Pelliot ouigour 15

Cote : Pelliot ouigour 15
Texte en ouigour
Bibliothèque nationale de France. Département des manuscrits

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Présentation du contenu

Le Pelliot Ouïgour 15 est une feuille carrée de 29,5 cm de côté, qui avait été collée comme pièce de renfort au dos du Pelliot Tibétain 127. Papier épais, très ordinaire, à vergeures, de couleur beige grisâtre. Échancrures sur les bords usés de droite et de gauche ; ailleurs, fentes et trous et quelques petites taches brunâtres.

Écrite d'un seul côté, la feuille comporte 17 lignes d'écriture ouïgoure de type encore ancien, de grosseur moyenne, et d'une main cursive et négligée. Les lettres '/N et R se confondent régulièrement, de même que, dans la plupart des cas, s et š, Y et β, et encore, dans quelques cas, Y et '. L'orthographe se caractérise par une tendance à l'omission des voyelles Y et ', particulièrement dans la première syllabe : cf. q(ı̊)lı̊nu, b(i)liglig, y(ä)ŋgäč, s(i)lig, y(a)zı̊r, b(i)tig, munčaq(a)-tägi, etc., — ainsi que par une tendance, au contraire, à l'addition des voyelles ' et Y, peut-être pour exprimer une nuance emphatique : cf. qaar, esängüläyyü, ayyu, äärür, ääsän, b(i)tiig, ädgü-ä, esän-ä, yaaŋi, etc. À remarquer aussi est l'emploi fréquent de ' pour Y dans les suffixes : cf. q(ı̊)lı̊nč-laγ, yerdδn, ı̊dalam, busantı̊maz, atlaγ, yı̊paraγ, ačı̊naŋ.

Le texte, qui est apparemment complet, représente une lettre adressée à Altun yäŋgäč, femme du frère aîné, qui habite Kan-tcheou, par les frères cadets ou neveux, qui doivent séjourner chez les Čuŋul dans la région au sud-ouest de Touen-houang (Cha-tcheou) près du Lob-nor (cf. mon article « Le Pays des Tchong-yun, Čungul, ou Cumuḍa au Xe siècle », p. 376). Les frères cadets viennent d'apprendre par la bouche d'un fugitif la nouvelle de la mise à mort de leur frère aîné, et écrivent donc cette lettre de condoléances à leur belle-sœur tout en annonçant leur venue à Kan-tcheou depuis Čuŋul avant la nouvelle lune. Il est peut-être permis de déduire de la mention du voyage de Yazı̊r à l'Ötükän en Mongolie qu'il s'agissait d'une époque où les relations entre les Ouïgours et les Khitay étaient particulièrement suivies comme notamment dans les dernières décennies du Xe siècle (cf. mon article « Le Pays des Tchong-yun..., p. 369).

TEXTE

Pelliot Ouïgour 15

1. YM' TWX' TWYZWN XLYNW PYLK' TWYẒWN QLYNC L'X PYLK'

yemä toγa tόzün qı̊lı̊nu bilgä tüzün qı̊lı̊nč-laγ bilgδ

2. PLYKLYK 'DKW "TY YNK'CYMYẒ L'TWN YNK'C K' 'WR(=N)Y . .

biliglig ädgü atı̊ yäŋgäčimiz altun yäŋgäč-kä urı̊ . .

3. SLYK Q "R CWR YZ̤YR DYN 'YR'X YYRD'N Y'XWX KWNKLYN

silig qar čor yazı̊r-dı̊n ı̊raq yerdän yaγuq kφŋlin

4. //SYNW 'MR'NW "S'NKW L'YYW 'WYKWŠ KWNKWL "YYTW 'YDWR

isinü amranu esängü-Iäyü üküš köŋül ayı̊tu ı̊dur

5. PYẒ YM' PW PTYYK PTYKNC' 'DKW "S'N' "RWR PYẒ

biz yemä bu bitig bitiginčä ädgü esän + ä erür biz

6. /MTY "S'NKW PTYYK D' N' 'WYKWŠ S'β "YYW 'YD'L'M

amtı̊ esängü bitig-dä nä üküš saβ ayu ı̊dalam

7. KWYR'K KYŠY K'LYP PYZYNK 'YCYK 'WYLTY 'YŠYDTYMYẒ

küräg kiši kälip biziŋ ečik ölti ešidtimiz

8. /'NY 'WYLWR DY TYP 'YŠYDTMYẒ "NY K'RYKD' TWRWR

anı̊ ölür-di tep ešidtimiz anı̊ kärikdä turur

9. /RDY SYXYTQ' 'WYN(=R)TWMWẒ YẒYR YM' 'WYTK'N K'

erdi sı̊γı̊tqa öntümüz yazı̊r yemäs ötükän-kä

10. /YN K'LTY MWNC'XT'KY 'DKW' "S'N' "RWR PYẒ SYẒ

k/tin kälti munčaq(a) + tägi ädgü + ä esän + ä erür biz siz-

11. //K PTYKYNKYẒ L'R K'LTY YWKWRK'N T' PWLTWMWZ "SNKZ

iŋ bitigiŋiz-lär kälti yügürgän-tä bultumuz esän iŋiz

12. //R NY 'YŠYDYP 'WYKWŠ S'βYNTYMYZ 'RDY YYN' KWYR'K

r-ni ešidip üküš säβintimiz erdi yenδ küräg

13. // xẓYNT' MWNT'X S'β 'YŠYDYP "YY PWS'NTM'Z 'LTWN

aγzı̊nta muntaγ saβ e?idip ayı̊ busantı̊maz altun

14. //K'C X'TYX L'NNK "β P'RX 'WẒXY' P'ŠL'P TWRWNK

ŋäč qatı̊γ-lanı̊ŋ äβ barq uzqı̊ya bašlap turuŋ

15. ///X "TL'X PWLM'NK X'TYX LNNK M'N YM' Q'R

ayı̊γ atlaγ bolmaŋ qatı̊γ-lanı̊ŋ men yemä qar

16. //// PYRL' CWNKWL TYN Y"NKY "Y X' T'KY Q'MCYW

čor(?) birlä čuŋul-tı̊n yaŋı̊ ay-qa tägi qamčı̊u-

17. // K'LK'Y PYẒ YYP'R'X 'YL Y'RWXWX "CYN'NK

qa kälgäy biz yı̊paraγ el yaruquγ ačı̊naŋ

TRADUCTION

Adonc, à Altun yäŋgäč, notre petite belle-sœur, (qui) de naissance est faite gentille, aux [[2]] actions sages et gentilles, à la sagesse sage, et dont le bon renom (... ?). De la part des garçons Silig, Qar čor, Yazı̊r. D'un lieu lointain avec un cœur proche, nous envoyons (une lettre) en [[4]] demandant beaucoup de vos nouvelles et en exprimant nos vœux de salut avec des sentiments chaleureux et affectueux. Par ailleurs, jusqu'au moment d'écrire cette lettre, eh, nous sommes [[6]] bien et en bonne santé. Maintenant, dans (cette) lettre de salut, envoyons dire le plus possible de nouvelles.

[[7]] Une personne en fuite est arrivée, et nous avons entendu (que) notre cher frère aîné était mort. Nous avons entendu dire qu'on l'avait tué. On l'aurait (fait) rester sur le chevalet. [[9]] Nous avons éclaté en lamentations.

Quant à Yazı̊r, il est venu à [de ? par la suite ? ] l'Ötükän. Jusqu'à présent, nous sommes [[10]] bien, eh, et en bonne santé, eh. Votre lettre est arrivée ; nous l'avons trouvée chez le courrier. En entendant (les nouvelles de) votre bonne santé, nous nous étions beaucoup réjouis. Mais [[13]] alors, en entendant une telle nouvelle de la bouche du fugitif, nous nous sommes terriblement affligés.

[[14]] Altun yäŋgäč, soyez forte. Continuez de mener habilement la barque familiale. Ne soyez pas de mauvaise réputation. Soyez forte.

[[16]] Quant à moi, avec Qar čor nous viendrons de Čuŋul [ŕ] Qamčı̊u (Kan-tcheou) jusqu'à la nouvelle lune. Prenez soin de Yı̊par et de El Yaruq.

COMMENTAIRE

20.2 atı̊, « son nom, son renom », paraît difficile d'interpréter du point de vue syntaxique à moins de supposer l'omission après atı̊ d'un mot comme yadı̊lmı̊š. Voir au début de la lettre Or. 8212 (120) = 21.2 la formule ädgü atı̊ yadı̊lmı̊š inimiz, « notre frère cadet dont le bon renom s'est répandu ».

20.2 L'TWN : cf. 'LTWN pour Altun à la l. 13.

20.2 YNK'C, soit yäŋäč ou yäŋgäč, doit être le diminutif ou l'hypocoristique en , suffixe très employé avec des noms de parenté, de yäŋgä, « femme du frère aîné ou de l'oncle ». La forme yäŋgä provient vraisemblablement de yaŋı̊ äkä, « nouvelle grande-sœur ».

20.2 'WR(=N)Y, suivi de deux points, pourrait aussi représenter quelque nom personnel, mais urı̊, « garçons, jeunes gens », me paraît bien à sa place dans le contexte.

20.3 silig, au sens de « propre, pur », est un nom fréquent. Sur la fausse lecture silik due à une confusion avec išilik dans l'Inscription de Köl tegin, cf. Ali Fehmi Karamanlioǧlu, « Silik sözü üzerine », Reşid Rahmeti Arat için, pp. 320-322.

20.3 Q "R représente probablement le même nom que Q'(=Y)R à la l. 15. Le nom Qar se rencontre également dans le Pelliot Ouïgour 4 = 28.4, et il y aurait même un Qar čor dans une inscription runiforme de Talas (cf. ETY, II, p. 134, ll. 4, 5, et 6 de Talas II).

20.3 Yazı̊r est attesté à la fois comme nom de tribu oγuz et comme nom d'homme. Cf. P. Pelliot, Notes sur l'Histoire de la Horde d'Or, suivies de Quelques noms turcs..., pp. 188-191.

20.4 esängülä-, forme composée de esängü, « salut, salutaire, ce qui tend vers le salut », et de -lä-, au sens de « joindre, ajouter », doit, à mon avis, signifier « faire, exprimer (des vœux) pour le salut (d'autrui) », plutôt que « s'enquérir de la santé (de quelqu'un) », comme l'indiquent S. Tezcan et P. Zieme dans « Uigurische Brieffragmente », Studia Turcica, p. 453, et EDPT, p. 249. On voit, d'ailleurs, qu'äsänlä-, qui doit équivaloir à esängülä-, signifie bien « saluer, exprimer des vœux de salut, faire des adieux » (cf. K, I, 308.11 ; TarSöz, III, pp. 1531-2 ; EDPT, p. 249).

20.6 nä üküš saβ est sans doute un calque de l'expression sogdienne cw γrβw w'γ?, dans laquelle le pronom neutre cw, interrogatif et indéfini, joue le rôle d'un superlatif au sens de « le plus... possible », c.-à-d. « quelque... que ce soit, aussi... que ce soit ». Sur cette formation, cf. I. Gershevitch, GMS, § 1303 (a), et W. Henning, BBB, p. 81, n. 674 sur p'zy (lire przr : cf. N. Sims-Williams, BSOAS, 46, 1983, p. 44 sous pāysa-). L'expression sogdienne cw γrβw w'γ? figure dans la phrase kδry cw γrβw w'γ? w'c'n, « maintenant que j'envoie le plus possible de nouvelles (des nouvelles aussi nombreuses qu'elles soient) », aux ll. 6-7 de la lettre sogdienne de Touen-houang XI des environs du Xe siècle, publiée dans Handschriftenreste, II, p. 61, de Hans Reichelt. De même, la lettre sogdienne X de Touen-houang (cf. Handschriftenreste, II, p. 58) comporte aux ll. 4-5 une phrase semblable kšγ pr pwsty cw przr w'γ? w'c'n, « maintenant que j'envoie dans la lettre le plus possible de nouvelles », dans laquelle przr, « beaucoup, excessivement », est l'équivalent de γβrw, « beaucoup ». Or, dans la plupart des lettres de Touen-houang en turc ancien étudiées ici on retrouve, avec des variantes minimes, la même formule, à savoir : (1) amtı̊, « maintenant », (2) bitigdä, « dans la lettre », (3) nä üküš saβ, « des nouvelles quelque nombreuses qu'elles soient, le plus possible de nouvelles », (4) ayu, « disant », et (5) ı̊dayı̊n ou ı̊dalı̊m, « que j'envoie » ou « envoyons ». Cf. amtı̊ esängü bitigdä nä üküš saβ ayu ı̊dalam dans 20.6, amtı̊ bitigdä nä üküš saβ ayu ı̊dayı̊n dans 22.6-7, amtı̊ bitigdä nä üküš saβ ı̊dalı̊m dans 23.7-8, amtı̊ nä üküš saβ ı̊dalı̊m dans 26.3, amtı̊ bitigdä nä üküš... dans 27.6, bitigdä nä üküš saβ ayu ı̊dayı̊n dans 28.6-7, amtı̊ bitigdä nä üküš saβ ayu ı̊dayı̊n dans 29.4-5, ... nä üküš saβ... dans 31.9, et amtı̊ ...ı̊dal ı̊m dans 32.2-3. Cette formule épistolaire marque toujours la fin de la série des salutations d'usage par lesquelles les lettres s'ouvrent, en même temps que le début de l'exposé des différentes nouvelles ou sujets divers qui constituent leur matière essentielle.

20.7 KWYR'K ici et à la l. 12 doit représenter « fugitif, réfugié », dérivé du verbe kürä-, « s'enfuir » (cf. EDPT, pp. 741 et 737). Le terme küräg figure également dans les manuscrits SI 2 Kr 17, ll. 22 et 23, et SI Kr IV 256, l. 3, de Léningrad (cf. L. Ju. Tuguševa, « Three Letters of Uighur Princes... », pp. 176-7 ; et Sir Gerard Clauson, « Two Uygur Administrative Orders », pp. 216-7). Or, comme le küräg de ces deux manuscrits de Léningrad était porteur de renseignements d'intérêt stratégique tout à fait de la même façon que les kür. g de l'Inscription de Tonyuquq (ll. 8, 9, 29, et 33), il m'a paru évident dans mon article « Le Colophon de l'ı̊rq bitig », p. 19, qu'il s'agissait du même terme dans les deux cas. Mon erreur a été de m'aligner sur l'interprétation généralement admise de la forme kür. g de l'Inscription de Tonyuquq par un prétendu körüg, « observateur, espion » (cf. EDPT, p. 741, sous körüg). En fait, je suis maintenant persuadé qu'il faudrait lire dans tous les cas küräg, « fugitif, réfugié », et donc également dans l'Inscription de Tonyuquq. On peut très bien comprendre que des personnes fuyant un pays et fraîchement arrivées dans un autre puissent être porteurs de renseignements inédits sur ce qui se passe dans leur pays d'origine.

20.7 'YCYK doit représenter eči, « frère aîné », avec un suffixe -k, vraisemblablement à valeur hypocoristique. Je relève chez Kā?γarī, I, pp. 64-65, la forme ačı̊q pour « frère aîné », qui semble correspondre à notre ečik passé à la classe postérieure. Dans EDPT, p. 23, ačı̊q de Kā?γarī, est transformé, sans doute à tort, en açkι.

20.8 K'RYK, soit kärik ou kärig, représente sans doute le nom de l'instrument de torture attesté dans le manuscrit ouïgour du Maitrisimit (cf. Ş. Tekin, Maytrisimit, p. 153, fol. 83.11 : kerikde). Dérivé du verbe kär-, « tendre, crucifier » (cf. EDPT, p. 735), le terme kärik semble désigner un genre de chevalet, « rack » en anglais, plus ou moins semblable au gärgi des textes ottomans du XVIe-XVIIe s. que décrit le dictionnaire Burhani Qati (cf. TarSöz, III, p. 1665).

20.8 Pour ce qui est d'anı̊ à l'accusatif devant kärikdä turur, je suppose que c'est une faute grammaticale pour ol au nominatif, sujet du verbe turur, faute entraînée peut-être par anı̊ au début de la phrase précédente.

20.9 'WYN(=R)TWMWẓ semble êtr e pour öntümüz, « nous avons avancé, nous sommes sortis, nous nous sommes levés ». L'expression sı̊γı̊tqa öntümüz devrait donc signifier à peu près « nous nous sommes levés pour nous lamenter » ou « nous sommes sortis pour faire des lamentations », soit « nous nous sommes répandus en lamentations, nous avons éclaté en lamentations, nous nous sommes livrés à des lamentations ».

20.9 'WYTK'N doit désigner, comme 'WTK'N du manuscrit Pelliot Chinois 2988 = 15.1, le pays de l'Ötükän, correspondant à la région des Monts Khangaï en Mongolie. La phrase semble indiquer que Yazı̊r, un des auteurs de la lettre, « est venu à l'Ötükän », et dans ce cas le mot /YN devant kälti ne pourrait guère représenter autre chose que ken, « après », pour signifier que « Yazı̊r est venu à l'Ötükän par la suite ». Or, comme Yazı̊r devait se trouver chez les Čuŋul, non loin du Lob-nor et trčs loin, au contraire, de l'Ötükän, au moment d'écrire la lettre, on peut se demander si le -kä du datif n'a pas été écrit par erreur, sans que l'auteur de la lettre s'en rende compte, et si la graphie /YN de la ligne suivante n'est pas à restaurer en -tin de l'ablatif, pour comprendre « Yazı̊r est venu de l'Ötükän ».

20.11 bitigiŋiz-lär est vraisemblablement à interpréter, d'après le contexte, comme étant « la lettre de vous (au pluriel ou honorifique) » plutôt que « les lettres de vous ». Pour d'autres exemples de cet emploi du possessif en -°ŋizlär, voir Ş. Tekin, Maytrisimit, fol. 19.27 et. 41.

20.11-12 "SNKZ // R NY est probablement pour esäniŋizlärni comme dans le Or. 8212 (120) = 21.4.

20.16 čuŋul-tı̊n, « depuis Čuŋul », nom de tribu et de pays au sud-ouest de Cha-tcheou entre les Nan-chan et le Lob-nor. Sur ce passage, voir les remarques dans mon article « Le pays des Tchong-yun, Čungul, ou Cumuḍa au Xe siècle », p. 376.

Bibliographie

Catalogue des Manuscrits ouïgours du IXe-Xe siècle de Touen-Houang, établi par James Hamilton, tome I, Peteers, Paris, 1986.

Historique de la conservation

Informations sur les modalités d’entrée

Rapporté par la mission Pelliot de 1906-1908. Entré à la BN en 1910.

Informations sur le traitement

Notice créée à partir de la conversion rétrospective du Catalogue des Manuscrits ouïgours du IXe-Xe siècle de Touen-Houang, établi par James Hamilton, tome I, Peteers, Paris, 1986.