de capitula sont rubriqués. En marge de petits 'd' onciaux signalent les chapitres en provenance de Dioscoride ; acéphale, le récapitulatif débute au chap. XXII et s'achève au n° CLXVIII :
«D.» (in marg.), « XXII. Herba camedris habet uirtutes III ; apud grecos X (…) » (voir f. 40v) ; au f. 8r, « (…) CXXVI. Herba mandragora, masc(ulus), virtutes VIII. usque huc cap(itula) Dioscor(idis) intermixta XXIIII ; dehinc secuntur <in> ordine usque <ad finem huius libri ( ?)>. Herba mandragora, femina (…) » ; f. 8v, « CLXVIII. Herba aparinae, virtutes II. Expliciunt capitula libri medicinalis Ippogratis (sic), Platonis, Dioscoridis (p. corr.) et Scolapii de herba[m] vetonica[m] qui ipsam invenerunt. Ex Libro Buta(nico) (sic) ».
2. (f. 9r-18v) Seconde table. Table méthodique, agencée selon des thèmes [ordre de lecture restitué : f. 10r-15v ; 9r-9v ; 16r-18v]. Il s’agit d’une concordance des maux et maladies avec renvois aux chapitres traitant de la question (avec nombreux ajouts et corrections sur grattages contemporains ou de peu postérieurs) :
« Medicamenta huius libri butanici (sic) his capitulis requirendas. Primum autem a capite ostendunt originem deinde secuntur ad cetera (…) » f. 12v, « Actenus causa capitis, sequunturque necessaria (…) » ; f. 13v, « hucusque pectoris morbus ; dehinc sequitur uenter cum subdita (…)» ; f. 14v, « tria originalia preterita ; quartam uisiccam (sic) indigent cum sua (…) » ; f. 15v, « Actenus causas proprie capitis, pectoris, ventris et vissicae. Dehinc secuntur cetera intermixta. De mulieribus (…) » ; f. 9v, « De intermixtis passionibus uel medicinis (p. corr.) illarum(…) » ; f. 16v, « de febribus (…) » ; f. 17r, « De vulneribus et cetera alia adiuncta (…) » ; f. 18r, « De maleficiis serpentium et ceteris creaturis venenatis et de veneno sumtum (sic) ».
Des espaces ont été laissés à l’origine entre les vedettes pour les enrichissements postérieurs qui n’ont pas manqué (cf. par ex. f. 11).

f. 20r-22v. ANTONIUS MUSA, Epistola de herba vetonica [ordre de lecture restitué : 20r-20v ; 19r-19v, 21r-22v]:
« Incipit epistula Antoni Muse de herba vetonica quantas virtutes habet. Antonius Musa M. Agrippe salutem. Augusto praestantissimo omnium mortalium (…) Cum volueris uti, sic uteris. Explicit epistola de herba uetonica ». (L’illustration de la bétoine occupe le reste du f. 20v) ; f. 19r-v. « I. Herba vetonica. Omoeos : cestros. Alii : cyroe (…) et in ore detineat dolorem discutit », (la fin est copié par la même main, mais sur grattage des 7 dernières lignes) ; « Item herba uetonica (…) ieiunus edat » ; f. 21r : « ad facioneris dolorem (…) trita et inpositra mire dolores linire experti sumus [… » (éd. Howald - Sigerist, Corpus medicorum latinorum... 3, 1927, p. 3-11).

f. 22v-63v.PSEUDO-APULEIUS, Herbarius (sive liber de nominibus et virtutibus herbarum), avec Epist et interpolations en provenance du PSEUDO-DIOSCORIDES, De herbis femininis [ordre de lecture restitué : 22v, 24r-v, 23r-v, 25r-63v ; lacunes entre f. 30-31 et 55-56 ; manque la fin]:
« Vires herbarum et herbas. Incipiamus alium herbarium Apulei Platonis. Apuleius Platonicus (p. corr.) ad cives suos. Ex pluribus paucas vires herbarum et curationes corporis (…) invitis etiam medicis profuisse videatur (…) alii paeonia vocantur [… » (Herbarius, ms. de classe β : éd E. Howald et H. E. Sigerist, 1927, Corpus medicorum latinorum... 4, Leipzig ; De herbis femininis : éd. Kästner, Hermes 31 (1896), p. 578-636, qui a utilisé ce ms.)
Chaque herba occupe un chapitre numéroté de II à LXI, le De herba vetonica d’Antonius Musa tient lieu de chap. I. Sur l'ensemble décrit dans la table initiale, la présence de soixante-et-une rubriques conservées avec lacunes (XLVI herba grias et XLVII herba astula regia [index, f. 6v] + lacune du début de la rubrique traitant du Lapatium) permet d'estimer la perte à plus de 110 f.
Les extraits du ps.-Dioscoride qui ont été ajoutés à l’Herbarius (ci-dessous indiqués entre crochets droits, avec les références aux pages de l’éd. Kästner) sont signalés par des sous-titres en onciales dans les chapitres concernés ; ils ont été systématiquement revus par le premier glossateur peu après la copie, probablement dans le même scriptorium (écriture proche de celle du copiste; il se pourrait que ce soit la même main), mais avant qu'intervienne le glossateur principal (qui travailla dans un autre centre d'étude?). Il ressort de ces révisions que toutes les mentions de Dioscoride dans les sous-titres sont de la main du premier glossateur qui a, soit gratté et réécrit une partie de l’inscription primitive, soit l’a simplement complétée. Ainsi, il a remplacé en plusieurs endroits la locution « secundum grecos » par « secundum Dioscorides » (sic, ut semper), sans se soucier de l'accord grammatical et auquel il a parfois ajouté le nom de l'oeuvre (De herbis femininis), voir f. 33v, 37r, etc. Parfois une seule illustration s’applique aux deux sources (ps.-Apulée et ps.-Dioscoride); d'autres fois, l’article a donné lieu à plusieurs illustrations (voir Wickersheimer, 1966, p. 68 ; Catalogus Translationum … IV, 1980, p. 131 ; Munk Olsen, T. 1, 1982, p. 30, n° B.90). Plus qu'une simple version interpolée, il s’agit véritablement d’un essai intelligent de synthèse entre l’Herbarius et le De herbis femininis (voir Collins, 2000, p. 186) :
f. 24r-23v [Plantin]. « II. Herba plantagine (…) ex parte figura altera <de> plantagine <secundum> auctoritatem grecorum (…) apud ipsos arnoglossa. Continet autem virtutes XXXII » (inscription en partie effacée) [p. 624-626, arnoglossa] (fig. 1, f. 24r ; fig. 2, f. 23v) ;
f. 26v-27r [Verveine]. « IIII. Nomen: Herba Verminatia » [p. 629, hiera] ; (…)
f. 30r [Armoise]. « X. Nomen: Herba Artemisia monoglonosus (…) secunda Artemisia Tagantes dicitur grece (…) » (fig. 1, f. 30 ; fig. 2, f. 30v) ;
f. 31r-v [Rumex]. « <XI> [lacune du début, perte de la première variété du Lapatium] ; item alteram figuram secundum Dioscorides de herba lapatium capitulum XLVIII ; virtutes XVII (…) Item lapatium genus tertii, nomen: oxy (…) item lapatium genus quarti ; deest figura cum virtutibus suis » [p. 623] (fig. 1, lacunaire ; fig. 2, f. 31r ; fig. 3, f. 31v ; fig. 4, f. 32r, remplacée par anticipation par l’herba dracontea, qui se trouve illustrée de nouveau au f. 32v) ;
f. 33r-v [Serpentaire]. « XII. Herba dracontea (…) Item alia figura secundum Dioscorides (sic), tit. XL » [p. 619-620] (fig. 1, f. 32v et cf. 32 ; fig. 2, f. 33r) ;
f. 36v-37r [Renouée]. « XVI. Herba proserpinatia (…) Item altera figura in libro Dioscorides de Herbis femininis cap. VIIII et cum ipsas (p. corr. in margine) de herba proserpinatia quam ipsi poligonos vocant » [p. 595-596, poligonos] (fig. 1, f. 36r ; fig. 2, f. 36v) ;
f. 37v-38r [Aristoloche]. « XVII. Herba aristolocia (…) Item altera figura secundum Dioscorides, cap. XII de herba aristolocia » [p. 597-598] (fig. 1, f. 37r ; fig. 2, f. 37v) ;
f. 40v-41r [Germandrée]. « XXII. Herba camedris (…) Item de herba camedris in libro Dioscorides, tit. VIII » [p. 595] (une seule fig., f. 40v) ;
f. 41r-42v [Cardère]. « XXIII. Herba camellea (…) Item altera figura secundum Dioscorides, tit. XXXVIIII in libro femininarum herbarum ; virtutes V » [p. 615] (fig. 1, f. 41v ; fig. 2, f. 42r) ;
f. 43r-44r [Parelle]. « XXVI. Herba brittanica (…) Item secundum Dioscorid(en), de herba brittanica in libro femininarum herbarum, tit. XXIIII » [p. 605] (une seule fig., f. 43v) ;
f. 49v-50r [Prêle]. « XXXV. Herba ippirum (…) Item de herba ippirum secundum Dioscorid(en), tit. XXXII, alii anabasia, a quibusdam anabasis nuncupatur » [p. 610-611, hyppiris] (les deux figures sont sur le même registre, f. 49v, avec comme légende pour la première mascul(us) et pour la seconde femina, Dioscorides) ;
f. 51r. Un espace laissé vacant pour une illustration qui a été oubliée (?) ;
f. 55v [Coloquinte]. « XLV. Herba colocintios agria ; Dioscorides, titulus XLVII (ajouté dans la marge sup.) » [p. 621-622] (une seule fig., f. 55v) ;
[Lacune des cap. XLVI et XLVII (respectivement, herba grias et herba astula regia de l'index, f. 6v)]
f. 56r-57r [Pavot]. « XLVIII. Herba papaveris silvatici (…) Item altera figura ex parte de herba moecon, latine papaver agreste nuncupant. Dioscorides, tit. XLVI » [p. 620-621] (fig. 1, f. 56r ; fig. 2, f. 56v) ;
f. 57r-58r [Narcisse]. « XLVIIII. Herba narcissus (…) Item altera figura de Narcisso quam Aegyptii Bulbo semeticon et alii Bulbo rufum vocant. Figura ex parte altera et stomcho convenit. Dioscorides, titulus XLIIII » [p. 618-619, bullus rufus] (fig. 1, f. 57v ; fig. 2, f. 58r) ;
f. 59v [Cétérach]. « LII. Herba splenion (…) Item de herba splenios siue colopendarios. Dioscorides tit. XLI » [p. 616] (fig. 1, f. 59r ; fig. 2, 59v en marge) ;
f. 60v [Consoude]. « LV. Herba confirmam », où a été ajouté autour de l'illustration par le premier glossateur : « Haec herba duplicem habet figuram, istam presentem confirmam et alteram qui vocatur simfitum album siue confirmam ; figura illius require capitulo CXXI (…) ».

Bibliographie

Catalogues: Catalogus codicum manuscriptorum bibliothecae regiae..., III, 4 (1744) ; B. Munk Olsen (1982). L'Étude des auteurs classiques latins aux XIe et XIIe siècles, I. Catalogue des manuscrits classiques latins copiés du IXe au XIIe siècle : Apicius-Juvénal, Paris, p. 30, n° B.90.
Texte: A. Beccaria, 1956. I codici di medicina del periodo presalernitano (secoli IX, X e XI), Rome, (notice, p. 143-145, n° 24) ; E. Wickersheimer, 1966. Les Manuscrits latins de médecine au haut Moyen Age dans les bibliothèques de France, Paris, notice p. 67-70, n° LXI ;
Codicologie: O. Homburger, 1962. Die illustrierten Handschriften der Burgerbibliothek Bern, Berne ; J. Hubert - H. Porcher - W.F. Volbach, 1968. L'empire carolingien, Paris (collection L’Univers des formes), p. 112 fig. 98 et brève notice p. 349 ; M. Collins, 2000, Medieval Herbals. The Illustrative Traditions, London, p. 155 (au sujet de la représentation de la camomile, camamelos au f. 40, reproduit fig. 46), notice p. 184-188 et passim + pl. XV et fig. 45-47
Histoire: L. Delisle, Cab. des Mss. I, Paris, 1868, p. 469 et 479 ; H. Omont, Cat. gén. des mss. des bibl. publiques de France, vol. XI, Paris, 1890, p. xxxi, n° 102 ; P. Josserand et J. Bruno (1960). « Les estampilles du département des imprimés de la Bibliothèque Nationale », dans Mélanges F. Calot, Paris, p. 261-298 ; J. J. Contreni, 1990. « Masters and Medicine in Northern France during the Reign of Charles the Bald », in Charles the Bald. Court and Kingdom, Margaret T. Gibson, Janet L. Nelson (éd.), Aldershot (Variorum Collected Studies), 1990, p. 267-282 ; C. Barberi (éd.), 2000. Psalterium Egberti, facsimile del ms. CXXXVI del Museo archeologico nazionale di Cividale del Friuli.
Expositions: La médecine médiévale à travers les manuscrits de la bibliothèque nationale, Paris, 1982, p. 71-72, n° 57 ; Trésors carolingiens, BnF, 2007, n° 49.

Informations sur le traitement

Notice rédigée par Franck Cinato, d'après M.-P. Laffitte, 2007.

Documents de substitution

Voir Mandragore, http://mandragore.bnf.fr/html/accueil.html