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Dearly, Max (Lucien Rolland, dit Max Dearly ; 1874-1943). Fonds, COL-86
1891-1945
0,4 mètre linéaire
Fonds produit par : Dearly, Max (1874-1943)

Biographie ou histoire

Max Dearly (pseudonyme de Lucien Rolland, 1874-1943), acteur de music-hall, de théâtre, de cinéma, mime et auteur dramatique.
Encore lycéen, Max Dearly fait de la figuration au théâtre du Vaudeville et à la fin de ses études, part en tournée en province. Il est en 1891 au Grand-Théâtre du Havre puis à Marseille où il travaille durant 4 ans. Il y débute dans l'opérette Le Papa de Francine, de Victor de Cottens et Paul Gavault, et s'essaye à la pantomime avec le répertoire de Deburau.
C'est lors de son passage dans une troupe de mimes-acrobates anglais qu'il prend le nom de Max Dearly, après avoir adopté celui de Roland Villary.
Revenu à Paris, il se produit à la Scala, au Ba-Ta-Clan et au Concert-Parisien, où il reste 3 ans, interprétant vaudevilles, revues et drames réalistes.
À partir de 1901, où il débute aux Variétés, dans La Revue des Variétés de Gavault et Vély, les succès s'enchaînent : Chonchette, de Flers et Caillavet, aux Capucines ; Le Beau jeune homme, d'Alfred Capus, et Le Sire de Vergy, de Flers et Caillavet, aux Variétés ; Tom Pitt roi des pickpockets, de Cottens et Darlay, au Châtelet. À la suite de cette prestation, Stoullig dans ses Annales en 1905 le décrit ainsi : "le nouveau Fregoli... toujours fin, toujours exhilarant".
En 1907, il partage la vedette avec Mistinguett au Moulin-Rouge dans la fameuse Valse chaloupée.
Max Dearly passe alors d'un théâtre parisien à l'autre : Renaissance, Bouffes-Parisiens, Gymnase, Théâtre de Paris, Gaîté, Marigny et Porte-Saint-Martin, et crée les personnages devenus légendaires du théâtre de Flers et Caillavet : Miquette et sa mère ; Le Roi ; Le Bois sacré, sans oublier L'Habit vert. Il est l'interprète de Meilhac, Halévy et Offenbach dans La Vie parisienne et La Belle Hélène, de Un Coup de téléphone de Paul Gavault et Georges Berr, de L'Occident de Kistemaeckers et triomphe dans Mon Bébé de Maurice Hennequin, qu'il reprendra souvent dans les nombreuses tournées qu'il effectue. Ce sera encore La Vérité toute nue, de P. Veber et Montgomery, Le Roi des palaces, de Kistemaeckers et Coiffeur pour dames, de Armont et Gerbidon.
En 1928, il prend la direction artistique du Palais de la Méditerranée à Nice.
Dearly est l'auteur de Les Popinod, comédie en 3 actes créée aux Bouffes-Parisiens, le 24 décembre 1935. Il s'impose au public par son style et son originalité. Interprète de revue, opérette, vaudeville, comédie, il prête son talent à des genres très divers, composant des silhouettes pittoresques où le clown coexiste avec l'acteur raffiné. Héritiers des arlequins et des mimes les plus célèbres, il possède une exceptionnelle rapidité de parole et de geste, unie à un parfait sens de la mesure.
Au cinéma, il débute sous le muet dans L'Empreinte avec Mistinguett et le mime Séverin. Au Film d'Art, en 1910, il est don José dans la première Carmen de l'histoire du cinéma auprès de Régina Badet. Très sollicité par le théâtre dans les années 1920, il s'éloigne des studios. Le parlant fait de lui un acteur très demandé. Durant les années 1930, il tourne dans près de vingt films, parmi lesquels on peut citer : Coup de roulis, de Jean la Cour ; Coquecigrole, de Bernard-Deschamps ; Azaïs, de René Hervil ; Les Misérables, de Raymond Bernard ; Arlette et ses papas, de Henry-Roussell ; Madame Bovary, de Jean Renoir ; Le Dernier milliardaire, de René Clair ; Si j'étais le patron, de Richard Pottier ; Un Oiseau rare, de Richard Pottier ; La Vie parisienne, de Robert Siodmak ; Le Train pour Venise, de Berthomieu ; Le Coeur ébloui, de Jean Vallée ; Claudine à l'école, de Serge de Poligny ; Bécassine, de Pierre Caron ; Ils étaient neuf célibataires, de Sacha Guitry ; Le Grand Élan, de Christian-Jaque ; et Le Club des soupirants, de Maurice Gleize.
Marié une première fois à Jeanne Fusier, il épouse ensuite Jeanne Saint-Bonnet, qui devient sa partenaire à la scène.

Informations sur les modalités d’entrée

Dons successifs de Jeanne Saint-Bonnet (épouse de Max Dearly), 1959, 1970, 1974, 1977.

Présentation du contenu

Le fonds contient, outre des manuscrits et de la correspondance, des programmes et coupures de presse, des documents administratifs, des affiches, dessins, gravures et photographies. Il concerne la carrière d'auteur dramatique et d'acteur (cinéma, théâtre, music-hall) de Max Dearly ainsi que celle de Jeanne Saint-Bonnet (1889-1984), actrice, sa partenaire à la ville et à la scène.

Informations sur le traitement

Un inventaire complet de ce fonds est disponible sur papier en salle de lecture, sous la cote : INV-THE-74.

Conditions d'accès

Ce fonds est conservé dans les magasins d'un site distant. Un délai de 48 à 72 heures est donc nécessaire pour obtenir la communication des documents qui le constituent. Un document demandé jusqu'à 17 h 45 est disponible le surlendemain à 10 h (pour les demandes effectuées du vendredi 17 h 45 au lundi 10 h, compter 1 jour de plus).
Pour réserver un document appartenant à ce fonds dont il n'existe qu'un inventaire sur papier, s'adresser au personnel présent en banque de salle ou envoyer une demande par courriel à : arts-spectacle [at] bnf.fr.