Département des Manuscrits > Grec > Ancien fonds grec > Grec 1804-1917

Grec 1895

Cote : Grec 1895  Réserver
Syrianus/Alexandre d'Aphrodise
Début du seizième siècle

315 × 220 × 30 (feuillet : 308 × 209)
[II] + 118 + (2) + [II]
Papier filigrané à fines vergeures (environ 15 mm pour 20 vergeures). Vergeures horizontales, filigrane au milieu du feuillet (pliage in-folio). Filigrane : Ancre dans un cercle surmonté d'une étoile ; éléments de la paire distincts aux ff. (118+1) et (118+2) ; identique à Harlfinger Ancre 11 (Leid. bibl. publ. 7, Bartolomeo Zamberto, 25 février 1504).
22 cahiers, tous quinions : 12 × 10 (118+2). Signature de α' à ιβ' dans la marge inférieure de la première page du cahier, en dessous de la fin de la dernière ligne. Réclame verticale sous la fin de la dernière ligne de la dernière page du cahier.
Copié selon Ernst Gamillscheg par un copiste nommé Nicolas (RGK, I 330, II 447), actif à la fin du quinzième et au début du seizième siècle.
Réglure à la pointe sèche, très légère et difficilement visible. Type Leroy 20D1. Double ligne de justification de part et d'autre du texte ; 31 lignes rectrices. Surface écrite : 230 × 130 mm ; grandes marges externe (55 mm) et inférieure (50 mm).
Rubrication : titres parfois surmontés d'un bandeau d'entrelacs (ff. 1r, 51r, 90v), grandes initiales ornées (ff. 1r, 35r, 51r, 90v, 117v), premiers mots des lemmes, double antisigma au début de chaque ligne du lemme, initiale du commentaire sur chaque lemme, gros point rouge à la fin des paragraphes, éléments décoratifs entourant les rétrecissements du texte en fin de livre, mention de fin τέλος (ff. 35r, 117r et 118v).
Rares corrections ou scholies marginales de première main (ff. 3r, 25v, 26r, 29r, 74v, 107r).
Reliure Louis Philippe. Ais de carton fort, couvrure de veau raciné assez usée, frise dorée le long du bord des plats et des contre-plats et sur le chant ; contregardes de papier caillouté de couleur bleue. Reliure de qualité très médiocre et en mauvais état de conservation, plat supérieur et dos détachés, coins usés.

Présentation du contenu

(ff. 1r-116r) Syrianus, Commentaire à la Métaphysique d'Aristote, éd. W. Kroll, Syriani in Metaphysica commentaria [CAG, VI, 1], Berlin, 1902 : (ff. 1r-35r) commentaire au livre B : [titre] συριανοῦ τοῦ φιλοξενου περὶ τῶν ἐν τῶ β΄ τῆς μετὰ τὰ φυσικὰ ἀριστοτέλους πραγματειας λογικῶς ἠπορημενων καὶ διαίτης ἠξιωμένων ; [mention de fin] τέλος ; le commentaire au livre Γ (54,1-79,23) est omis, ce que signale la note suivante, placée à la fin du commentaire au livre B : τὰ εἰς τὸ γ' τοῦ συριανοῦ τοῦδε ἐγράφει περὶ τὸ προκείμενον ἐκεῖσε μετὰ τῆς τοῦ ἀλεξάνδρου ἐξηγήσεως ; (ff. 35v-116r) commentaire aux livres Μ et N : [titre] συριανοῦ τοῦ φιλοξένου ἐπισκέψεις τῶν ἀριστοτέλους ἀποριῶν πρὸς τὰ μαθήματα, καὶ τοὺς ἀριθμοὺς, τῶν ἐν τῶ μῦ καὶ νῦ τῆς μετὰ τὰ φυσικὰ πραγματείας αὐτοῦ; (ff. 35r-94v) livre M ; [titre intermédiaire f. 51r] ὁ περὶ ἰδεῶν λόγος ; la mise en page du f. 90r-v suggère une division du texte, puisqu'au recto le texte s'achève en 160,5 par un rétrécissement et que le verso fait précéder 160,12 d'un large bandeau à entrelacs ; dans le passage intermédiaire (160,6-11), qui figure au bas du f. 90r, Syrianus explique que certains auteurs font s'achever ici le livre M, que la plupart des manuscrits suivent Alexandre en plaçant plus loin (165,22-23) la limite des livres M et N, et enfin que cette délimitation importe peu au travail d'exégèse en cours ; (ff. 94v-116r) livre N : le passage du livre M au livre N est signalé par une frise rubriquée suivant la formule de transition présente dans le texte de Syrianus (μέχρι τούτων ὁ ἀφροδισιεὺς τὸ μῦ προσάγει· τὸ δ΄ ἑξῆς ἀπονέμει τῷ νῦ) ; [mention de fin] τέλος.

(ff. 117v-118v) <Alexandre d'Aphrodise>, Question I 25, éd. I. Bruns, Alexandri Aphrodisiensis praeter commentaria scripta minora [Supplementum Aristotelicum, II,2], Berlin, 1892 : [titre] εἰς τὰ περὶ προνοίας τίνα συντελοῦντα ; [mention de fin] τέλος.

Historique de la conservation

Provient de la bibliothèque de Colbert, dans laquelle il portait la cote 1173 lisible dans la marge supérieure du f. 1r.

Informations sur les modalités d’entrée

Après la mort de Colbert en 1683, ses livres passent successivement à deux de ses fils, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay, mort en 1690, puis l'archevêque de Rouen, Jacques-Nicolas Colbert, mort en 1707 ; celui-ci lègue la collection au fils du marquis de Seignelay, l'abbé Charles-Éléonor Colbert, qui, malgré les dispositions du testament de son oncle, entreprend de disperser la bibliothèque colbertine : les imprimés sont vendus en 1728 et des négociations commencent la même année en vue de l'acquisition des manuscrits par le roi ; en février 1732, aucun accord n'ayant été trouvé sur le prix de la collection, Charles-Éléonor Colbert finit par l'offrir au roi en comptant sur sa générosité et obtient une compensation de 300 000 livres. Les manuscrits sont portés à la librairie royale les 11 et 12 septembre 1732.

Bibliographie

W. Kroll, Syriani in Metaphysica commentaria [CAG, VI, 1], Berlin, 1902, p. vii.
E. Gamillscheg, D. Harlfinger, Repertorium der griechischen Kopisten 800-1600, 2. Teil: Handschriften aus Bibliotheken Frankreichs, Vienne, 1989, n°447.

Documents de substitution

Microfilm en noir et blanc. Cote de consultation en salle de lecture : MF 32901. Cote de la matrice (pour commander une reproduction) : R 87645.

Documents de substitution

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Informations sur le traitement

Notice rédigée par Jocelyn Groisard (février 2008)