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Fonds PORTE Michelle (cinéaste)

Cote : DONAUD2104 
Fonds Michelle PORTE
1970-2020
Documents en français
26 boîtes d'archives
Bibliothèque nationale de France. Département Son, vidéo, multimédia
Fonds produit par : Michelle PORTE 

Présentation du contenu

Fonds en cours de traitement

Biographie ou histoire

Michelle Porte est une réalisatrice et scénariste. Son œuvre oscille entre documentaire et fiction.

Si elle commence par suivre une formation scientifique, elle nourrit très tôt l'envie de « raconter des histoires au moyen de l'image ».

Elle abandonne ses études de médecine pour entrer dans la section image du Service de la Recherche de l'ORTF dans le milieu des années 60. Elle commence par préparer des séries puis travaille sur un documentaire avec la monteuse Suzanne Baron.

Elle se lie d'amitié avec Marguerite Duras sur le tournage de « La Musica » et travaillera ensuite avec elle sur le film « Détruire, dit-elle » (1969), « India song » (1974) et « Baxter » (1977) et réalise entre temps « Les lieux de Marguerite Duras (1976). Elle publiera également 2 livres en collaboration avec elle « Les lieux de Marguerite Duras » et « Le camion suivi d'un entretien avec Michelle Porte ».

Michelle Porte s'intéresse aux portraits tout autant qu'aux lieux. Elle signe « Les lieux de Virginia Woolf » en 1981, produit par l'INA et poursuit avec « La peste, Marseille 1720 » et « La princesse Palatine à Versailles » en 1985. Elle signera bien d'autres portraits d'écrivains mais aussi d'artistes Jean-Pierre Raynaud, Boltanski, Dreyer, Jabès, Sagan, Degottex, Ernaux, Riva.

Elle est remarquée par Jean-Claude Bringuier qui produit alors la série Chroniques de France sur FR3 et qui lui propose de faire le portrait de deux régions de France. Ce seront « D'un Nord à l'autre » sur le Nord de la France et « Balade en Champagne » sur la Région Champagne Ardennes en 1988.

Michelle Porte n'a jamais choisi le documentaire contre la fiction. Ce sont les sujets qu'elle choisit et se sont eux qui lui inspirent une forme narrative, un déplacement vers la tragédie.

« Tous les films que j'ai faits, je pense, sont à la fois des fictions et des documentaires, comme si les deux choses n'étaient pas séparées. »

De même en adaptant de la littérature au cinéma, elle adopte une démarche autobiographique.

« D'une certaine manière, que je veuille faire un film d'un livre qui a été important pour moi, c'est une démarche aussi personnelle que si je voulais faire un film à partir d'évènements de mon vécu. »

Elle scénarise « L'après-midi de Monsieur Andesmas » de Duras qu'elle réalise en 2004.

« Le gardien du feu » autre roman porté à l'écran d'Anatole Le Braz et inspiré d'un fait divers, confirme chez elle, l'enracinement de la fiction dans le documentaire.

De 1994 à 2010, elle prépare le tournage de « Sybil », le roman de Charlotte E. Webster.

Sans jamais rien imposer, Michelle PORTE sait raconter avec des images simples, des témoignages retrouvés et des morceaux choisis de musique.

« Modifier le regard que l'on porte sur les choses ou les évènements, oui, la pratique documentaire comme celle de la fiction, peut avoir cette ambition. »

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Informations sur les modalités d’entrée

Premier versement en avril 2021.

Classement

Classement par oeuvres.

Conditions d'accès

Les documents papier de ce fonds peuvent être communiqué en salle P sur rendez-vous. Vous pouvez adresser vos demandes par mail à l'adresse : audiovisuel@bnf.fr. Tous les documents du fonds n'étant pas inventoriés, un délai de communication est à prévoir..

Conditions d’utilisation

Reproduction soumise à autorisation de Michelle PORTE

Bibliographie

"Michelle Porte, entre documentaire et fiction : un cinéma libre"
Entretien avec Jean Cléder.
Editions Le bord de l'eau, 2010
1 vol. (139 p., ill.), 1 DVD ("Savannah Bay, c'est toi", 1984, 1 h)

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