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Supplément grec 1221

Cote : Supplément grec 1221  Réserver
XVe siècle
XIXe siècle
Papier.ff. 35 (le f. 15 étant paginé 15-16), nombre de lignes variable.mm. 305 × 240.Demi-reliure parchemin, datée de 1898.1 feuillet, 21 lignes. Le feuillet, lacéré en plusieurs points, notamment dans sa partie inférieure gauche, avait été plié plusieurs fois de façon à se présenter comme un billet de dimensions réduites.Essais de plume, au bas du recto (imitant la dernière ligne de la lettre), et au verso (fragments de tropaires ?).2(ff. 2. 3v) Lettre de DENYS, higoumène d'un monastère des Archanges, en date du 13 février 1790 (, αψϞʹ ms.), à un dignitaire de la Grande Église, à Constantinople, nommé Georges (dans l'adresse, f. 3v, où il est dit tuteur et curateur du monastère) ; l'adresse (Τῷ εὐγενεστάτῳ ἄρχοντι παχαρνίκῳ, καὶ γραμματικῷ τοῦ κοινοῦ τῆς τοῦ Χριστοῦ μεγάλης Ἐκκλησίας ἐπιτρόπῳ τε καὶ κηδεμόνι τῆς ὑμετέρας [sic] μονῆς, Κ[υρί]ῳ Κ[υρί]ῳ Γεωργίῳ, εὐχετικῶς À εἰς Βασιλεύουσαν) précise que le destinataire était secrétaire du conseil (laïc) de la Grande Église, et qu'il portait le titre de παχάρνικος (« paharnic » = échanson, en roumain), désignant un haut fonctionnaire dans l'administration des provinces danubiennes de l'empire ottoman : ce destinataire est certainement le παχάρνικος Georges cité par Athanase Comnène Ypsilanti dans le XIIe livre de ses chroniques (choix éd. par A. Papadopoulos-Kérameus, t. XIII des Documente de Hurmuzaki, Bucarest 1909, p. 174, l. 6), c'est-à-dire Georges de Siphnos, qualifié précisément de γραμματικὸς τοῦ κοινοῦ dans le livre X, chapitre 6, du même Ypsilanti (Ἐκκλησιαστικῶν καὶ πολιτικῶν τῶν εἰς δώδεκα βιϐλίον η', θ' καὶ ι', CP. 1870, ρ. 641 et ρ. 687).Les éléments font défaut pour localiser avec certitude le monastère τῶν Ταξιαρχῶν dont Denys était l'higoumène ; dans la signature de ce dernier, l'établissement est désigné comme πατριαρχικὴ μονή.2 feuillets, 20 lignes (au f. 2). Les ff. 2v-3 sont vides d'écriture. L'higoumène Denys n'a écrit de sa main que la signature ; le reste du document est d'une autre main, et dans une autre encre.Au f. 3v, au-dessus de l'adresse, une troisième main a ajouté quatre lignes difficilement déchiffrables, où l'on relève (l. 2) la mention d'une huitième indiction, puis (ll. 3-4) la date du 24 avril 1790.3(ff. 4. 5) Deux actes (πατριαρχικαὶ ἐκδόσεις) délivrés par le patriarche de Jérusalem ANTHIME (1788-1808) au métropolite de Bethléem Polycarpe : a(f. 4) acte en date du 24 février 1794, autorisant Polycarpe à célébrer l'office divin, le samedi de Saint Théodore (première semaine de carême), dans l'église de Saint-Georges dépendant du Saint-Sépulcre (ἐν τῷ ἁγιοταφητικῷ ναῷ τοῦ ἁγίου ἐνδόξου μεγαλομάρτυρος Γεωργίου τοῦ τροπαιοφόρου ms.) ; b(f. 5) acte en date du 14 décembre 1794, donnant la même autorisation au même Polycarpe pour le dimanche suivant, 17 décembre.Le métropolite de Bethléem succéda à Anthime sur le trône patriarcal en 1808 (cf. Μεγάλη Ἑλληνικὴ Ἐγκυκλοπαιδεία, t. XX, Athènes 1932, p. 490) ; sur ces deux patriarches, voir Chrysostome Papadopoulos, Ἱστορία τῆς Ἐκκλησίας Ἱεροσολύμων, Jérusalem et Alexandrie 1910, p. 797.2 feuillets, 10 lignes. Le f. 4v est vide d'écriture. Le texte des deux autorisations est de la main du même scribe ; la seconde seule est signée, au bas, du nom d'Anthime (signature autographe ?) ; la première porte, au même endroit, une signature différente, difficilement déchiffrable.Au f. 5v, une autre main a exprimé deux fois le monocondyle : † Βηθλεὲμ Πολύκαρπος.4(f. 6) Lettre en date du 6 juin 1806, adressée par les archimandrites Κοσμᾶς et Ἰωάσαφ, ἐπίτροποι du monastère d'Iviron, au moine Παχώμιος qui accompagne en voyage son père spirituel, le prohigoumène Θεοδόσιος : les deux épitropes offrent à Παχώμιος, au nom de la communauté, l'higouménat du monastère d'Iviron, qui vient d'être reconstruit.1 feuillet, 17 lignes. Dans la marge supérieure, empreinte du cachet d'Iviron (représentant la Dormition de la Vierge). Le f. 6v est vide d'écriture.5(f. 7) Lettre de DENYS [Καλλιάρχης], métropolite d'Éphèse, à un archevêque (la formule initiale dit : Τὴν πανιερότητα της ἀδελφικῶς etc.) dont le nom n'est pas exprimé, en date du 14 février 1810.L'expéditeur, métropolite d'Éphèse de 1804 à 1821, fut pendu par les Turcs au moment de la Révolution grecque (cf. Sp. Lambros, Ἐνθυμήσεων ἤτοι χρονικῶν σημειωμάτων συλλογὴ πρώτη, n° 445, dans le Νέος Ἑλληνομνήμων, VII, 1910, ρ. 235 ; v. aussi la Μεγάλη Ἑλλ. Ἐγκυκλοπαιδεία, t. IX, Athènes 1929, p. 404).1 feuillet, 17 lignes. Seules la formule finale et la signature sont autographes. Au verso, en haut de la page, mention inscrite par le destinataire : ἀποκρίθην (sic) Ἰουλίου 27.6(f. 8) Lettre de CYRILLE [VI], patriarche de Constantinople, à Charalambos, ancien ἀρχιεπίσκοπος Νυσσάϐας, déchu et privé des sacrements ; c'est, datée du 18 juillet 1813, la réponse à un γράμμα du 8 juin envoyé au patriarche par l'archevêque déplacé (cf. ll. 5-6).La province ecclésiastique dont Charalambos avait été l'archevêque devait englober tout ou partie de la vallée de la Nichava, principal affluent de droite de la Morava bulgare. A la l. 14 figure le nom de Samuel, prédécesseur et successeur de Charalambos à la tête de cet archidiocèse.1 feuillet, 25 lignes. Le nom de Cyrille n'est exprimé que dans la formule préliminaire, écrite en lettres de grande taille imitant l'aspect d'un monocondyle. La signature seule (l. 25 : Ὁ Κωνσταντινουπόλεως κ[α]ὶ ἐν Χ[ριστ]ῷ ἀδελφός) est autographe. Le f. 8v est vide d'écriture.7(f. 9) Lettre de Σεραφείμ, archevκque de Xanthi (province du Rhodope), à un autre archevêque qui n'est pas nommément désigné (la formule initiale dit : Τὴν περιπόθητόν μοι αὐτῆς πανιερότητα etc.), en date du 6 avril 1817 ; la lettre demande une recette médicale, et plusieurs personnages y sont nommés : à la l. 3, le τζελεπῆ Κωστάκης et son père, le τζελεπῆ Στερεωνάκης (dont le nom de famille, Τζορπατζόγλου, apparaît à la l. 12), habitants (l. 4) du quartier de Γενὴ-Μαχαλέ, ΰ Scutari ; à la l. 1 du post-scriptum (dans la marge de gauche, et perpendiculairement au texte principal), l'archevêque de Maronia (ville voisine de Xanthi, dans la même province).1 feuillet, 25 lignes. La lettre, signature comprise, est d'une seule et même main, sans doute celle de Σεραφείμ. Le f. 9v est vide d'écriture.8(f. 10) Lettre de DENYS, prohigoumène du couvent athonite de Grigoriou, et ἐπίτροπος de la communauté de l'Athos, à un moine dont le nom n'est pas donné (la formule initiale dit : Τὴν περιπόθητόν μοι αὐτῆς ὁσιολογιότητα etc.), en date du 2 février 1837. Plusieurs personnages sont nommés : à la l. 5, le καπετὰν Δημήτρης Σόσκος ; aux l. 5-6, le papas Γεράσιμος ; ΰ la l. 7, un certain Κωνστάκης Σπανδονίδης.1 feuillet, 16 lignes. La lettre est entièrement autographe. Le f. 10v est vide d'écriture.9(f. 11) Billet, non daté, d'un moine de la Grande Lavra, nommé MACAIRE, s'adressant au cathigoumène et aux moines du monastère afin d'être remplacé dans le lieu où il vient de passer un an ; ce lieu n'est pas précisé dans la lettre, mais il s'agit peut-être d'une localité de l'île de Thasos (les deux derniers mots de la formule qui, au verso, tient lieu d'adresse, semblent être :... ἐκ Θάσου).XVIe-XVIIe siècle (?), 1 feuillet, 20 lignes (plus la signature, écrite perpendiculairement au texte, dans la marge de gauche). Le feuillet avait été plié plusieurs fois, de manière à former un billet de petites dimensions.10(f. 12) Billet, non daté, adressé à un prêtre nommé Anthime (l. 1) ; il lui est demandé d'envoyer son propre diacre rejoindre les expéditeurs le soir même : le lendemain, on doit en effet ordonner prêtre un autre diacre qui se trouve être le gendre du second signataire du billet (un σακελλάριος). Le texte est signé, en première position, par l'évêque (sauf erreur) qui doit faire l'ordination (l. 7) : † ÀÀÀ Θεοφάν(ης) (le premier nom, au génitif, n'a pas été identifié) ; au-dessous (l. 8), la deuxième signature : † ὁ Σακελάρϊος... (le nom qui suit, au génitif, résiste également à l'identification).XVIe-XVIIe siècle (?), 1 feuillet, 10 lignes. Le texte du billet et le post-scriptum sont de la main du second signataire.Le verso est occupé par trois séries de comptes, peut-être d'une seule et même main, distincte des deux mains du recto.11(ff. 13-14v) Plusieurs séries de comptes, disposés pour la plupart comme dans un registre de comptable ou d'intendant : a(f. 13r, partie supérieure) listes concernant des travaux exécutés dans une vigne (του ροδιατου το αμπελην ms., l. 4) : d'abord, décompte des ouvriers employés du 22 au 25 d'un mois de novembre d'une année non précisée, probablement 1478 ou une année toute voisine, à en juger par l'addition qu'une autre main, contemporaine, a portée en tête du feuillet, sur trois lignes (, αυοη ἅπρηληου κϐ. Εμολογω αἵγο νηκολος ὥ χοτηϐας ἅκομι καὶγο) ; puis, détail des sommes versées pour les mêmes travaux à ces ouvriers, désignés ou non par leurs noms (cette liste ajoute la mention de sommes déboursées pour travaux effectués les 26 et 27 novembre) ; b(f. 13v, partie supérieure) récapitulation, semble-t-il, des comptes de plusieurs mois ; c(f. 13v, partie inférieure) liste de dettes de divers personnages ; d(f. 13r, partie inférieure : page écrite sensu inverso par rapport aux autres) liste de chiffres et liste de noms placés en regard, sans que soit précisée la nature des sommes additionnées ; e(f. 14r) récapitulation des dettes d'un personnage ((ὁ Δηπλοϐατατζης) dont le nom apparaît déjà plusieurs fois au f. 13r.v (cf. Parisinus gr. 1528, f. 217v, marge inférieure, où, dans une liste de comptes, figure une somme payée par un personnage du même nom) ; f(f. 14v) deux additions concernant vraisemblablement d'autres dettes.XVe siècle, 3 feuillets (le numéro 13 étant en réalité composé de deux feuillets qui tiennent encore l'un à l'autre par le pli joignant leurs marges inférieures, et sont étalés de façon à former un feuillet presque trois fois plus haut que large), nombre de lignes variable.12(f. 15) Liste de livres laissés en dépôt chez un γραμματικὸς τοῦ κοινοῦ (secrétaire d'une commune, surtout dans les îles), du nom d'Ἀποστόλου (cf. l. 33), sous le titre : Κατάστιχον βιϐλίων τινῶν ὁποῦ ἀφίνω εἰς τὸν ἄρχοντα γραμματικὸν τοῦ κοινοῦ κὺρ Ἀπόστολον διὰ φύλαξιν. La liste semble avoir été copiée par Apostolou lui-même, qui en certifie l'exactitude, au bas (l. 33) : (Ἰωάννης ?) Ἀποστόλου βεϐαιῶ. Suivent (ll. 34-36) trois lignes ajoutées par celui qui confie les livres (et concernant le don que lui fait Apostolou d'un poêle en cuivre, poêle qu'il n'aura pas à restituer à son retour).Dans la moitié inférieure gauche de la page, la seconde main, semble-t-il, a ajouté plus tard (encre différente) une liste de livres manquants, sous le titre : Τὰ βιϐλία ὁποῦ ἐλλείπουν τοῦ γραμματικοῦ Ἰωάννου.La liste principale comprend surtout des imprimés plus ou moins récents (cf. la mention νέος τύπος aux ll. 4 et 10 ; en revanche, un manuscrit est signalé comme tel à la l. 21) ; les dates d'édition de certaines des œuvres énumérées (l. 9, Lettres de Synésius. [vraisemblablement éd. Venise 1782], et ll. 7-8, Cyropédie, tome 1 des Œuvres complètes de Xénophon [éd. Venise 1787], cf. É. Legrand-L. Petit-H. Pernot, Bibl. hell., XVIIIe siècle, t. II, Paris 1928, p. 379 et pp. 477-479) autorisent à dater le document de la fin du XVIIIe siècle.1 feuillet, 36 lignes. Le verso (paginé 16) est vide d'écriture.13(f. 17r.v) Notice inachevée (en grec) relative au monastère de Xéropotamou, d'une main du XIXe siècle. A l'époque de la rédaction de ce petit texte, le monastère compte environ cent moines et autant de novices et de serviteurs. L'auteur cite avec éloges le nom de l'archimandrite Διονύσιος, qui, après avoir dirigé le couvent un bon nombre d'années, en a abandonné la direction à l'archimandrite Εὐγένιος ; celui-ci, originaire de Thessalie, avait auparavant dirigé un μετόχιον du monastère en Moldavie pendant onze ans, puis avait été τοποτηρητής du trτne patriarcal d'Alexandrie pendant vingt mois.1 feuillet, 16 et (au verso) 12 lignes.14(f. 18r.v) Notice biographique (en français) sur le médecin du monastère d'Iviron, Georges Papadopolo [sic] (« né en Magnésie de la Thessalie le 25 janvier 1803 »), devenu moine à ce monastère en août 1861, sous le nom de Grégoire.1 feuillet, 16 et (au verso) 15 lignes.II (ff. 19-35v) Recueil de lettres autographes signées, adressées pour la plupart au « paharnic » (sur ce titre, cf. plus haut, à propos du f. 3v) Jean Koutoumas [Τζανῆς Κουτουμᾶς], originaire de Mykonos, résidant à Paris, dans les années 1817-1820.On a successivement des lettres de :a(f. 20) Κ. Βλάχ(ος) [?] ΰ Koutoumas ; lettre datée de Pise, 12/24 septembre 1817 ; au verso, post-scriptum en grec, et adresse en français (« A Monsieur le Paharnik Tzany, à Paris ») ; b(f. 21) Ῥαλοῦ Καρατζᾶ à Koutoumas ; datée de Pise, 13 novembre (sans indication d'année), avec adresse, en grec, au f. 21v (le nom du destinataire est orthographié Κουτμᾷ) ; c(f. 22r.v) Γεώργιος Πάππας ΰ une Πρινγκιπέσσα (sic l. 1) qui n'est pas autrement nommée (probablement la femme d'un prince phanariote gouvernant une des provinces danubiennes) ; datée du 8 octobre 1818 ; le long de la marge extérieure du f. 23v, mention portée sans doute par un secrétaire de la princesse : ἀπὸ τῷ τιμιω(τά)τῳ κὺρ Γεωργίῳ Πάππᾳ ; sur la même page, empreinte d'un cachet avec la légende Sigillum sanitatis.Puis : d(f. 24) un contrat (?) daté du 25 juillet 1818, et suivi (f. 24v) de comptes divers en date de la même année (certains semblent être en une langue slave) ; on relève trois mains distinctes en sus de la main principale ; l'ensemble est d'un déchiffrement très malaisé.De nouveau, des lettres de : e(f. 25) Κ. Πολυχρονιάδης ΰ Koutoumas ; lettre datée de Genève, 19 août 1819 (en réponse à une lettre du 11 août) ; cette réponse est portée à Paris par un ami de Πολυχρονιάδης, nommé Δημήτριος Μπατᾶκος, que l'expéditeur recommande (ll. 18-19) à Koutoumas ; f(f. 26r.v) Κ. Καρατζᾶς ΰ Koutoumas ; datée de Pise, 22 septembre/10 octobre 1819 ; adresse en français au f. 26v ; g(f. 27) Κ. Βλάχ(ος) [?] (cf. f. 20) ΰ Koutoumas ; datée de Pise, 20 novembre 1819 ; adresse en français au f. 27v (complétée par cette indication : « On peut s'adresser à Monsieur le Baron Constantin Sakellario. Rue Neuve de Luxembourg, n° 8, à Paris ») ; h(ff. 28-29v) JEAN KOUTOUMAS (qui signe, f. 29v, Ζ. Κου του Μάς) ΰ un notable (désigné, au début, par les termes honorifiques τζελεπῆ et ἄρχοντα) ; datée de Paris, 30 novembre 1819 ; certains passages de la lettre, f. 28r.v, sont en français ; il est traité, avec indignation, (f. 29r.v) d'un périodique, nommé Μουσεῖον, publié par une société « λεγομένη τῆς Ἀθηνᾶς » ; en revanche, le destinataire est sollicité (f. 29v, l. 8) de souscrire au fameux Λόγιος Ἑρμῆς ; en post-scriptum, Koutoumas annonce qu'il joint ΰ sa lettre deux autres missives, l'une de P. Πελλιϐάλ, l'autre de Κ. Πολυχρονιάδης (déjà rencontré plus haut, f. 25) ; i(f. 30) Κ. Βλάχ(ος) [?] (cf. ff. 20 et 27) à Koutoumas ; datée de Turin, 11 avril 1820 ; adresse en français au f. 30v («... Tzany Contumasse... »), avec cachet de la poste, daté du 19 avril 1820 ; j(f. 31) [le baron] Κ. Σακελλαρίου ΰ un destinataire dont le nom n'est pas donné ; datée de Paris, 31 décembre 1820 ; sans adresse ; k(f. 32) JEAN KOUTOUMAS (Ζ. Κου του Μάς, l. 16) ΰ un Καμινάρης (ce mot peut κtre, soit un nom propre, soit un titre désignant un dignitaire des provinces danubiennes de l'empire ottoman, cf. Μεγάλη Ἑλλ. Ἐγκυκλοπαιδεία, t. XIII, Athènes 1933, p. 641) ; datée de Paris, 11/23 juillet 1820 (rappel d'une lettre du 12 juin au même, lettre qui répondait à une missive du destinataire en date du 15 février) ; sans adresse ; 1(f. 33r.v) Πλουδία Κουντουμᾶ à son fils, Jean Koutoumas (Ζανὴ Κουτουμά, f. 33, l. 1) ; datée de Mykonos, 7 février 1820 ; la plume est tenue par un autre membre (ou un ami) de la famille, qui donne son nom, Τζόρτζης Γγήζις, ΰ la l. 1 du second post-scriptum (f. 33v) ; un premier post-scriptum, immédiatement au-dessus, est écrit et signé par Ζαχαράτα Κορκοτζάκη, cousine de Jean Koutoumas ; au f. 34v, d'une troisième main, adresse en français («... Zanni Coundunia de l'île de Mycone... ») et en grec ; m(f. 35) Ῥαλοῦ Καρατζᾶ (cf. f. 21) à Koutoumas ; datée du 27 juillet (sans indication d'année, ni de lieu) ; au f. 35v, adresse en grec et en français (le nom est orthographié Κουτμᾷ et Cout-mas).En dehors de la lettre familiale du f. 33r.v (où figurent, en plus des noms déjà relevés, une demi-douzaine au moins d'autres noms de parents et d'amis), et du document (malaisément identifiable) du f. 24r.v, les lettres qui composent le dossier ci-dessus évoquent le milieu de l'aristocratie phanariote, dont certains membres occupent de hautes fonctions dans l'administration des provinces danubiennes, tandis que d'autres, plus jeunes, font leurs études à Paris ou à Pise. On relève principalement les noms suivants (patronymes, titres honorifiques, ou titres de simple civilité) : un ἄρχων λογοθέτης nommé Βέλλιος (f. 22, l. 6) ; une dame Δόμνα et une dame Δομνίτζα (f. 22v, ll. 5 et 6) ; ὁ μ. Καλλιάρχης (f. 27, l. 27) ; un certain Κυρίτζης (f. 32, ll. 3 et 13) ; un κύριος Μαυροκορδάτος (f. 22v l. 15) ; un ἄρχων Πάνος (f. 27, l. 29 ; f. 30, l. 4 ; f. 32, l. 12) ou Μπάνος (f. 22v, l. 8) ; un κύριος Πεϊζαδῆς (f. 22v, l. 6) ; Κ. Πολυχρονιάδης (f. 20, l. 1 ; f. 28, l. 1 ; f. 30, l. 8 ; f. 32, l. 8) ; un ἄρχων μεγάλος Ποστέλνικος (f. 22v, ll. 8-9) ; Γεώργιος Πραΐδης (f. 21, l. 12 ; f. 29, l. 17) [sur ce personnage, cf. la Μεγάλη Ἑλλ. Ἐγκυκλοπαιδεία, t. XX, Athènes 1932, p. 639] ; le baron Σακελλαρίου (f. 20v, l. 7 ; f. 27, l. 13 ; f. 29, l. 6 ; f. 35, l. 18) ; les Σταματακεῖδαι (f. 25, l. 25) ; ὁ μ. Τζαλίκης (f. 27, l. 29). (Ajouter les noms d'expéditeurs ou de destinataires recensés dans la description.)A ce dossier est joint (f. 36) un passeport délivré le 20 mai 1840 par la police du Pirée εἰς τὸν κ. Μινωΐδιν Μεστίαν (?), signalé comme voyageur français, âgé de 48 ans, se rendant à Nauplie. (S'agit-il d'un des avatars de Minoïde Mynas, dont la première mission en Orient commence en février 1840 ? L'âge indiqué ne concorde pas avec sa naissance présumée en 1798 : cf. H. Omont, Minoïde Mynas et ses missions..., dans Mém. de l'Acad. des Inscriptions, t. XL, Paris 1916, pp. 2-3.) Au verso, deux visas, l'un du 19 juin 1840, à Nauplie, et l'autre du 15 juillet 1840, à Égine.Dix-huit feuillets, nombre de lignes variable. Le f. 19 est un fragment de la couverture qui entourait le dossier au moment de la vente. Sont restés vides d'écriture : les ff. 19v. 23. 25v. 31v. 32v. 34.La réunion des deux parties du manuscrit en un seul volume est due à H. Omont, qui en régla l'ordonnance et le fit relier. Les documents, tous de dimensions égales ou inférieures aux mesures données en tête de la notice (à l'exception du f. 15-16, légèrement plus grand dans le sens de la hauteur, et plié), sont tantôt montés sur onglets, tantôt collés totalement ou partiellement sur de grands feuillets de papier.La première partie (ff. 1-18v), acquise de la veuve d'Emmanuel Miller, fut enregistrée à la Bibliothèque nationale le 8 février 1897 ; la seconde (ff. 19-36v), acquise à la vente Villenave de février 1897 (cf. les indications portées sur le f. 19, au crayon en haut, à l'encre vers le milieu), fut enregistrée le 16 mars de la même année.L'ensemble du manuscrit a été décrit par H. Omont dans son Catalogue des manuscrits... Miller, pp. 65-66.
Manuscrit en grec
Bibliothèque nationale de France. Département des manuscrits

Présentation du contenu

Recueil factice groupant deux séries distinctes de documents, la plupart d'ordre épistolaire.

I (ff. 1-18v) Documents divers ; en majorité, lettres originales signées émanant de personnalités ecclésiastiques de tout rang.

1(f. 1) Lettre d'un hiérodiacre [Ἐ]μμανουήλ, adressée probablement à un higoumène (Τῷ πανοσιωτάτῳ καὶ αἰδεσιμωτάτῳ μου πατρὶ ἡμῶν αὐθεντα sic ms.) ; datée du 12 août 1665.

Au verso, en guise d'adresse : δόθειτο ἡ γράφι εἰς τὰς χεῖρας τοῦ αὐθεντός μου εἰς τὸ καστρὶ ἀπο χούνοι κᾶ (?) etc. ; dans les derniers mots reproduits, il faut peut-être reconnaître les noms de villages Kastri (plusieurs localités de ce nom en diverses régions de la Grèce) et Χούνη (également attesté au moins deux fois).

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Πολυχρονιάδης (Κ.) • nommé

Πολύκαρπος Βηθλεέμ

Πολυχρονιάδης (Κ.) • lettre au paharnic Jean Koutoumas

ANTHIME, patriarche de Jérusalem • deux actes patriarcaux pour Polycarpe, métropolite de Bethléem

CYRILLE VI, patriarche de CP. • lettre à Charalambos, ancien ἀρχιεπίσκοπος Νυσσάϐας

Denys Καλλιάρχης, métropolite d'Éphèse • lettre à un archevêque

DENYS, higoumène d'un monastère des Archanges • lettre à Georges de Siphnos

DENYS, prohigoumène du couvent de Grigoriou • lettre à un moine

KOUTOUMAS (Jean), paharnic • correspondance

KOUTOUMAS (Jean), paharnic • lettre à un Καμινάρης

KOUTOUMAS (Jean), paharnic • lettre à un notable

MACAIRE, moine de Lavra • lettre au cathigoumène de Lavra

Γγήζις (Τζόρτζης)

MILLER (E.)

Villenave

Ἀποστόλου, γραμματικὸς τοῦ κοινοῦ (liste de livres en dépôt chez)

Ἐμμανουήλ, hiérodiacre • lettre

Βέλλιος

Βλάχος (Κ.) • lettres au paharnic Jean Koutoumas

Γεράιμος, papas

Δηπλοϐατατζης

Δομνίτζα

Δόμνα

Εὐγένιος, archimandrite de Xéropotamou

Θεοδόσιος

Θεοφάνης, évêque • lettre à Anthime, prêtre

Καλλιάρχης (ὁ μ.)

Καρατζᾶ (Ῥαλοῦ) • lettre au paharnic Jean Koutoumas

Καρατζᾶς (Κ.) • lettre au paharnic Jean Koutoumas

Κορκοτζάκη (Ζαχαράτα)

Κοσμᾶς et Ἰωάσαφ, ἐπίτροποι du monastère d'Iviron • lettre au moine Παχώμιος

Κουντουμᾶ (Πλουδία) • lettre au paharnic Jean Koutoumas

Κυρίτζης

Μαυροκορδάτος

Μεστίας (Μινοΐδης) • passeport à son nom

Μπάνος

Μπατᾶκος (Δημήτριος)

Πάνος

Πάππας (Γεώργιος) • lettre à une princesse phanariote

Πελλιϐάλ (P.)

Πεϊζαδῆς

Ποστέλνικος (μεγάλος)

Πραΐδης (Γεώργιος)

Σακελλαρίου (baron Κωνσταντῖνος) • lettre

Σακελλαρίου (baron Κωνσταντῖνος) • nommé

Σεραφείμ, archevêque de Xanthi • lettre à un archevêque

Σπανδονίδης (Κωνστάκης)

Σταματακεῖδαι

Σόσκος (Δημήτρης)

Τζορπατζόγλου (Κωστάκης)

Τζορπατζόγλου (Στερεωνάκης)

Χοτηϐας (Nηκολος ὥ)

comptes • divers

contrat (?) et comptes divers

Dionysios, archimandrite de Xéropotamou

Papadopolo (Georges), médecin du monastère d'Iviron • notice biographique sur lui (en français)

Samuel, ἀρχιεπίσκοπος Νυσσάϐας

Xéropotamou • notice relative au couvent de X.