Département des Manuscrits > Grec > Ancien fonds grec > Grec 1804-1917

Grec 1885

Cote : Grec 1885 
Ps.-Herennius, Proclus
Années 1580

332 × 225 × 25 (feuillet : 323 × 217)
[II] + 122 + [II]
Papiers filigranés à fines vergeures. Plusieurs marques légèrement différentes du type Lettre B sur un écu sommé d'une couronne et surmontant une bannière avec le nom de Nicolas Lebé, papetier de Troyes (Briquet 8077-8083, datés 1566-1594) ; filigrane Lettre P sur un écu sommé d'une couronne et surmontant une bannière avec le nom de N. Perricard, papetier français, peut-être troyen lui aussi (Briquet 8583-8585, datés 1581-1584) ; filigrane Deux colonnes enlacées surmontées d'une couronne, au-dessus d'une bannière portant un nom (le nom est illisible ; proche de Briquet 4437, daté 1584) ; le bifeuillet [I]-[II] est également en papier français de la fin du seizième siècle : Raisin avec les lettres S et C (assez proche de Briquet 13192-13193, datés respectivement 1581 et 1582).
19 cahiers : 1 × 8[3|5] (8). 4 × 8 (40). 4 × 6 (64). 1 × 7[4|3] (71). 8 × 6 (119). 1 × 3 (122). Le premier cahier a la structure d'un quinion ; il semble que les deux premiers feuillets de ce cahier soient collés entre eux et collés au plat supérieur comme contre-garde. Les ff. [I]-[II] forment un bifeuillet. Pas de signatures. Courte réclame horizontale sous la dernière ligne du verso de chaque feuillet.
Copié entièrement par un même scribe non identifié.
Pas de réglure à proprement parler : seulement une ligne de justification de part et d'autre du texte tracée à la mine de plomb. 25 lignes par page. Surface écrite : 203 × 124 mm ; grandes marges externe (55/60 mm) et inférieure (75 mm).
Initiales et titres à l'encre rouge ; bandeau de motifs végétaux au-dessus du titre au f. 1r.
Reliure souple de parchemin. Couture sur doubles nerfs qui passent à l'extérieur de la reliure par des boutonnières sur les coins du dos. Titre sur le dos à l'encre noire : Herennius & Proclus in Aristot. ; en-dessous, les anciennes cotes 1222 et 2097,3. Deux trous sur chacun des plats à environ un centimètre de la gouttière signalent la place de fermoirs encore visibles sur la face interne des plats, saillants sous les contre-gardes.

Présentation du contenu

(ff. 1r-56v) [Erennius], Commentaire à la métaphysique d'Aristote, éd. A. Mai, Classicorum auctorum e Vaticanis codicibus editorum, t. IX, Rome, 1837, pp. 513-593 : [titre] Ερεννίου φιλοσόφου ἐξήγησις εἰς τὰ μετὰ τὰ φύσικα. Ce commentaire attribué à Erennius (ou Herennius), condisciple de Plotin auprès d'Ammonius Saccas à Alexandrie, est un faux élaboré au quinzième siècle à Rome dans le milieu du cardinal Bessarion (DPhA, Supplément, p. 258) ou bien au seizième siècle, peut-être par le copiste et marchand de manuscrits Andréas Darmarios (DPhA, III, p. 236) ; il est composé d'extraits de Philon d'Alexandrie, Alexandre d'Aphrodise, Proclus, Damascius, Saint Augustin et Georges Pachymère.

(ff. 57r-58v) feuillets vierges.

(ff. 59r-122v) Proclus, Éléments de théologie, éd. E. R. Dodds, Proclus. The Elements of Theology, Oxford, 1964, propositions 1-208 et début de la proposition 209 : [titre] πρόκλου διαδόχου, στοιχείωσις θεολογικὴ ; [desinit] ἃς ἐν τῆ καθόδου περιελάβετο καὶ γενομένη ; le texte s'interrompt en milieu de page.

Historique de la conservation

Manuscrit ayant appartenu à Jacques-Auguste de Thou, président au parlement de Paris et maître de la librairie royale ; au f. 1r figure l'indication de possession Jac. Aug. Thuani.

De Thou meurt en 1617 mais ses livres furent pas vendus avant 1679 ; tous les manuscrits anciens sont acquis par Colbert, à qui ils sont livrés au début de l'année suivante. Dans la bibliothèque de Colbert, le manuscrit porte la cote 1222, qui figure dans la marge supérieure du f. 1r et sur le dos de la reliure.

Informations sur les modalités d’entrée

Après la mort de Colbert en 1683, ses livres passent successivement à deux de ses fils, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay, mort en 1690, puis l'archevêque de Rouen, Jacques-Nicolas Colbert, mort en 1707 ; celui-ci lègue la collection au fils du marquis de Seignelay, l'abbé Charles-Éléonor Colbert, qui, malgré les dispositions du testament de son oncle, entreprend de disperser la bibliothèque colbertine : les imprimés sont vendus en 1728 et des négociations commencent la même année en vue de l'acquisition des manuscrits par le roi ; en février 1732, aucun accord n'ayant été trouvé sur le prix de la collection, Charles-Éléonor Colbert finit par l'offrir au roi en comptant sur sa générosité et obtient une compensation de 300 000 livres. Les manuscrits sont portés à la librairie royale les 11 et 12 septembre 1732.

Bibliographie

E. R. Dodds, Proclus. The Elements of Theology, 1933, pp. xxxvi, (n° 18) xlvii.

Documents de substitution

Microfilm en noir et blanc. Cote de consultation en salle de lecture : MF 32898. Cote de la matrice (pour commander une reproduction) : R 87642.

Documents de substitution

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Informations sur le traitement

Notice rédigée par Jocelyn Groisard (novembre 2006)