Fonds Devarennes, Alexandre (cinéma, théâtre)

Cote : COL-157
Fonds Alexandre Devarennes (1887-1971)
1887-1991
7 boîtes
Le fonds contient des documents majoritairement en français

Biographie ou histoire

Répondant très tôt à une vocation théâtrale, Alexandre Devarennes (1887-1971), de son vrai nom Alexandre Durand, se forma en suivant les cours de Mounet-Sully au Conservatoire d'art dramatique à Paris, comme auditeur. Engagé dans les théâtres parisiens, à l'Ambigu, aux théâtres Déjazet, Montparnasse, Grenelle, aux Gobelins, il participe aux tournées du Théâtre de l'Odéon, joue aux Théâtres Fémina, Antoine et administre le Théâtre de Malakoff. En 1911, il interprète le rôle principal d'Impressions d'Afrique lors d'une tournée européenne de la pièce de Raymond Roussel.
Engagé comme assistant-metteur en scène chez Pathé-Cinéma à Vincennes de 1910 à 1913, il tourne dans Une Passion de Jésus en 1911 sous la direction de Camille de Morlhon, qui faisait débuter Valentine Tessier dans le rôle de Marie-Madeleine.
Pour la société des Grands Films populaires fondée par Georges Lordier, dont l'ambition était de porter à l'écran le grand répertoire romanesque, Alexandre Devarennes adapte la Fille du garde-chasse, de Fontanes et Décori qu'il tourne en 1912 avec Jean Kemm, et Gypsi.
Pour la société Aubert, il tourne La Goualeuse avec Jane Marnac, Jean Toulout et Henry Bosc, Toinon la ruine, de Gustave Toudouze père et Paul Féval fils avec Jean Yonnel, et Albert Dieudonné en 1913.
Pour la Gaumont, il réalise en 1914 Le Saut infernal.
Affecté à la Section photographique et cinématographique de l'Armée durant les hostilités, il réalise un film de propagande La Femme française pendant la guerre, en 1917, qui devait montrer la place des femmes dans la France en guerre, avec Suzanne Bianchetti (épouse du scénariste et historien du cinéma René Jeanne), future grande vedette du cinéma muet, qui faisait ainsi ses débuts. En 1918, il tourne Trois familles, autre film de propagande représentant une famille française, une famille américaine francophile et une famille américaine germanophile. Le film, qui aurait pu avoir une influence sur l'isolationnisme américain, était conçu à partir d'un scénario de René Jeanne et Henri Hertz et interprété par Séverin-Mars, Jean Toulout, Émile Drain, Henry Bosc, Berthe Jalabert et Suzanne Bianchetti. La même année, Alexandre Devarennes tourne La Femme de trente ans, d'après le roman de Balzac, adapté par René Jeanne.
Entre-temps, sur la requête de la Section photographique et cinématographique des armées, il va à la fin de 1917 en Italie pour y renforcer les équipes de productions très démunies après la mobilisation. Il tourne à Naples dans les Studios de la Lombardo-Films où il réalise deux films avec la vedette italienne Giovanni Grasso : Vautrin et La Dernière incarnation de Vautrin, d'après Balzac.
De retour en France, il poursuivit sa carrière avec Nuit de Noël, tourné en 1919, Riquette et le nouveau riche, puis Riquette se marie, avec les comédiennes Marie Richard et Suzanne Bianchetti.
En 1922, à la demande de la Marine nationale, la Section cinématographique de l'Armée a produit un long métrage documentaire intitulé la Marine française, réalisé par Alexandre Devarennes, qui porte un regard sur la flotte française de la Méditerranée en 1922 ; en 1960, une nouvelle version, plus courte (16'50) et sonorisée, en a été produite par le Service cinématographique des armées.
Plusieurs soirées d'hommage lui furent consacrées par la télévision française dans les années 1970 en tant que pionnier et doyen des réalisateurs français avec une projection de son film : La Marine française.
Parmi les premiers, il sut exploiter les ressources de la caméra, il s'attacha à la belle photographie, réalisa des effets spéciaux, il s'intéressa aux écrans panoramiques.
Comme lui-même, formé au théâtre, il distribua des acteurs chevronnés, des vedettes de l'affiche et de futurs grands noms du théâtre, mais il découvrit aussi des visages faits pour éclater sur la toile comme ce fut le cas pour Suzanne Bianchetti.

Informations sur les modalités d’entrée

Don de ses petites-filles Francine et Noëlle Guibert, en 2007.

Présentation du contenu

Le fonds Alexandre Devarennes comprend des archives personnelles, des scénarios de films et documentaires, des programmes, de la presse, de la documentation sur le théâtre et le cinéma, et une importante iconographie cinématographique.

Conditions d'accès

Vous pouvez préparer votre venue au département des Arts du spectacle en réservant vos documents à distance à partir du présent inventaire, en cliquant sur l'icône "Calendrier" qui figure à gauche des descriptions de documents.
Pour pouvoir réserver à distance, vous devez posséder une carte de lecteur en cours de validité et donnant accès à la Bibliothèque de recherche, et créer votre propre espace personnel sur le site Web de la BnF à cette adresse.
Ce fonds est consultable uniquement en place réserve (à demander à l'entrée de la salle de lecture).
Il est conservé dans les magasins d'un site distant. Un délai de 48 à 72 heures est donc nécessaire pour obtenir la communication des documents qui le constituent. Un document demandé jusqu'à 17 h 45 est disponible le surlendemain à 10 h (pour les demandes effectuées du vendredi 17 h 45 au lundi 10 h, compter 1 jour de plus).

Fonds d'archives en relation :

Fonds Raymonde Devarennes (fille d'Alexandre Devarennes, épouse de Jacques Varennes) : COL-156
Fonds Jacques Varennes (époux de Raymonde Devarennes, gendre d'Alexandre Devarennes) : COL-158.
Les trois films réalisés par Alexandre Devarennes pendant la Première Guerre mondiale au cinéma des armées : la Femme française pendant la guerre, Trois familles et la Marine française, sont consultables à la médiathèque de l'ECPAD, au fort d'Ivry.


Sous-unités de description