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Fonds DELAGE Christian (historien-réalisateur)

2012: De Hollywood à Nuremberg. John Ford, Samuel Fuller, George Stevens

Présentation du film

Ce documentaire traite de l'engagement de 3 grands cinéastes hollywoodiens dans la Seconde Guerre mondiale.
Lorsque les États-Unis prennent part au conflit, John Ford et Georges Stevens sont déjà 2 cinéastes confirmés. Samuel Fuller est quant à lui, encore journaliste quand il rejoint la première division d'infanterie. C'est en combattant qu'il va devenir cinéaste.
Avant de quitter les États-Unis, Ford et Stevens aux services cinématographiques de l'armée américaine, ont reçus des consignes très précises sur leurs missions. En octobre 1943, les Alliés ont dénoncés officiellement les crimes commis par les nazis et l'État-major les a avertis qu'ils risquaient de découvrir des atrocités. Ils ne devront pas perdre de vue leur mission et c'est de façon permanente que leurs images devront être prises afin de constituer des preuves recevables.

La première confrontation de Stevens avec les camps se passe à Nordhausen. Lui et son équipe vont filmer les rares déportés qui ont réussis à survivre aux terribles conditions de travail de cette usine souterraine de fabrication de missiles V2.
A Dachau, leurs images rendent compte d'un tragique transport de 2000 prisonniers, entrepris par les nazis pour masquer l'horreur des camps et stoppé par une tempête de neige. Des actes de vengeance qui suivirent la libération, n'échappent pas non plus à l'œil des caméras.
Les incinérateurs sont filmés ainsi qu'une vingtaine d'habitants de Dachau défilant devant les cadavres, devenant ainsi les témoins des crimes nazis. Stevens filme aussi les offices religieux donnés dans le camps pour les catholiques et finalement aussi pour les juifs. Un Rabbin, soldat juif américain s'exprime devant une assemblée de rescapés bouleversés.
Pour marquer son entrée dans le camp de Falkennau, le 9 mai 1945,, Samuel Fuller a choisi de marcher caméra à la main. Le capitaine Richmond lui demande d'y filmer la cérémonie de funérailles. Les habitants de Falkenau sont contraints d'enterrer les morts anonymes dans une fosse commune et ne pourront ainsi niés ni l'existence ni la connaissance des crimes.
Fuller pourtant débutant, montre un grand souci du spectateur aussi bien ceux qu'ils filment par le biais de larges panoramiques (montrant ainsi l'entièreté du décor) que celui de ses films (à venir donc). La vérité transparait d'autant mieux par le caractère brut de ses plans. Par ses choix, il rejoint étonnamment le cahier des charges de Ford et de Stevens, insistant sur le statut de preuve des images.
En 1939, John Ford a déjà créé, au sein de la 11ème section navale, la Field photo dans le but de mettre les talents de Hollywood au service de l'armée.
En juin 1945, le juge Jackson demande à Ford, un film sur les camps de concentration. Ford récupère parmi d'autres, les images tournées et commentées par Georges Stevens et Ivan Moffat. Le montage a lieu à Nuremberg où Ray Kellogg son bras droit, a aménagé un studio. Une cabine de projection est aménagée dans la salle d'audience. Le film « Les camps de concentration nazis », doit corroborer le 4ème chef d'accusation, à savoir les crimes contre l'humanité.

Pour la première fois dans l'Histoire, des images filmées allaient être projetées à titre de preuve par des tribunaux civils et militaires. Le poids de ses images fut manifeste et confronta de manière inédite, les bourreaux à leur crime.

Présentation du contenu

Pièces du fonds concernant cette oeuvre : 
1 DVD en français et en anglais (NTSC)

Documents en relation

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VDVD-84332